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samedi 8 mai 2010

No lo olvides

Quand les ouvriers de Turin et de Milan commenceront aussi à lutter pour une réelle démocratisation de cet appareil fasciste qu'est la télé, on pourra réellement commencer à espérer. Mais tant que tous, bourgeois et ouvriers, s'amasseront devant le téléviseur pour se laisser humilier de cette façon, il ne nous restera que l'impuissance du désespoir.
Pier Paulo Pasolini (1972)


vendredi 26 février 2010

Cinéma de répertoire, une décennie sans Pasolini par K.Von gibus





(titre le plus prétentieux au monde)



Le mois prochain, la cinémathèque de ma ville propose une diffusion de films de Pasolini. Comme on dit : j'ai eu ma période Pasolini. J'avais lu Scritti corsari et j'empruntais toutes les cassettes VHS que la médiathèque François Mitterrand de la ville de Chambéry mettaient à notre disposition. Par la suite, lorsque j'avais quelques deniers et lors de l'apparition du dvd, j'ai acheté Théorème. Il m'arrive même de penser à la lévitation de la femme de ménage. C'est une des images que je conserve dans mon imaginaire. De plus, son film sur l'évangile de Saint-Matthieu est à peu près la seule représentation visuelle que j'ai pu avoir de la Bible. Je vais aller voir certains films que l'emploi du temps me permet. De mémoire, voici mes préférés : Théorème, L'évangile selon Saint-Matthieu, Contes de Canterbury. Je n'ai jamais voulu voir la république de Salo. En bon père de famille, j'irai voir. Après dix ans, il sera curieux de voir comment l'œuvre m'affecte.