Je découvre de temps en temps qu'un mail à caractère commercial s'enfuit de ma boîte de message pour irriguer celle de mes correspondants. C'est fâcheux, très fâcheux. Je corresponds peu ces derniers temps et les seules nouvelles qu'ils peuvent recevoir sont des annonces de médicaments euphorisants, strausskahno compatible. Ces messages s'échappent d'une adresse mienne où je stocke des lettres d'informations et où peu d'échanges s'y produit. Je devrais me résoudre à détruire cette boîte, mais je m'aperçois que je l'ai crée en 2003. Au temps d'avant. Je ne peux pas. Trop de sentimentalisme à l'heure du virtuel aura ma peau (et ma réputation). C'est amusant, malgré tout, une histoire de l'internet est en train de se créer. On imagine difficilement que ce qu'on fait sur internet, on le fait depuis longtemps, comme si l'internet avait peu d'épaisseur. Je pense aux États-Unis qui en tant que nouveau monde déploie beaucoup d'effort pour se forger un passé, pour l'internet se serait le contraire.
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mercredi 16 novembre 2011
mardi 15 novembre 2011
Les nouveaux chemins
Raphaël Enthoven, l'animateur des nouveaux chemins de la connaissance sur France-culture, a décidé après cinq ans de loyaux services de prendre du recul et de confier les rênes de son émission à son collaboratrice Adèle Van Reeth qu'il était loisible d'entendre à la fin de son programme au cours d'un journal de la philosophie. Le programme, un des plus appréciés de la chaîne, perdait son guide. Il était intéressant d'entendre comment son successeur reprendrait le flambeau. Pour avoir été une proche collaboratrice, nous ne serions pas surpris qu'Adèle van Reeth, philosophe de formation, suivrait l'exemple satisfaisant de son mentor. Nous le retrouvons en effet dans les intonations, le choix d'un entretien au long cours peu corseté par un canevas strict. A travers quelques émissions entendues, Musil et la bêtise, la série sur Balzac, Maine de Biran, il est cependant permis de constater les premières empreintes d'une productrice qui prend le temps de s'émanciper. Ce qui m'a frappé est le choix des sujets, résolument philosophiques et littéraires. Les extraits musicaux sont classiques et plus classieux aussi, particulièrement bien choisis, à mon goût, lors de l'émission sur le Père Goriot. Les extraits lus sont plus longs. Il semble que les choix consistent à effacer le clinquant de l'ancien producteur vedette (qui fait carrière à la télévision). Pour l'instant, tout donne l'impression que la productrice se dédie entièrement à la qualité de son programme et ne s'en sert pas comme d'un tremplin vers des horizons plus exposés, comme c'est malheureusement devenu trop souvent le cas dans cette station.
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