vendredi 30 mars 2012
Le jour où je voulais arrêter d'être français
jeudi 15 mars 2012
Chronicle
jeudi 10 novembre 2011
Vivre avec ses défauts
vendredi 7 octobre 2011
La compétition est rude
samedi 28 août 2010
No lo olvides
vendredi 13 août 2010
Ils quittèrent la France
En 1661, Louis XIV monta sur le trône. il interpréta bientôt l'édit de Nantes dans un sens restrictif et vexatoire : comme le texte ne précisait pas que les protestants pouvaient bâtir de nouveaux temples, il fit détruire tous ceux qui avaient été construits depuis 1599. Des limitations du droit de propriété leur furent imposées. Certaines écoles leur furent interdites.
Nombreux étaient les huguenots qui sentirent que les vraies persécutions risquaient de recommencer. Dans les années qui précédèrent la révocation de l'édit de Nantes, entre soixante mille et cent mille protestants quittèrent la France pour trouver refuge en Hollande.
La suite des événements leur donna raison. Le 17 octobre 1685, au cours d'une cérémonie solennelle, Louis XIV révoqua l'édit de Nantes. Pour les protestants demeurés en France, la situation était tragiquement claire : privés de tout droit ils étaient placés dans l'obligation de se convertir. Quant aux passteurs, ils avaient deux semaines pour quitter la France. (...)
Quarante mille à soixante mille huguenots de plus réussirent cependant à fuir le royaume. De 1572 à 1686, deux cent mille à trois cent mille protestants préférèrent tout abandonner plutôt que leur croyance et prirenmt les chemins de l'exil volontaire.
Comme ils étaient en général plus instruits que la moyenne des Français, qu'ils étaient bons artisans, ils n'eurent guère de problème d'intégration. L'Angleterre, la Prusse, l'Amérique mais surtout la Hollande, les accueillirent volontiers.
vendredi 6 août 2010
Charles Péguy : une humanité française
Charles-Peguy-une-humanite by Almendralejo
mardi 16 mars 2010
Le coeur français
Le concept de French paradox est né il y a près de vingt ans lorsque statisticiens et cardiologues se sont intéressés aux données concernant des maladies des artères coronaires (infarctus du myocarde…). L’analyse des données mettait en évidence qu’en dépit de facteurs de risque identiques, les Français jouissent d’une santé cardiovasculaire à faire pâlir nos voisins européens et américains. Pour certains chercheurs, cette énigme, le fameux French paradox, trouverait son explication -entre autres- dans la consommation de vin. Pas si simple cependant puisque la santé cardiovasculaire d’un individu résulte de facteurs génétiques et de facteurs environnementaux comme l’alimentation, l’activité physique, la consommation d’alcool et de tabac. Les études épidémiologiques sont difficiles dans ce domaine où les facteurs de risque sont nombreux, certains liés entre eux, et où les paramètres sociaux jouent un rôle important.
Malgré tout, le French paradox intrigue tout particulièrement les cardiologues anglosaxons, qui ne cessent de se demander pourquoi le taux de mortalité par infarctus du myocarde est inférieur de moitié en France à celui que l’on observe aux États-Unis.
Une émission est consacrée à ce sujet sur canalacadémie, ici
vendredi 28 décembre 2007
L' esprit du peuple
Dans son journal, Renaud Camus évoque ce jeu de l'esprit qui occupe son ami, le photographe Frank Horvat. Il est tout à fait stimulant.
Frank Horvat adhère sans réserve à cette idée de Nietzsche selon laquelle les peuples honorent entre toutes les vertus la plus contraire à leur caractère, celle qu'ils possèdent le moins, qui leur est le moins naturelle. Nietzsche donne l'exemple des Allemands qui, s'ils placent au premier rang la loyauté, c'est parce qu'ils sont traîtres comme pas deux.
Corée, l'absente, journal 2004, éditions Fayard, Renaud Camus p.153
Elle me demande pourquoi convoquer Nietzsche alors que l'adage populaire espagnol le dit aussi bien et sans droit d'auteur : "dime de qué presumes, y te dire de qué careces ».
Pour ce qui concerne les français, je ne crois pas me tromper en mettant en avant son esprit ou -prétendu - esprit de résistance. Au pays d’Astérix, il n’est pas un jour sans qu’on entende quelqu’un entrer bruyamment en résistance. Un fonctionnaire des postes, un étudiant à la charge de ses parents, des blogeurs, des rolléristes, tous se satisfont d’être en opposition avec l’ordre des choses et d’y risquer beaucoup, plus que tout. Il m’a toujours semblé que la France, dans ses plus tristes manies, épousait avec vingt ans de retard les modes américaines. Comme rarement se déchaîne le politiquement correct, comme rarement tout le monde est en résistance. J’essaie de trouver à quoi nous résistons, nous français, à la mondialisation ? à l’avenir ? à l’argent ? au nazisme ? au chiraquisme ? Que ceux qui le font fougueusement ne résistent pas pour une fois à la tentation de nous le révéler.

