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dimanche 26 août 2012

Porter par les ondes

Étant un auditeur régulier de radio ou de webradio, j'ai fait l'expérience au cours d'un long voyage en auto de son écoute subie et aléatoire, pour ne pas dire contrainte mais attentive. Le moins que l'on puisse dire est que les programmes radios ne sont pas conçus pour les auditeurs au long cours. Je me suis souvent embarqué dans les redites et la monotonie des kilomètres n'ont pas toujours été bouleversés par l'audace des programmes. C'est ce qu'il est convenu d'appeler, certes, les programmes d'été. Il est dommage de laisser ces terres en jachère plutôt que d'y semer des invitations pour les hautes saisons. J'ai pu néanmoins écouter l'intégralité d'une édition du point du jour (musiq'3), qui est une émission bien construite, j'ai aussi trouvé que l'animatrice des Matins de France Culture était professionnelle et livrait des entretiens de bonne facture. J'ai eu la surprise de réentendre Christian Morin vers Bordeaux, Petitrenaud à Dijon et Ruquier (trop souvent). En ces temps de jeux olympiques, nous n'avions que la célébration de Marilyn Monroe pour nous cultiver l'esprit. Je garde tout de même quelques bons souvenirs tels que la conversation avec Tareq Oubrou ou un météorologue, les chansons de Rover, l'intervention de François Rollin. J'ai bien ri lors d'émissions portant sur Chris Marker, l'homosexualité dans la chanson française, les vingt ans de l'album Nevermind, je me suis énervé contre les conférences de M.Onfray ou L.Ferry et j'ai passé un bon moment, j'avoue, à écouter les auditeurs de Rmc info répandre leurs visions du football. J'ai écouté la Copé à Saragosse, du catalan à Huesca. Pour le prochain voyage, penser à acheter des romans lus sur dvd.

samedi 25 août 2012

Les révoltes fiscales


Charles VI fut paradoxalement le premier roi berger. Durant l'hiver 1389/1390, le jeune roi fait un voyage en Languedoc afin d'apaiser les révoltes fiscales provoquées par les excès de Jean de Berry. Le trésorier Bétizac est brûlé à Toulouse puisqu'il faut bien négocier sa réconciliation avec Gaston Phébus comte de Foix et de Béarn. Ce dernier qui se fait vieux, n'a jamais prêté hommage au roi d'autant  qu'il se dit prince par la grâce de Dieu. Mais il a malencontreusement étranglé son fils légitime et seul héritier (qui avait projeté de l'empoisonner, il est vrai) et doit se prêter à quelques arrangements avec le roi. Jeanne d'Arc, Colette Beaune, p.149

Trop d'impôt tue l'impôt revu en trop d'impôt tue tout court.

dimanche 22 juillet 2012

La chance et la radio

Pour notre mariage français, nous avions loué une voiture afin de parcourir sans trop d'aventure la distance qui séparait l'aéroport de bord de mer à notre lieu de villégiature. Premièrement, nous avions flâné dans cette belle ville qu'était La Rochelle, puis nous avions emprunté les nationales des terres intérieures. Il y eut, je l'avais oublié, énormément de rond-points. Nous avions, certes fait un détour à Fouras, mais nous avions vite cheminé vers Saintes. A bord de la voiture, j'écoutai la radio, me laissant guider par le hasard de la programmation de France-Culture. Je découvrais l'émission de Marie Richeux, une productrice très critiquée sur le forum Regards sur France Culture, c'était, il faut bien le reconnaître, très maniérée et oubliable. Les lectures des textes n'étaient pas désagréables. Dans la foulée, une émission dont j'ai oublié le nom mais pas l'animateur, Martin Quenehen, lui aussi raillé par les auditeurs critiques du forum, malgré ses efforts et la certitude qu'il affichait dans les mérites de son programme. On y parlait du grand banditisme à Nice avec un goût appuyé pour le sensationnel ("vous pouvez nous dire en exclusivité pour France-Culture") et l'impuissance à cacher cette excitation toute bourgeoise devant les vrais durs. Quelques jours plus tard, j'avais déplacé le curseur vers France musique, mais je me suis senti tout aussi peu chanceux. Ce ne fut que le lundi, à hauteur de Rochefort, que j'ai pu écouter l'émission de sciences Continent Sciences, traitant des centrales nucléaires et une émission d'histoire avec de nombreux invités spécialistes de la Restauration. Bien souvent, il y a des programmes qu'on se jure d'écouter car ils allient exigence, haute tenue et érudition, pourtant, elles restent des années dans ce qui est désormais nos fonds de tiroir, c'est-à-dire nos playlistes de ballado-diffusion. J'étais bien content à ce moment de n'avoir rien d'autre à faire que de les écouter.

