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lundi 9 juillet 2012

Fantasy guys

In an episode (The Naked Man, precisely) of the American sitcom How I Met your Mother, a character is laughed because he prefers updating his five Fantasy teams instead of dating with a girl he seduced. In this case, Fantasy appears as dull occupation for losers. WOuOh. Fantasy is more than you think. It is a virtual game in which you manage a team with real players you draft. Related to their real performance, you get some points and you can attend to various leagues. It is warped, because you can be really happy when your favorite team severely losts and shout loudly in a pub twice in a row when each of both team score. You can select only players from teams you support, but you quickly learn that what you want is not what it happens. Fantasy is art of Futurology. You forecast, you plan, you draw the future. When you meet this kind of person, you notice that he keeps this second life inside. Indeed, he has got a very few times to talk about, whereas he is able to speak over for hours (or days).

mardi 6 mars 2012

Le viellissement de la population

Parmi les grands enjeux sociétaux du vingt-et-unième siècle, le vieillissement de la population, conjugué à l'explosion démographique, constitue certainement une préoccupation majeure. L'Ires, l'Institut de Recherches économiques et sociales établi à Louvain-La-Neuve, vient d'ailleurs de lui consacrer une étude complète. Dans le dernier numéro de "Regards économiques", David de la Croix pose la question de savoir s'il y a lieu ou pas de mener une politique nataliste pour rééquilibrer les populations vivant sur la surface de la Terre et assurer leur bien-être.

Hiver démographique

Le siècle passé, à lui seul, a vu le nombre d'humains passer de 1,6 à 6 milliards d'habitants. Mais comme l'explique le professeur d'économie de l'UCL, la crainte d'une explosion insoutenable de la population mondiale s'est apaisée: "les projections démographiques les plus récentes indiquent que la population terrestre culminera vraisemblablement vers la fin de ce siècle autour de 10 milliards d'habitants". Cette crainte a fait place à une nouvelle préoccupation: celle de connaître, à terme, un hiver démographique, une situation où les sociétés les plus développées en premier, - et le monde entier par la suite, - seraient composées d'une population vieille, incapable de subvenir à ses besoins, et ayant perdu tout dynamisme.

La Belgique, elle, prendrait un sacré coup de vieux. Dans le scénario moyen retenu par l'Organisation des nations unies, l'âge médian sur terre passerait de 29,2 années en 2010 à 41,9 années en 2100. Tandis que pour la Belgique, il passerait de 41,2 à 44 ans. Toujours d'après la même source, les parts des différents groupes d'âges dans la population belge, qui permettent de mesurer le vieillissement démographique, se modifieraient sensiblement jusqu'en 2050. Les groupes 20-44 ans et 45-65 baisseraient au profit du groupe 65 +. "Ce vieillissement relativement rapide est une conséquence de la fin du baby-boom des années 1950-60, et du passage progressif à la retraite des enfants engendrés à cette époque" note l'auteur de l'étude. Après 2050, la composition de la population se stabilise, le vieillissement est achevé, mis à part un léger accroissement de la part des 65 + lié à l'augmentation possible de l'espérance de vie. "Par la suite, je ferai référence à la période 2012-2050 comme une période de transition, et à la période 2051-2100 comme étant le long terme".

David de la Croix relativise: "la plupart des théories économiques prédisent que l'effet à long terme de la baisse de la population est globalement positif". Et l'économiste de citer une contrainte budgétaire simple, vraie au niveau de la famille comme de la société: plus il y a de bénéficiaires (d'enfants), moins les dépenses par enfant peuvent-elles être généreuses.L'éducation et la santé seraient les premières victimes de cette politique nataliste. En outre, elle ne produirait un effet important qu'après de nombreuses décennies, le temps de cumuler la légère augmentation de fécondité qu'elles pourraient générer.

