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mardi 23 août 2011

Google achète Motorola

C’est la grande nouvelle des derniers jours : Google a fait l’acquisition du fabricant de mobiles Motorola pour le prix exorbitant de 12,5 milliards de dollars. La grande question est de savoir pourquoi un tel achat ?

Même si les fonds déboursés sont bien supérieurs à la valeur réelle de Motorola, Google met la main sur un véritable trésor composé de 17 000 brevets. Ces derniers ont une valeur difficilement quantifiable si ce n’est en termes de positionnement stratégique : c’est tout simplement une véritable caverne d’Ali Baba ! En effet, pour se lancer sur le marché concurrentiel des mobiles et éviter de se casser les dents, comme par exemple avec le Nexus, Google a besoin de ces licences et de ce savoir-faire qu'il n’aurait pu acquérir qu’au prix de lourds investissements en recherche et développement. Le deal n’est donc pas si mauvais !

Et ensuite ? Tout bon observateur tendrait à répondre que l’iPhone d’Apple est tout simplement dans le collimateur de Google. La société de Moutain View détient à présent Android, Skype et Motorola, c’est à dire un OS pour mobile performant et largement distribué, un réseau de VoIP avec une clientèle déjà existante et enfin un constructeur de mobiles de grande expérience. Difficile de ne pas deviner ce que prépare Google…

Vincent Papaleo

vendredi 12 novembre 2010

Pirates de l'air

Jean-Cyril Spinetta, 66 ans, président du conseil d'administration d'Air France-KLM:

Ryanair a-t-elle atteint son apogée ?

Lorsque le patron de Ryanair déclare : «Si je suis soumis aux mêmes charges que les autres, alors je m'en vais, je quitte Marseille», il reconnaît que son modèle économique ne fonctionne plus s'il doit se plier aux mêmes règles que ses compétiteurs d'Europe continentale. Il vient de faire la même chose à Francfort. Pourtant, le droit européen est clair : toute activité basée dans un pays doit respecter les droits sociaux de ce pays. Il est inacceptable que les règles européennes soient à ce point bafouées par Ryanair. Sans subventions et avec des charges sociales équivalentes, l'écart de coût entre les deux modèles sera nettement moins grand. Moi qui suis corse, je suis effaré par ce qui se passe à Figari : il manquerait 60.000 euros sur la subvention promise à Ryanair, alors elle décide de tout arrêter instantanément. Michael O'Leary fait ainsi la démonstration qu'il a besoin d'argent public pour soutenir son modèle.

Lu dans le Figamonde-les Sports

Certains dénonceront le capitalisme sauvage, sans foi ni loi, tandis que d'autres avanceront que c'est l'intervention des Etats, par le biais de subventions qui faussent les règles du jeu et que la concurrence des territoires entretient le casse social. Cela promet un peu de fumée dans les fora.

dimanche 19 septembre 2010

L'avenir de l'information

Intéressante intervention à propos des nouveaux modèles de la presse.

Alors que les journaux français passent de remise en forme en relooking sans trouver la formule d'un regain qui ne passe par la subvention, que les médias anglo-saxons ferment un à un leur contenu gratuit sur l'internet, prenons donc en considération cette parole qui alimente les nouveaux modèles de la presse du futur.


2/2-Le patron de Meetic refait Le Monde
envoyé par FranceInfo. - L'info internationale vidéo.

samedi 9 janvier 2010

Les managers de l'année

En 2001, un duo de consultants se lance dans l'entreprise de la restauration rapide bio, dite de qualité. Espérant surfer sur la vague d'inquiétude liée à la mauvaise alimentation, les entrepreneurs tentent minutieusement d'imposer un nouveau standard de restauration haut de gamme qui pourrait satisfaire la sensibilité d'une clientèle urbaine, active et insatisfaite. Plutôt que de se faire connaître par le biais d'un important service de communication, l'équipe dirigeante a patiemment misé sur des emplacements, vecteur d'un renforcement d'image. La marque s'installe et par la pertinence d'une carte soignée, la force de sa logistique convertit de nouveaux adeptes. Les entrepreneurs ont su devenir des managers, c'est pourquoi ils ont été logiquement récompensé par le gratin de la profession. Désormais, ils devront changer de statut puisque de consolidateurs, ils passeront en développeurs à l''international. Ils s'espèrent s'implanter en Flandres et en France. Le capitalisme belge va-t-il enfanter du nouveau "Starbucks"?


