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jeudi 10 mai 2012

Faire d'une Pierre, trois Michel

J'ai essayé de rédiger quelques textes dans la foulée des événements électoraux en France, et, peut-être la fatigue ou la lassitude ou le manque d'inspiration, m'ont fait rendre des copies très médiocres que je dois pudiquement placer dans la corbeille.

Il y a quelque mois, j'ai lu L'ensorcelée de Barbey D'Aurevilly. Il est pour moi un classique qui a mis en lumière des acteurs digne d'intérêt de l'histoire de France, les chouans. La révolution, c'est notre guerre civile. Je voulais en savoir plus, d'autant que je me soupçonne d'avoir une lointaine descendance avec ces specimen. Je me suis tourné vers Balzac dont j'avais commencé le roman Les chouans, avant de l'abandonner, puis, ces derniers jours, j'ai entrepris avec le plus grand plaisir, Quatrevingt-treize de Victor Hugo. Ainsi, je lisais une œuvre d'Hugo, un roman sur les chouans et une épopée, faisant ainsi d'une pierre trois Michel. Je ne suis aucunement déçu. C'est très spectaculaire, agréable, bien écrit, trépidant comme un feuilleton, vif comme du théâtre et parfois ramassé comme de la poésie. L'âge idéal de lecture se situerait néanmoins en fin de l'adolescence à la suite de Dumas, Verne et Rabelais. J'espère livrer ici un peu plus tard quelques citations. A travers ce livre, j'admire le grand-écrivain qui s'adresse à tous, comme Mozart, Goethe ou La Fontaine, de l'ouvrier à l'érudit.

J'ai reçu un smartphone (un téléphone intelligent?), j'y voyais au premier abord un nouveau gadget pour technophiles pressés, mais je dois maintenant confesser les joies que son usage m'apporte. En plus, des photographies que je glisserai dans mon futur site tumblr, je me suis surpris à lire des articles de The economist sans me douter que j'étais sur un tout petit écran et l'application wasap est très bien. Comme toutes les innovations qu'on nous présente, on se demandera plus tard si tout ce qu'on nous offre est réellement utile.

jeudi 2 février 2012

Journal en ligne

La société Facebook se prépare à entrer en bourse. Elle est un des fleurons de la nouvelle vague internet et le couronnement du web 2.0. On la promet à une capitalisation record. Elle a su séduire car en plus d'être la plus grande base de données personnelles du monde, elle sait s'adapter et faire évoluer le concept. Cela fait trois ans que je souhaite la quitter, pourtant, j'y navigue toujours. Il y a trois ans, cela commençait déjà à être has been et s'était proscrit au plus de trente ans. La tentation d'exister en mode 2.0 est trop forte.

L'interface va encore muter, puisque la société nous somme de passer en mode journal à la manière d'un blog sans pseudonyme (mon avis est que son succès vient que pour la première fois les gens se sont invités sans masque sur la toile). Un article de libération raconte la mutation. Je m'y retrouve dans ce texte digne d'intérêt. Je trouve les photos du portail très belles et impressionnantes, comme si nos amis nous estomaquaient avec leur nouvelle décoration d'intérieur. J'espère que le business-model va circuiter les distributeurs de l'industrie du disque et que les échanges d'article et de courriels vont s'intensifier. J'ai hâte aussi de voir comment la société éditrice va s'y prendre pour nous sortir le portefeuille.

mardi 23 août 2011

Google achète Motorola

C’est la grande nouvelle des derniers jours : Google a fait l’acquisition du fabricant de mobiles Motorola pour le prix exorbitant de 12,5 milliards de dollars. La grande question est de savoir pourquoi un tel achat ?