Pour faire face à la période de vieillissement accéléré dans les quarante années qui viennent, David de la Croix préconise plutôt de renforcer "certains principes connus depuis longtemps", tels que l'égalité des chances (grâce à l'éducation) et la mobilité internationale pour les travailleurs. "Cette politique engendrerait des gains d'efficacité au niveau mondial plus important que la libéralisation du commerce et des mouvements de capitaux" conclut l'auteur.

source : L'écho

vendredi 27 janvier 2012

Le monde en 2012

L'éditorialiste Alexandre Adler a quitté France-Culture après une dizaine d'années de service. Il scénarisait les affaires internationales à travers sa vaste érudition, son goût pour les coulisses, les personnages de l'ombre au nom rarement évoqué dans la grande presse, les histoires intimes et son attrait pour la futurologie. Il aimait établir des prévisions et se trompait assez souvent. Il s'en amusait même, cela ne l'empêchait de continuer. En 2012, il y aura les élections présidentielles aux États-Unis. La voix du chroniqueur matinal va me manquer. Qui d'autre que lui aurait pu évoquer mormonisme et sociologie de la Caroline du sud, l’étymologie du prénom Newt et la vision république du conflit en Ossétie du Nord? On pourrait à profit se reporter sur un bon blog de correspondance ou The Economist, certes. Il y a aussi un bon article dans le hors-série The world in 2012 qui s'emploie à un pronostic assez réaliste et bien troussé. Pour ma part, je vous offre mon pronostic : Obama va gagner, porté par une légère embellie économique (chiffre du chômage, croissance et redécollage de l'industrie). Mitt Romney n'aura aucun argument à lui opposer.


J'aimerais, puisque j'évoque Barack Obama dire ici à quel point je suis bluffé par le génie marketing de son élection. Le slogan : Yes, we can est une fantastique trouvaille, digne du ceci n'est pas une pipe de Magritte. Il ne se passe pas une semaine (même quatre ans après) sans que je vois une camionnette de plomberie, un slogan publicitaire ou un badaud qui ne l'emploie.

samedi 14 janvier 2012

La découverte d'Excel

Parmi les douceurs de miel qui ont coulé dans ma gorge chaude cette semaine, je retiendrais non pas les chroniques de Laure Adler qui nécessite en elles-même un texte de blog, non, mieux une thèse à part entière, mais cette information passée indécemment inaperçue l'été dernier. Il est de coutume d'entendre que nous vivons dans une époque de masse et que The winner takes all, ce sont les nouveaux lieux communs de la pensée du jour et ils contiennent leur part de vrai. C'est pourquoi j'ai été ravi d'apprendre qu'il existait un monde d'irréductibles amateurs loin des passions vulgaires qui s'était organisé pour proposer les championnats du monde d'Excel. Je ne vais pas vous mentir, mais je suis un admirateur d'Excel, converti depuis peu, juin 2011. Lors de mes vœux secrets des uvas, j'ai demandé de rencontrer le créateur d'Excel. Parfois, je réfléchis pendant une heure pour créer ma tremblante architecture avant de constater qu'il avait déjà pensé à tout pour le faire plus vite et mieux. C'est un peu cela le problème avec Excel, quoi que tu fasses, il existe un moyen plus efficace de le réaliser, si bien qu'on se sent toujours un peu pigeon. Mais fasse à cette grande création, il faut savoir rester humble. Je pense tout de même qu'on peut prévoir le futur avec Excel.

mardi 29 mars 2011

Qui l'eut cru 2030 ?

Mes ouailles, permettez moi de soumettre aujourd'hui à votre sagacité le mélange de deux genres qu'affectionnent particulièrement le tenanciers de ce weblog : la futurologie, nous ne sommes pas attalistes sans raison et l'étonnemment rétrospectif qui se manifestent par l'intermédiaire de nos interjections "Qui l'eut cru?". Je propose à vos oreilles mises en appétit, donc salivantes, un "qui l'eut cru 2030"? C'est ambitieux, mais vous le valez bien.
Le journal économique belge L'écho m'apprend que la tendance à la chirurgie esthétique chez les mâles américains est de plus en plus visible dans les courbes qu'elles soient statistiques ou ventrales. Comme tout ce qui vient des Etats-unis a de fortes chances de s'ancrer dans nos habitudes, le mâle européen va plus que certainement se laisser aller à ce rafistolage physique avec un engouement moutonnier. Vous pouvez déjà imaginer un de vos amis, pas portés sur l'apparence physique, vous annoncer dans vingt ans : "Ecoute, je suis allé chez le chirurgien esthétique, ne ris pas, je te recommande de faire de même, je suis un autre homme". Pensez à quelqu'un d'intègre, un ami écolo par exemple qui critique la marchandisation du corps de la femme même saôul, vous devez bien en connaître un, ou alors une connaissance qui n'a pas bâti l'estime sur son attraction physique et dont le charme vient d'un mélange si unique qui lui appartient et qu'il manie à merveille et écriez-vous "purée, qui l'eut cru?" On imagine toujours que ces pratiques sont l'apanage de personnes vieillissantes, un peu sur le déclin, complexées ou vexées de ne plus pouvoir compter sur un atout physique et superficiel, mais bientôt, ce sera commun, répandu comme le blackberry ou les prénoms d'enfant ridicules. Alors repensez à ce moment présent qui sera le passé, le "bon temps" où au moins on pouvait reconnnaître les enfants et les parents, où le terme poupée ne s'utilisait qu'au figuré, et vous vous direz à propos d'un tel, "qui l'eut cru?"