lundi 28 décembre 2009

A paraître : le nouveau livre

D'une discussion avec l'ami roulio du kosovo, nous nous questionnâmes en passant sur le succès éventuel des ebooks, mot encore intraduisible en français, qui désigne des appareils électroniques qui peuvent stocker quantité de livres et de revues et sensés remplacer le livre. Est-ce une nouvelle technologie marquante qui promet la disparition du livre papier? J'avoue m'être souvent interrogé sur son futur, je suis en effet tenté d'acquérir cet instrument pratique qui permettrait de ne pas transporter telle une mûle une dizaine de livres, que j'estime avoir probablement envie de lire durant un court voyage. Mais ne doit-on pas attendre le prochain saut technologique qui rendra obsolète ces outils qui ne procurent que des livres quand de nouveux jouets grantiront des applications omnipotentes? J'ai par ailleurs appris que certains appareils disposaient d'un lumignon éclairant l'écran tout à fait confortable et suffisant de sorte à ce qu'on ne soit pas obliger d'allumer la lumière de la chambre, fort gênante pour la douce qui vous côtoie et dort depuis des heures déjà. Good point. Pour l'heure, le prix reste dissuasif. The economist a livré cette semaine un court article en forme de tendance de l'année écoulée. La technologie gagne du terrain.

La popularité grandissante des livres électroniques

Les consommateurs commencent à prendre goût à l'idée de lire romans et informations sur des tablettes de plastique, surmontés de boutons manipulables à la place de pages volantes. Les ventes de E-reader prennent de l'ampleur depuis le moment où l'entreprise amazon a commercialisé le Kindle en 2007. en 2009, la chute de prix, combiné à un tourbillon de bonnes affaires, d'améliorations techniques prépare le marché à une vaste expansion. Il y a environ cinq millions de E-reader en circulation à travers le monde et le double de ce chiffre sera vendu rien qu'en 2010, selon les informations délivrées par une entrprise spécialisée dans les études de marché, ISuppli. En 2010, on s'attend à ce que la société, Apple, forte de ses capacités à améliorer des technologies existantes et à les mettre à la disposition du grand public, secoue le marché en commercialisant à son tour, une tablette proche de l'ordinateur, ce qui en ferait un idéal E-Reader.

Le titre "Read-e for the masses"signifie à la fois la lecture en format électronique pour les foules et prêt pour le marché de masse.


mardi 6 octobre 2009

Péage sur les autoroutes de l'information

Les abonnés de tout pays de l'hebdomadaire britannique The Economist ont reçu un mail dans lequel était énoncé que désormais la consultation des articles sur le site internet ne serait permis qu'aux seuls abonnés, pour les autres, ce sera payant. Le magazine met fin à une politique qui consistait à mettre en ligne l'intégralité des éditions, sans que j'en comprenne bien les motifs par ailleurs. Comme le Wall Street Journal, il y quelques semaines, c'est au tour d'une des sommités de disparaître du monde de la gratuité virtuelle. La révolution internet balbutie ses business plans. La joyeuse anarchie de la toile s'estompe laissant place nette à l'ordre mercantile. La gratuité était une folie inconsidérée. Disons-nous au moins que notre génération aura connu le vent de liberté des premiers temps des pirates du web.

"De mon temps, fiston, on trouvait de tout sur internet, des contenus incroyables, on s'échangeait des fichiers, on écoutait des retransmissions de conférences les plus obscures et les plus palpitantes, on créait même des réseaux sociaux, bon on s'insultait beaucoup aussi sans le savoir, j'avais mon petit blog, et on pouvait voir des vidéos de faits qu'on ne voulait pas montrer à la télévision, nous vivions notre Mai 68, le mai de ceux qui ont connu celui de 68 essaient de fliquer à coup de loi et de vigilance citoyenne."