dimanche 15 juillet 2012

Un coeur simple, Gustave Flaubert

La marée basse laissait à découvert des oursins, des godefiches, des méduses; et les enfants couraient, pour saisir des flocons d'écume que le vent emportait. Les flots endormis, en tombant sur le sable, se déroulaient le long de la grève; elle s'étendait à perte de vue, mais du côté de la terre avait pour limite les dunes le séparant du Marais, large prairie en forme d'hippodrome. Quand ils revenaient par Trouville, au fond sur la pente du coteau, à chaque pas grandissait, et avec toutes ses maisons inégales semblait s'épanouir dans un désordre gai. p.36 Trois contes, Folio classique (couverture atroce) (préface inutile et notes de pages de mauvais goût)
Il était une dame appelée Félicité qui a servi fidèlement sa maîtresse, Mme Aubain et son foyer jusqu'à sa mort. Elle a aimé simplement et non sans douleur, son promis qui l'a abandonnée, la fille de sa maîtresse, sa maîtresse, "qui cependant n'était pas agréable", son neveu, marin, qui n'est jamais reparu, un vieillard délaissé puis un perroquet qui lui a offert beaucoup de joie.

jeudi 12 juillet 2012

The Discreet Charm of the Bourgeoisie




At last, we watched the Buñuel's movie. I saw the first scene and found it perfect. It is still. The two first scenes draw perfection indeed. So acid, so jubilant, so elaborated. The bourgeois manner are rejoicely roasted. Maybe I wouldn't recommend to my fellows, though, because it is too surrealistic and radical with no point and too many digressions that it could irritate some of you.

mercredi 4 juillet 2012

The French Wedding

Recently, a Facebook friend of mine,  the very kind Richard, mentioned the ten days he spent in Poland during the EK as the best week of his life. I do believe him. Tough, as a non-Anglo-Saxon, it never comes to my mind to classify the weeks and declare this is the best one of my life and these ones second or worst. It seems to be an habit to rank things, my best friend, my favourite burger, etc... To add a tough to a tough, if I think well, the French wedding, I attended to, was the best week-end of the year. Nice country (I fell in love with it), fine champagne, delightful oysters, perfect weather, enjoyable people, Emotion and Friendship : What else? To be honest, it is exactly what I needed in this very moment.

vendredi 6 janvier 2012

Bordeaux Bourgogne, les passions rivales


Je lis Bordeaux Bourgogne, Les passions rivales de J-R. Pitte, j'y retrouve avec plaisir mon goût pour la géographie culturelle, le chant de l'esprit pionnier, les terroirs que je rapproche de la poésie des départementales, les destins généalogiques, usw... Il y a à l'intérieur de nombreuses citations que je peux vous livrer vous donnant ainsi l'eau à la bouche, je me contente de celles-ci trouvée page 77 et qui peut vous être utile.
Peut-être l'avez-vous noté, comme moi, sur les étiquettes des bouteilles de vins, il peut être lu "contient des sulfites". Par ignorance, j'essayais de m'en procurer dépourvues de cette mention. Voici ce que l'on peut lire :
La grande révolution du XVIIIème siècle dans le domaine de le domaine de l'hygiène vient de Hollande : c'est l'usage du soufre. Une mèche soufrée est brûlée dans le fût rincé - qui accueille ensuite le vin provenant d'une barrique soutirée - afin de l'aseptiser, c'est-à-dire tuer la faune bactérienne. Même si le vin perd un peu de couleur à cette occasion, il la retrouve vite et il se conserve longtemps...On conçoit, d'ailleurs, que les Néerlandais aient cherché à se prémunir contre les fermentations secondaires et les oxydations fâcheuses des vins, puisqu'ils étaient grands amateurs de vins liquoreux qu'ils importaient en quantité et que ceux-ci étaient fragiles.

jeudi 8 septembre 2011

Les limites du réel

Comme je consacre un peu de mon temps à l’œuvre de David Cronenberg, j'ai vu grâce aux facilités du streaming un de ses derniers films, un film qui si ma mémoire est bonne a reçu un bon accueil de la presse. Il s'agit de A History of Violence, sans traduction française si ce n'est par Une histoire de la violence qui irait très bien. Je n'en suis guère étonner. Dans la mesure où le film est façonné comme un conte un peu allégorique, un peu intellectuel et un peu "superbe réflexion sur la société américaine", il avait tout pour convoquer en rangs serrés les mines réjouies de nos masques et nos plumes. Certes, il y a du métier et du savoir-faire chez le maître, mais force est de constater que depuis Spiders, il délaisse le fantastique pour se ranger vers des fables gentilles que nous offrent par pelletées tout le cinéma indépendant américain. Il y avait pourtant matière à faire ressurgir le grand Cronenberg, maître de l'étrange et du bizarre. Un père de famille vit paisiblement dans une bourgade de l'Indiana où il gère une petite cafeteria. Lorsque celle-ci est braquée, il fait preuve d'un courage et d'une violence insoupçonnée. Alerté par les journaux, d'étranges personnes veulent avoir affaire à l'homme qu'ils sont persuadés qu'il est. Pourquoi est-il capable d'autant de violence? C'est en substance la question qui intrigue le spectateur, son fils, de surcroît, en fait contre toute attente la démonstration. Mais là où le Cronenberg, ambitieux de The Brood aurait scruté les pulsions, le Cronenberg moraliste (et un peu facile) fait remonter le passé. Il y avait lieu pourtant de faire une lutte trouble et féroce contre son corps, son identité double ou la contamination malsaine, ce qui sont des thèmes avec lesquels il a démontré l'étendue de son talent.