samedi 26 mars 2011

Lecture d'un hebdomadaire


Cette semaine, (enfin, je veux dire cette semaine du 12 au 18 février dans laquelle je vis), le magazine The Economist a étonné, puisque prenant le contre pied de l'agitation fièvreuse des révoltes arabes a choisi d'afficher en couverture, une couverture parmi les plus laides, une technologie qui va changer le monde (Print me a Stradivarius, The manufacturing technology that will change the world). On imagine aisément que cette révélation ait été plannifiée de longue date, en dépit de l'Egypte, mais je dois dire que j'en reste perplexe, car ce type de pari prophétique a davantage sa place dans l'édition de Noël. On parlera de choix éditorial risqué. Parmi les soixante-dix-huit articles et les cent pages de l'hebdomadaire, nous avons eu de quoi étancher tout de même notre soif de curiosités. Je recommenderais les articles sur le Grande-Bretagne et l'Angola.

Technology, How 3D printing will change the world
The Euro Zone, Pact of uncompetitiveness
British Politics, The Big Society
France's governement, Monsieur Fillon's holiday
Communes in Berlin, German gentrification
The Big Society, platoons under siege
Angola's wealth, Mine, all mine
Life in Luanda, costly for Croesus
Congo's east, Still muggling
Democray in south Africa, A step backwards
Canada's prim minister, The taming Stephen Harper
Internet blackouts, Reaching for the kill switch
Nokia at the crossroads, Blazing the platforms
AOL and the Huffington Post, Content couple


Charlemagne, France and Germany push for integration
Bagehot, Muscle vs multicultalism
Lexington, America, Israel and the Arab Spring
Schumpeter, political risk
Economics focus, Extreme weather

mercredi 17 novembre 2010

Gai savoir

Amis bruxellois de la ballado-diffusion, Goed dag, bonjour. Profitons de ce temps remarquable pour écouter quelques instructifs programmes tout en nous promenant dans les avenues jonchées de feuilles mortes. Cette semaine, nous proposons une émission dont je me suis longtemps méfié. Il s'agit d'une émission d'actualité des relations internationales animée par Th. de Montbrial (que je confondais avec Pas.Boniface). Il est question, entre autres d'Obama et des élections perdues, complément à la lecture d'article de The Economist que j'entame sur le sujet avec quelques semaines de retard. Concomittament, nous soulignons avec joie et emphase le retour dans nos oreilles de Christian Saint-Etienne dans un exercice de futurologie bienvenue et plaisant et stimulant comme un plan de relance. Un autre intellectuel se distingue au cours de cette semaine riche en intelligence, Jean-Luc Marion, dont l'oeuvre tente de respecter une ambition "Penser "autrement" la mort de Dieu", à entendre. Enfin, une histoire du nombre Pi (Л), avec des réminescences de nos années de cinquième.

Une bonne livraison!
Les liens : Affaires internationales, Guerre et paix au XXIè, comprendre le monde de demain, Jean-Luc Marion, Pi : un nombre irrationnel

samedi 29 mai 2010

España va muy bien

Extrait d'un article de L'écho du 26 mai, donnant une petite idée de ce qui se trame en Espagne

..."In­utile de pré­ci­ser que le comp­teur risque de s’af­fo­ler ra­pi­de­ment. Si près d’un tiers des caisses d’épargne a déjà fu­sion­né, le gou­ver­ne­ment Za­pa­te­ro es­time qu’un autre tiers de­vrait re­cou­rir ra­pi­de­ment au même pro­cé­dé. Du coup, les es­ti­ma­tions de l’agence de no­ta­tion Stan­dard & Poor’s et de la banque Mor­gan Stan­ley évoquent une ar­doise de 35 à 43 mil­liards d’euros pour les pou­voirs pu­blics.

