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jeudi 2 février 2012

Journal en ligne

La société Facebook se prépare à entrer en bourse. Elle est un des fleurons de la nouvelle vague internet et le couronnement du web 2.0. On la promet à une capitalisation record. Elle a su séduire car en plus d'être la plus grande base de données personnelles du monde, elle sait s'adapter et faire évoluer le concept. Cela fait trois ans que je souhaite la quitter, pourtant, j'y navigue toujours. Il y a trois ans, cela commençait déjà à être has been et s'était proscrit au plus de trente ans. La tentation d'exister en mode 2.0 est trop forte.

L'interface va encore muter, puisque la société nous somme de passer en mode journal à la manière d'un blog sans pseudonyme (mon avis est que son succès vient que pour la première fois les gens se sont invités sans masque sur la toile). Un article de libération raconte la mutation. Je m'y retrouve dans ce texte digne d'intérêt. Je trouve les photos du portail très belles et impressionnantes, comme si nos amis nous estomaquaient avec leur nouvelle décoration d'intérieur. J'espère que le business-model va circuiter les distributeurs de l'industrie du disque et que les échanges d'article et de courriels vont s'intensifier. J'ai hâte aussi de voir comment la société éditrice va s'y prendre pour nous sortir le portefeuille.

lundi 25 février 2008

L'homme nouveau est arrivé

A partir d'aujourd'hui, je décide de m'éloigner de tout ce qui touche au football, de ne plus en entendre parler, d'étouffer ainsi une passion inutile d'une vingtaine d'années et, dans la foulée, je décide aussi que je ne mettrais plus les pieds dans des sites d'informations en langue française. S'informer ne sera en conséquence plus qu'un alibi pour apprendre une langue étrangère.
Je me débarrasse d'une ancienne peau.
Je me casse.
Il est temps de s'accomplir.

Il regarda les étoiles comme pour leur demander conseil. Elles scintillaient, constellées ou éparses, grosses ou petites, bleues ou irisées. Soudain quelque chose vint éclipser leur scintillement. La cour, la maison et la barque sur laquelle était assis Antipov furent illuminées par la trajectoire d'une flamme vive, comme si un homme fût accouru du champ vers la porte cochère en brandissant une torche allumée. C'était un transport de troupes allant vers l'ouest, comme il ne cessait d'en passer nuit et jour depuis un an, qui jetait dans le ciel des volutes de fumée incandescente.
Pavel Pavlovitch sourit, se leva et alla se coucher. Il avait trouvé l'issue.
Le docteur Jivago, Boris Pasternak, p.134, ed.Gallimard