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vendredi 10 juin 2011

Ma vie sur twitter

Les temps sont durs sur twitter. Mon ami Cécile revient à la maison et doit rattraper les machines en retard et je n'ai pas grand chose à me mettre sous la dent. En cette semaine de grande fatigue, je ne suis pas exigeant, pourtant. Il faut reconnaître que pas grand monde de mes connaissances ne twitte. Le meilleur moment, le tweet de la semaine, nous vient de l'impeccable Martel. Le monsieur anime une émission sur France-culture, pour être dans le mouv tout autant que dans le buzz, celui-ci twitte au cours de ses émissions, j'ai essayé de calculer le rapport espace-temps virtuel et je me rends à l'évidence, ce mec twitte quand il parle et vice-versa. Champion! Mais alors quand il anime une émission, parle, twitte et balance en même temps, je dis surchampion et ouvrez les guillemets.
Je dis à Guillaume Pépy que les smiles sont une énorme arnaque en direct sur #massecritique



A la semaine prochaine.

jeudi 7 avril 2011

Faut-il twitter en 2011?

Un ami nôtre nous a fait parvenir un article rédigé par une connaissance commune puis publié sur le site du journal-phare de notre communauté, Le Monde. Je n'insiste pas sur la consécration de cette personne, brillante, qui vole de succès en succès pulvérisant tous les "Qui l'eût cru?" formulé par les devins débordés, pas plus que je ne m'étends sur l'article qui est plaisant. Je m'accroche à un détail qui m'irrite. N'étant pas assidu au site du monde, j'ai la surprise de voir un encart conviant les visiteurs à suivre l'actualité sur twitter "On en parle sur twitter". Le site de "micro-blogging" Twitter qu'on ne présente plus est l'équivalent des statuts de Facebook. Le site est lèger ce qui facilite son accessibilité. Son plus grand intérêt est de donner une information au plus grand nombre de personnes interessées sans avoir à recourir à une large mailing-list lourde à manier en cas d'urgence. Des amis au Japon lors du Tsunami, en Afghanistan ou au Congo peuvent informés les proches sans devoir se disperser à travers les sms, les mails, les appels téléphoniques. On comprend difficilement comment parler de l'actualité en 130 caractères, si ce n'est pour reprendre cette manie de ne lire que les titres d'agence de presse ou de faire des buzz avec des phrases de communicants. J'ai pensé ouvrir un compte twitter pour raconter ma non-vie, exprimer mes non-pensée et révéler où je suis, recopier les titres des livres que je lis ou mieux mes recommendations, mais soyons honnête, ça n'intéresse personne et je ne suis pas assez comique pour attirer l'attention de badauds. Je vais plutôt développer mes statuts sur Facebook, parfois, je lis les autres en catimini, j'aime bien. Avec Linkedin, cependant, je dois nuancer mon idée de Twitter. Linkedin est incontournable professionnellement, nous ne sommes plus dans le monde délire de Facebook, là on y met son Cv et son meilleur moi. C'est la cour des grands. Des recruteurs maraudent. Linkedin a une application qui permet d'intégrer les fils Twitter, je peux montrer que je lis des articles primordiaux qui me font réfléchir, que je m'inquiète du sort du monde, que je suis très actif intellectuellement, que je pense. Je devrais le faire en anglais, ce qui est moins fun. J'ai un ami italien qui utilise twitter dans son cadre professionnel pour échanger de l'information. Intéressant.

mercredi 6 avril 2011

L'emploi-jeune et ses parents

Peu d'entre vous qui me connaissent le savent, mais je dois avouer sous forme de confession amusée que le jour où je devais rentrer au lycée, j'avais seize ans, si apeuré par l'épreuve qui me sortait de ma campagne pour me placer en centre ville, je demandais à mon père de m'accompagner. Je vis très vite qu'il était le seul parent parmi la deux centaine d'élèves émancipés et mûrs qui nous entouraient nous, le papa et l'écolier. Je me suis souvenu de ce moment, car j'ai vu aujourd'hui quelque chose de plus grand encore, une sorte de saut qualitatif. J'étais à un salon de l'emploi, il y avait parmi les plus grandes entreprises du pays et j'ai vu une étudiante, probablement en fin d'étude, accompagnée par ses parents qui démarchaient les recruteurs en sa compagnie.