mardi 5 juillet 2011

C'est wikipédique

Un gentilé (parfois appelé ethonyme) est le nom donné aux habitants d'un lieu, un pays, un continent, une région, une province, etc. Il n'existe pas de gentilé pour désigner les habitants de l'Ain de façon générale.

jeudi 11 novembre 2010

La vie des vélos

Rappel : Ce velo, rapporté d'Allemagne que j'ai confié à un poteau de la rue Wafelaerts, Bruxelles supporte la rouille et les indélicats depuis Novembre 2004. J'aimerais le délivrer de son sort, mais il me manque la clé du cadenas qui, aux dernières nouvelles, se serait fait la malle avec la roue avant.

Nous l'avons retrouvé grâce à internet, dans l'Idaho.









lundi 11 octobre 2010

Le ventre

Il n'y a aucune raison de lire L'Ensorcelée de Jules Barbey d'Aurevilly (1852). C'est un livre d'aucune actualité, qui ne s'accroche à aucune des branches du monde moderne. Un goût affirmé pour la littérature et ses plaisirs vous épargnera de passer à côté de ce chef d'oeuvre.

Un jour, cherchant un peu de documentation sur Diderot, j'ai eu la chance de trouver un texte critique d'une mauvaise foi d'enragé de Barbey sur l'auteur de Jacques le fataliste. J'ai aimé le style comminatoire et affolé de cet ami de Léon Bloy. De surcroît, je pensais benoîtement que Les diaboliques, film de Clouzot, était inspiré d'une des nouvelles de Barbey d'Aurevilly. Je m'imposais donc la lecture d'un classique qu'un professeur de français mien, je me souviens, nous avait conseillé l'été de notre classe de seconde. Ce livre est profondément ancré dans son territoire, un chef d'oeuvre d'une portée universelle réduit dans quelques kilomètres carrées d'une terre désolée, la lande de Lessay, ou comme l'expliquait son auteur sur sa tentative, "faire du Shakespeare dans un fossé du Cotentin". En outre, ce roman du terroir, du folklore sulfureux des mœurs déchus, penche vers les aventures des perdants de l'Histoire, ajoutant aux intrigues leur part d'étrangeté et de mélancolie d'un monde vibrant sur le point de mourir et de ressusciter. Enfin, il est amusant de lire les complaintes de l'auteur se plaindre du monde moderne (le sien), ce qui pour nous lointain lecteur ne peut que nous faire dire que "décidément c'était mieux avant Avant" ou que "même notre n’est pas à la hauteur de leur après Avant".

Je propose de reproduire ici quelques citations dont le souci coïncide avec le goût de ce weblog. Comme l’indique le titre, nous avons trouvé une remarquable description d’un Ventre, ancêtre de tous les ventres, qu’ils soient Ventre Un, ventre Deux, fils du Ventre, etc…

"Il avait été fort célèbre dans le Cotentin, pays de grands mangeurs et de buveurs intrépides, et il était devenu, sur la fin de sa vie, d'un embonpoint si considérable qu'il avait été obligé de faire une entaille circulaire à sa table pour y loger la rotonde capacité de son ventre. Le curé de Blanchelande l'avait connu pendant l'émigration, à Jersey, où il étonnait et émerveillait les Anglais par les prodiges de son estomac, toujours prêt à tout, et le bon abbé Caillemer en avait conservé une telle mémoire qu'il n'achevait jamais un repas plantureux et gai sans parler du prieur de Regneville. On pouvait même apprécier le degré d'excitation cérébrale du curé par le nombre d'anecdotes qu'il racontait sur le prieur". p.129


