Je découvre de temps en temps qu'un mail à caractère commercial s'enfuit de ma boîte de message pour irriguer celle de mes correspondants. C'est fâcheux, très fâcheux. Je corresponds peu ces derniers temps et les seules nouvelles qu'ils peuvent recevoir sont des annonces de médicaments euphorisants, strausskahno compatible. Ces messages s'échappent d'une adresse mienne où je stocke des lettres d'informations et où peu d'échanges s'y produit. Je devrais me résoudre à détruire cette boîte, mais je m'aperçois que je l'ai crée en 2003. Au temps d'avant. Je ne peux pas. Trop de sentimentalisme à l'heure du virtuel aura ma peau (et ma réputation). C'est amusant, malgré tout, une histoire de l'internet est en train de se créer. On imagine difficilement que ce qu'on fait sur internet, on le fait depuis longtemps, comme si l'internet avait peu d'épaisseur. Je pense aux États-Unis qui en tant que nouveau monde déploie beaucoup d'effort pour se forger un passé, pour l'internet se serait le contraire.
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mercredi 16 novembre 2011
mardi 20 septembre 2011
Le virus
J'ai acheté un nouvel ordinateur portable qui était équipé d'un antivirus temporaire. Je n'ai pas souhaité prendre un abonnement suite à son expiration. Dans la foulée, je ne pouvais plus ouvrir mon navigateur Mozilla, puis Chrome, non plus, ne pouvait me faire entrer dans l'internet. J'ai cherché du côté de mon pare-feu et j'ai désinstallé cet antivirus indésirable. Je pense que cet antivirus a neutralisé mes navigateurs pour faire monter chez moi la crainte d'un virus. Ma propension à faire coïncider les théories conspirationnistes avec les basses techniques commerciales appuient cette sinistre vision des choses.
mardi 10 août 2010
La fabrique de mémoires

C'est sans compter sur les informations cruciales que nous apporte M. Google, qui n'en est pas à son premier mémoire. Accompagnaman
Comme l'atteste l'image faisant foi, 28 millions de mémoires en 0,21 seconde. Il est fort ce M.Google. Ce n'est pas un étudiant de l'université française qui pourrait en dire autant.

mercredi 16 juin 2010
No lo olvides
From fairest creatures we desire increase,
That thereby beauty's rose might never die,
But as the riper should by time decease,
His tender heir might bear his memory:
samedi 8 mai 2010
No lo olvides
Quand les ouvriers de Turin et de Milan commenceront aussi à lutter pour une réelle démocratisation de cet appareil fasciste qu'est la télé, on pourra réellement commencer à espérer. Mais tant que tous, bourgeois et ouvriers, s'amasseront devant le téléviseur pour se laisser humilier de cette façon, il ne nous restera que l'impuissance du désespoir.
Pier Paulo Pasolini (1972)
dimanche 21 février 2010
Le nuage des sceptiques dépassent enfin les frontières
Les échos ont publié un article intéressant et clair sur la lame de fond des "climato sceptiques" qu'on commence à prendre au sérieux. Ce que révèle cette polémique, davantage que la vérité scientifique, est que notre époque, bien que très informée, est très prompte à l'hystèrie, au terrorisme intellectuel et aux mensonges de masse. L'Internet ne nous guérit pas.
L'article Réchauffement : ce que disent vraiment les climatosceptiques est disponible ici.
mardi 6 octobre 2009
Péage sur les autoroutes de l'information
Les abonnés de tout pays de l'hebdomadaire britannique The Economist ont reçu un mail dans lequel était énoncé que désormais la consultation des articles sur le site internet ne serait permis qu'aux seuls abonnés, pour les autres, ce sera payant. Le magazine met fin à une politique qui consistait à mettre en ligne l'intégralité des éditions, sans que j'en comprenne bien les motifs par ailleurs. Comme le Wall Street Journal, il y quelques semaines, c'est au tour d'une des sommités de disparaître du monde de la gratuité virtuelle. La révolution internet balbutie ses business plans. La joyeuse anarchie de la toile s'estompe laissant place nette à l'ordre mercantile. La gratuité était une folie inconsidérée. Disons-nous au moins que notre génération aura connu le vent de liberté des premiers temps des pirates du web.
"De mon temps, fiston, on trouvait de tout sur internet, des contenus incroyables, on s'échangeait des fichiers, on écoutait des retransmissions de conférences les plus obscures et les plus palpitantes, on créait même des réseaux sociaux, bon on s'insultait beaucoup aussi sans le savoir, j'avais mon petit blog, et on pouvait voir des vidéos de faits qu'on ne voulait pas montrer à la télévision, nous vivions notre Mai 68, le mai de ceux qui ont connu celui de 68 essaient de fliquer à coup de loi et de vigilance citoyenne."
"De mon temps, fiston, on trouvait de tout sur internet, des contenus incroyables, on s'échangeait des fichiers, on écoutait des retransmissions de conférences les plus obscures et les plus palpitantes, on créait même des réseaux sociaux, bon on s'insultait beaucoup aussi sans le savoir, j'avais mon petit blog, et on pouvait voir des vidéos de faits qu'on ne voulait pas montrer à la télévision, nous vivions notre Mai 68, le mai de ceux qui ont connu celui de 68 essaient de fliquer à coup de loi et de vigilance citoyenne."
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