Affichage des articles dont le libellé est mémoire neuve. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est mémoire neuve. Afficher tous les articles

mercredi 16 novembre 2011

I'm a spam in the house of Love

Je découvre de temps en temps qu'un mail à caractère commercial s'enfuit de ma boîte de message pour irriguer celle de mes correspondants. C'est fâcheux, très fâcheux. Je corresponds peu ces derniers temps et les seules nouvelles qu'ils peuvent recevoir sont des annonces de médicaments euphorisants, strausskahno compatible. Ces messages s'échappent d'une adresse mienne où je stocke des lettres d'informations et où peu d'échanges s'y produit. Je devrais me résoudre à détruire cette boîte, mais je m'aperçois que je l'ai crée en 2003. Au temps d'avant. Je ne peux pas. Trop de sentimentalisme à l'heure du virtuel aura ma peau (et ma réputation). C'est amusant, malgré tout, une histoire de l'internet est en train de se créer. On imagine difficilement que ce qu'on fait sur internet, on le fait depuis longtemps, comme si l'internet avait peu d'épaisseur. Je pense aux États-Unis qui en tant que nouveau monde déploie beaucoup d'effort pour se forger un passé, pour l'internet se serait le contraire.

jeudi 25 novembre 2010

La mémoire d'hier

J'ai trouvé cette affiche sur un site américain, il me rappelle le film que j'avais beaucoup aimé (je n'aime pas revoir les films). Une scène qui me vient de temps en temps à l'esprit est celle où un des employés marchant dans la rue tape au carreau de la voiture du héros pour savoir si tout allait bien. Il pose la question suite à une opération qui consistait à lui effacer la mémoire et aurait peut-être mal tournée. Il n'y a donc aucun intérêt à lui poser la question, mais le héros tourmenté par autre chose, répond que tout va bien sans se demander pourquoi l'inconnu s'inquiète, il est seulement dans sa voiture.
Sur l'affiche, il y a des cassettes à bande magnétique de la marque Maxell (je disais toujours Maxwell). Elles sont mes premiers pas dans la haute technologie. Quelle ne fut pas ma stupeur lorsque je découvrais que cela ne coûtait que 7 francs.

mardi 28 avril 2009

Oublis et postérité

Au regard des commémorations de nos grands défunts, on peut dire que certains ont plus belle mort que d'autres. Un professeur de français mien nous expliquait qu'un homme de lettres fraîchement décédé au grand dam de la société cultivée passait en quelques mois dans un état d'oubli, plus ou moins long d'une cinquantaine d'année que l'on appelait "purgatoire", avant de revenir, porté par de précieux critiques qui travaillent avec passion à faire entrer l'oeuvre ensevelie dans la postérité. Il serait, si le vocable n'était si tristement connoté, l'occasion de parler de lobbying. L'année 2009 offre un moment riche en anniversaires de décès, il est intéressant donc de nous pencher sur les forces et courants. Pour celui qui suit de près l'actualité, fait le nécessaire pour être un moderne, il ne lui aura pas échappé que nous célébrons en grande pompe les deux cent cinquante ans d'Haëndel, alors que nous passons sous silence les deux cent ans de la naissance de Mendelssohn. En outre, peu ou prou ont une pensée recueillie et respectueuse pour le cinq centième anniversaire de Jean Calvin. Qui s'émeut du fait que Ionesco aurait eu cent ans aujourd'hui? Je suis bien incompétent pour lire dans les entrailles de notre époque et pour connaître les raisons pour lesquelles on célèbre plutôt un Tel et pas un Autre, tout aussi génial que soient l'un que l'autre. J'ai peut-être une idée sur le fait qu'on omet de célébrer le deux cent cinquantième anniversaire de la mort de Tocqueville, préférant jeter toutes nos forces dans la glorification du cent deuxième anniversaire de la naissance ... de Jacques Tati.