Même si les fonds déboursés sont bien supérieurs à la valeur réelle de Motorola, Google met la main sur un véritable trésor composé de 17 000 brevets. Ces derniers ont une valeur difficilement quantifiable si ce n’est en termes de positionnement stratégique : c’est tout simplement une véritable caverne d’Ali Baba ! En effet, pour se lancer sur le marché concurrentiel des mobiles et éviter de se casser les dents, comme par exemple avec le Nexus, Google a besoin de ces licences et de ce savoir-faire qu'il n’aurait pu acquérir qu’au prix de lourds investissements en recherche et développement. Le deal n’est donc pas si mauvais !

Et ensuite ? Tout bon observateur tendrait à répondre que l’iPhone d’Apple est tout simplement dans le collimateur de Google. La société de Moutain View détient à présent Android, Skype et Motorola, c’est à dire un OS pour mobile performant et largement distribué, un réseau de VoIP avec une clientèle déjà existante et enfin un constructeur de mobiles de grande expérience. Difficile de ne pas deviner ce que prépare Google…

Vincent Papaleo

dimanche 24 juillet 2011

Forget Twitter, Read a Book

J'ai beau tourner Twitter dans tous les sens, le gadget a un intérêt très limité, je n'en saisi pas la portée révolutionnaire. Cela fonctionne bien avec des connexions limitées sur smartphone dans le désert, mais a-t-on vraiment besoin de savoir votre pensée du moment en 140 signes. Peut-être rassurer papa maman si vous êtes à Oslo, mais cela n'arrive pas tous les jours fort heureusement. Peut-être une communication de personnalités politiques qui a des airs de spontanéité. Seul l'inarretable @Digitale Martine procure son lot de sourire et de blagues carambars virtuelles. Je fais quelques commentaires qui sont vite effacés.
Florilège :
Ce que j'aime chez c'est son énergie, sa volonté. Mais il fait des secondaires, pas des .

J'aime bien suivre les twittos qui ont peu de followers (- de 100), ils sont souvent passionnants, et méritent qu'on les fasse connaitre. (Je compte sur toi l'ami, j'en ai qu'Un)

Martine : facebook et twitter c'est formidable.

Martine fait la une de Paris Match avec son époux. Un reportage dans la simplicité, l'anti-people : 5Paris-Match = anti people?)

vendredi 22 avril 2011

Qui suis-je?

J'ai une adresse mail, une page Facebook, un compte Flickr, un accès administrateur d'un site communautaire, un profil Linkedin, un compte sur un site de pari en ligne, un abonnement à une multitude de newsletters, un accès à un quotidien et à un hebdomadaire anglais, j'ai un blog, cinq pseudonymes, des mots de passe.

Je n'ai pas un compte twitter, l'Iphone, une tablette électronique, de Blackberry, de sessions msn.

Mon profil est complet à 60%.

jeudi 7 avril 2011

Faut-il twitter en 2011?

Un ami nôtre nous a fait parvenir un article rédigé par une connaissance commune puis publié sur le site du journal-phare de notre communauté, Le Monde. Je n'insiste pas sur la consécration de cette personne, brillante, qui vole de succès en succès pulvérisant tous les "Qui l'eût cru?" formulé par les devins débordés, pas plus que je ne m'étends sur l'article qui est plaisant. Je m'accroche à un détail qui m'irrite. N'étant pas assidu au site du monde, j'ai la surprise de voir un encart conviant les visiteurs à suivre l'actualité sur twitter "On en parle sur twitter". Le site de "micro-blogging" Twitter qu'on ne présente plus est l'équivalent des statuts de Facebook. Le site est lèger ce qui facilite son accessibilité. Son plus grand intérêt est de donner une information au plus grand nombre de personnes interessées sans avoir à recourir à une large mailing-list lourde à manier en cas d'urgence. Des amis au Japon lors du Tsunami, en Afghanistan ou au Congo peuvent informés les proches sans devoir se disperser à travers les sms, les mails, les appels téléphoniques. On comprend difficilement comment parler de l'actualité en 130 caractères, si ce n'est pour reprendre cette manie de ne lire que les titres d'agence de presse ou de faire des buzz avec des phrases de communicants. J'ai pensé ouvrir un compte twitter pour raconter ma non-vie, exprimer mes non-pensée et révéler où je suis, recopier les titres des livres que je lis ou mieux mes recommendations, mais soyons honnête, ça n'intéresse personne et je ne suis pas assez comique pour attirer l'attention de badauds. Je vais plutôt développer mes statuts sur Facebook, parfois, je lis les autres en catimini, j'aime bien. Avec Linkedin, cependant, je dois nuancer mon idée de Twitter. Linkedin est incontournable professionnellement, nous ne sommes plus dans le monde délire de Facebook, là on y met son Cv et son meilleur moi. C'est la cour des grands. Des recruteurs maraudent. Linkedin a une application qui permet d'intégrer les fils Twitter, je peux montrer que je lis des articles primordiaux qui me font réfléchir, que je m'inquiète du sort du monde, que je suis très actif intellectuellement, que je pense. Je devrais le faire en anglais, ce qui est moins fun. J'ai un ami italien qui utilise twitter dans son cadre professionnel pour échanger de l'information. Intéressant.

