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mardi 9 octobre 2012

Le lundi au soleil

Je regarde avec admiration ceux ou celles qui sont débordés de travail, leurs téléphones intelligents sonnant sans arrêt, ceux dont les horaires, les responsabilités et le champ d'action sont extensibles à l'infini, ceux qui sont dans des avions, pas joignables, des réunions. Les echt managers. C'est une catégorie à laquelle je pense, à l'heure actuelle, ne jamais appartenir. S'il est un message claire que je m'efforce pourtant de ne pas prendre en trop grande considération, malgré les faisceaux d'indices de plus en plus épais, c'est celui qui tente de me faire comprendre qu'il n'y a pas de place pour moi dans le monde du travail. L'économie tourne très bien sans toi, tes talents sont inutiles, on a pas besoin de toi, au revoir. J'imagine parfois un joueur de football trop médiocre ou trop vieux qui met un terme à sa carrière professionnelle, dans mon cas, c'est la même chose, une carrière professionnelle chaotique qui n'a jamais décollé. Retiré du monde professionnel. Une traversée du désert d'une trentaine d'année. L'ennui me poursuit.

(prologue)

mercredi 6 juin 2012

Une nouvelle tour de Babel

L'économiste belge Bruno Colmant a publié une tribune sur la fin de l'Euro. C'est très intéressant et je vous en recommande chaudement la lecture. Qu'en ai-je retenu de mon côté, et qui vaut la peine d'être ici mentionné?
La situation est intenable et les mouvements sur les marchés ne sont qu'une anticipation des événements à venir. La zone Euro va se disloquer en deux parties. La génération qui préside à ses destinées a été trop lâche politiquement et naïve économiquement. Au lieu de créer une zone monétaire dynamique, on a, en voulant croire qu'endettement égale capital, gonfler les Etats-Providence dans le cadre corseté d'une ZEM. La comparaison avec le mythe de la tour de Babel fait beaucoup réfléchir.
Mon point de vue sur la situation en Espagne est qu'on assiste à la fin d'un effet d'aubaine dont les espagnols ont profité grâce à des taux d'intérêts très bas (fixé à la solvabilité de l'Allemagne) ne correspondant en rien à son potentiel économique. Ce qui est impressionnant, c'est que la croissance s'est arrêté net, dès que les robinets ne sont éteints. Il n'y a aucun relais de croissance, comme si l'Espagne n'avait pas, tel un enfant, anticipé le moment où elle devrait seule, marcher sur ses deux jambes. On assiste donc à une fuite de capitaux et des cerveaux, toutes les raisons sont là d'être indignés. 

Sont-ce là le prix que nous ferra payer la main invisible de tant d'insouciance démiurgique?

mardi 22 mai 2012

En libre écoute

Amis de la balladodiffusion, voici le programme de la semaine :

Abus de jeux vidéos, l'Académie de médecine se penche sur le risque d'addiction pour les enfants Irrégularités géophysiques de la rotation terrestre
Claude Lévi-Strauss par Jean d'Ormesson,
Les mots de religions, prophétisme, Hildegarde van Bingen, Nostradamus
La France nouvelle, d'Anatole Prévost-Paradol, présenté par Gabriel De Broglie
Thierry de Montbrial : Journal de Russie, 1977-2011
Capitalisme et cohésion sociale, deux sujets antinomiques ? avec JL Gaffard


mardi 23 août 2011

Google achète Motorola

C’est la grande nouvelle des derniers jours : Google a fait l’acquisition du fabricant de mobiles Motorola pour le prix exorbitant de 12,5 milliards de dollars. La grande question est de savoir pourquoi un tel achat ?

Même si les fonds déboursés sont bien supérieurs à la valeur réelle de Motorola, Google met la main sur un véritable trésor composé de 17 000 brevets. Ces derniers ont une valeur difficilement quantifiable si ce n’est en termes de positionnement stratégique : c’est tout simplement une véritable caverne d’Ali Baba ! En effet, pour se lancer sur le marché concurrentiel des mobiles et éviter de se casser les dents, comme par exemple avec le Nexus, Google a besoin de ces licences et de ce savoir-faire qu'il n’aurait pu acquérir qu’au prix de lourds investissements en recherche et développement. Le deal n’est donc pas si mauvais !

Et ensuite ? Tout bon observateur tendrait à répondre que l’iPhone d’Apple est tout simplement dans le collimateur de Google. La société de Moutain View détient à présent Android, Skype et Motorola, c’est à dire un OS pour mobile performant et largement distribué, un réseau de VoIP avec une clientèle déjà existante et enfin un constructeur de mobiles de grande expérience. Difficile de ne pas deviner ce que prépare Google…

Vincent Papaleo

mardi 12 avril 2011

De chaque branche, goutte vertes, des bourgeons clairs, on sent dans les choses ouvertes frémir les chairs


De bonnes émissions pour vos promenades.

Milan Kundera publié dans la bibliothèque de la Pléiade, Répliques du 9 avril

Philippe Muray, un critique de notre temps, Les nouveaux chemins du 8 avril

Liszt, par Gilles Cantagruel, canal académie

Rigueur ou relance, le dilemme de Buridan ou la politique économique face à la dette, Nicolas Bouzou, sur canal académie

Le parcours inclassable d'un philosophe politique : Pierre Manent