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jeudi 25 novembre 2010

La mémoire d'hier

J'ai trouvé cette affiche sur un site américain, il me rappelle le film que j'avais beaucoup aimé (je n'aime pas revoir les films). Une scène qui me vient de temps en temps à l'esprit est celle où un des employés marchant dans la rue tape au carreau de la voiture du héros pour savoir si tout allait bien. Il pose la question suite à une opération qui consistait à lui effacer la mémoire et aurait peut-être mal tournée. Il n'y a donc aucun intérêt à lui poser la question, mais le héros tourmenté par autre chose, répond que tout va bien sans se demander pourquoi l'inconnu s'inquiète, il est seulement dans sa voiture.
Sur l'affiche, il y a des cassettes à bande magnétique de la marque Maxell (je disais toujours Maxwell). Elles sont mes premiers pas dans la haute technologie. Quelle ne fut pas ma stupeur lorsque je découvrais que cela ne coûtait que 7 francs.

dimanche 14 novembre 2010

L'an 2000 avec fracas et style




Source photographique : Steve Giovinco
Je recommande de jeter un oeil à la série Nightlandscapes

Lorsque j'allais à l'université avec AccompagnaMan, un des rituels de notre groupes d'étudiants était le déjeuner au restaurant universitaire, parfois le Barnave, parfois le Condillac, le plus souvent le Diderot. Il m'arrivait me réveillant vers 11h de passer le petit-déjeuner pour ne manquer sous aucun prétexte le copieux déjeuner qu'un petit coupon orange et modique payable en francs français nous offrait. C'était la plupart du temps le seul moment où nous nous retrouvions. Avec Richie, nous allions au Ru de la faculté de médecine pour avoir du rabiot de tartiflette, Yorba, le soir, au Didérot avant qu'il ne parte en Middle-week, Accomp' au petit Barnave parce qu'il aimait les frites, gourmand. Je me souviens aussi que j'avais lu un livre de Michel Houellebecq et que j'avais fait une tentative de parodie dans laquelle je décrivais ces restaurants universitaires. Certains de mes amis avaient imprimé ces textes et l'avaient lu en cours, la photographie plus haut m'y fait penser. On n'avait pas encore inventé les blogs. Merci l'an deux mil.
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Ceci appartient à une série de textes de célébration de l'an deux mille. Le premier date du 14 mars.

dimanche 14 mars 2010

L'an 2000 avec fracas et style


Lorsque j'allais à l'université avec Accompagnaman, les ordinateurs venaient à peine de s'installer dans une pièce inedine idoine. Nous essayions d'envoyer nos premiers courriels avec une adresse à rallonge. On découvrait l'internet et les interdits liés au surf non-pédagogique. Peu à peu, nous nous sommes habitués à rendre nos "travaux" tapés, justifiés, copiés-collés, dactylographiés. Les plus riches d'entre nous avaient déjà chez eux leur propre ordinateur, pendant qu'Accompagnateur et moi, locataires de chambre universitaire dans des résidences vétustes qui portent des noms de grands compositeurs français, nous nous rendions le soir dans notre école pour faire les dernières recherches de l'exposé du lendemain. Puis, on allait se gaver au restaurant universitaire. Aujourd'hui, Accompagnaman a traversé l'océan et m'appelle grâce à un logiciel de technologie voice over IP. Comme l'illustre la photo ci-dessus, j'attends ces appels avec patience et joie. Merci l'an deux mil.