samedi 26 mars 2011

Lecture d'un hebdomadaire


Cette semaine, (enfin, je veux dire cette semaine du 12 au 18 février dans laquelle je vis), le magazine The Economist a étonné, puisque prenant le contre pied de l'agitation fièvreuse des révoltes arabes a choisi d'afficher en couverture, une couverture parmi les plus laides, une technologie qui va changer le monde (Print me a Stradivarius, The manufacturing technology that will change the world). On imagine aisément que cette révélation ait été plannifiée de longue date, en dépit de l'Egypte, mais je dois dire que j'en reste perplexe, car ce type de pari prophétique a davantage sa place dans l'édition de Noël. On parlera de choix éditorial risqué. Parmi les soixante-dix-huit articles et les cent pages de l'hebdomadaire, nous avons eu de quoi étancher tout de même notre soif de curiosités. Je recommenderais les articles sur le Grande-Bretagne et l'Angola.

Technology, How 3D printing will change the world
The Euro Zone, Pact of uncompetitiveness
British Politics, The Big Society
France's governement, Monsieur Fillon's holiday
Communes in Berlin, German gentrification
The Big Society, platoons under siege
Angola's wealth, Mine, all mine
Life in Luanda, costly for Croesus
Congo's east, Still muggling
Democray in south Africa, A step backwards
Canada's prim minister, The taming Stephen Harper
Internet blackouts, Reaching for the kill switch
Nokia at the crossroads, Blazing the platforms
AOL and the Huffington Post, Content couple


Charlemagne, France and Germany push for integration
Bagehot, Muscle vs multicultalism
Lexington, America, Israel and the Arab Spring
Schumpeter, political risk
Economics focus, Extreme weather

dimanche 14 mars 2010

L'an 2000 avec fracas et style


Lorsque j'allais à l'université avec Accompagnaman, les ordinateurs venaient à peine de s'installer dans une pièce inedine idoine. Nous essayions d'envoyer nos premiers courriels avec une adresse à rallonge. On découvrait l'internet et les interdits liés au surf non-pédagogique. Peu à peu, nous nous sommes habitués à rendre nos "travaux" tapés, justifiés, copiés-collés, dactylographiés. Les plus riches d'entre nous avaient déjà chez eux leur propre ordinateur, pendant qu'Accompagnateur et moi, locataires de chambre universitaire dans des résidences vétustes qui portent des noms de grands compositeurs français, nous nous rendions le soir dans notre école pour faire les dernières recherches de l'exposé du lendemain. Puis, on allait se gaver au restaurant universitaire. Aujourd'hui, Accompagnaman a traversé l'océan et m'appelle grâce à un logiciel de technologie voice over IP. Comme l'illustre la photo ci-dessus, j'attends ces appels avec patience et joie. Merci l'an deux mil.