vendredi 8 octobre 2010

Jamais sans mon pyjama

Une des dichotomies les plus marquantes et les plus cachées qui distinguent le Nord et le Sud de la France est dans le fait que les gens du Nord portent des pantalons de pyjama que renient les gens du Sud, qui eux n'hésitent pas à mettre des caleçons ou simplement des shorts de sport (de l'olympique de Marseille, par exemple), qui font frisonner de dégoût les habitants du Nord. Certains d'entre vous se demandent où je dichotome la France en deux.Tel un géomètre grossier ou un huissier peu sourcilleux, un peu au dessus du Massif Central, d'une ligne qui passe de Poitiers à Mâcon (et ne me contredisez pas). J'avoue être ignorant sur les us des parisiens, formant comme toujours une classe à part, mais en règle générale, le dormeur garde le réflexe de ses origines. A titre d'exemple, moi même qui en connaît un rayon sur les départementales de France, je me vêtis la nuit d'un pantalon quand je vis au Nord et d'un quelconque tissu quand je sévis au Sud et ceci, indépendamment des températures. Mes frères se moquent d'ailleurs assez souvent de moi. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

Qu'en pensez vous?

samedi 28 août 2010

No lo olvides


Les Thévenot viennent dîner chez les Sénéchal. Surprise : le repas était prévu pour le lendemain.

Belles photos d'une départementale.

samedi 7 août 2010

Mes vacances dans le Vermont

D'après cette carte postale animée, le Vermont ressemble fort à ce que je m'imagine être le Québec. Est-ce le cas? Un compagnon de route québécois mien pourrait peut-être dissiper mes doutes.
Le badaud qui souhaiterait s'embarquer pour une destination nord-américaine hésite. Si le Vermont a l'avantage d'avoir Barack Obama comme président, le Québec dispose de toute la tranquillité d'un appartement au-dessus de la fête.

Est-ce qu'il y fait froid, est-ce qu'on a les cheveux qui gèlent?

Vermont ou Québec?


Les lieux parcourus dans le roman "Vivre à Madère"

Les auteurs de années 30 jouissent en général d'une solide fortune qui leur permette de voyager ou de voir le monde, de s'en détacher. C'est le temps des dandys inquiets. Lorsqu'ils parlent d'eux-mêmes, comme c'est le cas de Chardonne dans son livre, Vivre à madère, il est souvent question de lieux, d'endroits, parcourus, évoqués, fantasmés qui font de leurs livres des romans géographiques où le voyage entre le dedans et le dehors atténue les frontières, à la recherche du lie où le bonheur peut s'épanouir.

Les lieux imaginaires

Je ne veux pas d'un Eden où l'on souffre de la chaleur, plein de maladies, de serpents, de moustiques, et où les orages sont effrayants ; ni trop chargé de monuments et de souvenirs qui excitent la pensée. C'est une terre de l'oubli que je désire, une température modérée, égale toute l'année, et les beautés de la nature à foison. (p.11)

Le plus grand voyage que l'on puisse faire, c'est de sortir d'une ville. (p.54)

Par petites tranches, l'histoire est dégoûtante ; vue de très haut, si nous sommes assis sur les genoux des dieux, elle s'ordonne assez bien. (p.63)

Le voyageur qui n'a jamais fini de scruter la lumière, contemplateur panthéiste de l'univers, peintre de la mer, de la Creuse, de Venise, des ponts de Londres, pendant vingt ans est revenu chez lui, s'hypnotiser devant ce trou d'eau. (p.76)

Les lieux visités
Madère, Funchal, (Câmara De Lobos), Lisbonne, Cintra, Madère, Grenade, Buc-Chalo, Paris, Mérueil (Dordogne)

Les lieux évoqués
Le port de Southampton, la Bourse de New York, les falaises de Gada, les plantations de Java, la Martinique, les Açores, une pharmacie au Cap, la Chine, la région de Monte (Madère), Madrid ou Cannes, emmenant Mary, Cascais, Estoril, couvent des Capuchos, une chambre de la rue Saint-Jacques (Paris), Grenade, un hôtel de luxe à Biskra, les boutiques du Rossio, Chatou (j'habite Chatou), Porto, quelques capitaux en Belgique, Marseille, Dordogne, plantations en Malaisie, au Congo, les galères d'Alger, Buc-Chalo (la Frette-sur-seine), la résidence de Monet à Chavigny, Conflans, la route de Lisy à la Frette, la prison de Pontoise, Budapest, Publier (près d'Evian), la fête foraine de Bergerac, Australie, une petite boutique de Montrouge...(il me reste quarante pages).

jeudi 5 août 2010

Lieu de naissance des écrivains français

...ayant vendu le plus de livres au cours de l'année 2009

Marc Lévy : Boulogne-Billancourt
Guillaume Musso: Antibes
Katherine Pancol : Maroc
Anna Gavalda : Boulogne-Billancourt
Fred Vargas : Paris
Muriel Barbery : Maroc
Amélie Nothomb : Japon
Bernard Werber : Toulouse
Eric-Emmanuel Schmitt : Sainte-Foy-lès-Lyon
Marie N'diaye : Pithiviers