Ce qui tombe au plus mal pour un pays qui a an­non­cé la se­maine der­nière un plan d’aus­té­ri­té de 15 mil­liards d’euros des­ti­né à ra­me­ner le dé­fi­cit pu­blic de -11,2% du PIB en 2009 à -9,3% en 2010.

Mar­chés in­quiets

Déjà énor­mé­ment en­det­té, l’Es­pagne, qui doit rem­bour­ser (in­té­rêts com­pris) la ba­ga­telle de 705 mil­liards d’euros d’ici 2019 (soit 288 mil­liards d’euros de plus que la Grèce), va donc en­core de­voir ac­croître son en­det­te­ment pour sta­bi­li­ser son sys­tème fi­nan­cier.

Une pers­pec­tive qui fait froid dans le dos des in­ves­tis­seurs. Échau­dés par la crise grecque, ils se mé­fient de plus en plus des dettes sou­ve­raines des pays de la pé­ri­phé­rie eu­ro­péenne. Pour em­prun­ter à dix ans, l’Es­pagne doit dé­sor­mais of­frir un ren­de­ment de 4,12%.

Même si ce n’est pas en­core aussi as­tro­no­mique que dans le cas des Grecs (7,78 %), le sur­plus de ren­de­ment par rap­port aux Bunds al­le­mands exigé par le mar­ché, pour se cou­vrir contre une éven­tuelle dé­faillance de paie­ment, se monte à 1,55 % (contre 5,2 % pour la Grèce).

Une prime de risque his­to­rique qui montre que les in­ves­tis­seurs ne sont pas plei­ne­ment ras­su­rés quant à la ca­pa­ci­té des Es­pa­gnols à ho­no­rer leurs en­ga­ge­ments fi­nan­ciers.

En Juillet, ils de­vront, no­tam­ment, rem­bour­ser près de 25 mil­liards d’euros. Et près de 79 mil­liards d’euros pour l’en­semble de l’exer­cice 2010, soit quasi 15 % de leur dette to­tale. À titre de com­pa­rai­son, la Grèce doit rem­bour­ser cette année 5,4 % de sa dette to­tale, soit trois fois moins. Même si l’Es­pagne n’est pas la Grèce, il n’est pas im­pos­sible que le pays soit, lui aussi, ac­cu­lé à faire appel au dis­po­si­tif eu­ro­péen de sou­tien aux pays en dif­fi­cul­té.

Des défis im­menses

Avec un taux de chô­mage, qui culmi­nait à plus de 20 % au pre­mier tri­mestre, l’Es­pagne est le plus mau­vais élève de la classe dans la zone euro, mais aussi dans l’OCDE.

On voit mal, dès lors, com­ment la crois­sance (le FMI évoque à peine 1,5 % à 2 % sur le long terme) pour­rait ra­pi­de­ment venir au se­cours des au­to­ri­tés es­pa­gnoles.

Comme le ré­sume le fonds mo­né­taire in­ter­na­tio­nal, "les défis sont im­menses: un mar­ché de tra­vail en état de dys­fonc­tion­ne­ment, l’écla­te­ment de la bulle im­mo­bi­lière, un im­por­tant dé­fi­cit bud­gé­taire, un lourd en­det­te­ment du sec­teur privé […], une hausse de la pro­duc­ti­vi­té qua­si-in­exis­tante, une faible com­pé­ti­ti­vi­té et un sec­teur ban­caire pré­sen­tant des îlots de fai­blesse"."

lundi 28 décembre 2009

A paraître : le nouveau livre

D'une discussion avec l'ami roulio du kosovo, nous nous questionnâmes en passant sur le succès éventuel des ebooks, mot encore intraduisible en français, qui désigne des appareils électroniques qui peuvent stocker quantité de livres et de revues et sensés remplacer le livre. Est-ce une nouvelle technologie marquante qui promet la disparition du livre papier? J'avoue m'être souvent interrogé sur son futur, je suis en effet tenté d'acquérir cet instrument pratique qui permettrait de ne pas transporter telle une mûle une dizaine de livres, que j'estime avoir probablement envie de lire durant un court voyage. Mais ne doit-on pas attendre le prochain saut technologique qui rendra obsolète ces outils qui ne procurent que des livres quand de nouveux jouets grantiront des applications omnipotentes? J'ai par ailleurs appris que certains appareils disposaient d'un lumignon éclairant l'écran tout à fait confortable et suffisant de sorte à ce qu'on ne soit pas obliger d'allumer la lumière de la chambre, fort gênante pour la douce qui vous côtoie et dort depuis des heures déjà. Good point. Pour l'heure, le prix reste dissuasif. The economist a livré cette semaine un court article en forme de tendance de l'année écoulée. La technologie gagne du terrain.

La popularité grandissante des livres électroniques

Les consommateurs commencent à prendre goût à l'idée de lire romans et informations sur des tablettes de plastique, surmontés de boutons manipulables à la place de pages volantes. Les ventes de E-reader prennent de l'ampleur depuis le moment où l'entreprise amazon a commercialisé le Kindle en 2007. en 2009, la chute de prix, combiné à un tourbillon de bonnes affaires, d'améliorations techniques prépare le marché à une vaste expansion. Il y a environ cinq millions de E-reader en circulation à travers le monde et le double de ce chiffre sera vendu rien qu'en 2010, selon les informations délivrées par une entrprise spécialisée dans les études de marché, ISuppli. En 2010, on s'attend à ce que la société, Apple, forte de ses capacités à améliorer des technologies existantes et à les mettre à la disposition du grand public, secoue le marché en commercialisant à son tour, une tablette proche de l'ordinateur, ce qui en ferait un idéal E-Reader.

Le titre "Read-e for the masses"signifie à la fois la lecture en format électronique pour les foules et prêt pour le marché de masse.


lundi 27 juillet 2009

Les opportunités de la crise par Thesmar et Landier

Voici un extrait d'un article paru dans un blog consultable en ligne et hébergé par les Echos. (ici) Nos têtes pensantes et amis néanmoins, Thesmar et Landier livrent leurs pronostics.

Plus profondément, la crise actuelle annonce une phase d’expansion longue, basée sur la transformation de nos habitudes de consommation et de production.
Le cycle industriel qui a commencé dans les années 1970 et s’achève actuellement n’avait pas vraiment remis en cause la logique de production de masse des années d’après guerre. Economiquement, le mouvement de Mai 68, qui exprimait le désir d’un changement de nature de la consommation, n’a pas abouti : A vouloir quitter le rêve de la 2CV et du journal télévisé pour tous, on est passé à la Golf suréquipée et à la télé-réalité. L’industrie manufacturière a évolué de manière à s’adapter à des cycles plus courts et à produire davantage sur mesure, mais l’objectif central de la production et de la consommation est resté basé sur la surabondance et la recherche du confort immédiat au moindre prix. De plus en plus, les économistes et certains historiens établissent un lien entre la société d’abondance et les maux de la société moderne, comme la dépression et l’obésité, qui est elle-même le fait d’individus plus malheureux que la moyenne. De la nourriture au divertissement, on a exploité les failles psychologiques pour gaver les consommateurs jusqu’à saturation de produits addictifs et « low cost ». Depuis plusieurs années, des économistes comme Stiglitz soulignent que le PIB et la croissance se déconnectent de l’évolution du bien-être et appellent à mesurer autrement la qualité de vie.

source

mardi 9 décembre 2008

The Day Robert Metcalfe ate his words

En 1995, Robert Metcalfe, le grisonnant patron d'une puissante société spécialisée dans les équipements en réseaux, alarmait le grand public de la disparition d'internet devant advenir l'année suivante, lors de la ténébreuse année 1996. L'homme est pris au sérieux, il n'est pas un Paco Rabanne de supérette, il est l'inventeur de l'ethernet (que je ne m'aventurerais pas à décrire aujourd'hui). Il explique que l'internet souffrira d'un phénomène de "gigalapses" dans lequel on peut comprendre que les infrastructures ne pourront plus accueillir le trafic, en conséquence de quoi, l'internet sera inutilisable au grand désarroi de mon sournoise ignorance (en ce temps-là, je n'avais jamais entendu parler de la chose). Il promit qu'il mangerait ses mots, si sa prédiction s'avérait fausse. En 1997, l'homme se présenta devant un auditoire impitoyable, déchira l'article dans lequel il s'était majestueusement trompé, voulut le mélanger à un cake pour l'ingurgiter. L'auditoire, qui n'avait pas inventé l'ethernet, protesta vigoureusement contre l'allégement de la peine. Il le but. Car, déjà, il fut un temps, où on ne badinait pas avec les déclinologues, ma petite dame.

Eating my Collapse Column