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mercredi 10 octobre 2012

Ouvrir un compte

Lorsque votre responsable vous laisse un peu trop de liberté et d'élasticité dans votre emploi du temps en vous contraignant à ne rien faire, vous pouvez commettre l'irréparable ou tomber dans des addictions peu recommandées par les instances de remboursement. C'est ainsi que découvrant les limites de l'internet, après l'avoir arpenter tout son long de 7h30 à 11h30, que j'ai ouvert un compte sur la dh pour commenter l'actualité et offrir ma vision du monde. Bien sûr, je n'essaie absolument pas d'élever le niveau. Je rédige des commentaires longs, verbeux, qui se veulent provocateur ou ingénu, mais toujours dans le respect de l'Institution que représente pour tous les fainéants de Wallonie la Déache. Pour preuve, ce petit commentaire après un article sur l'assassinat de Kevin :

La DH est mon quotidien favori, mais s'il vous plaît, pouvez-vous éviter d'employer les termes "la maman" ou "le papa" qui sont de l'ordre de l'intime, du familier ou de l'infantilisme, surtout lorsqu'il est question de la "maman" du présumé assassin.

Bientôt, nous pourrons lire "Le fifils à sa maman faisait des mamours à son chien lorsque sa maman commettait l'atroce"

C'est lénifiant et ce n'est pas digne d'un journal d'élite.

vendredi 10 juin 2011

Ma vie sur twitter

Les temps sont durs sur twitter. Mon ami Cécile revient à la maison et doit rattraper les machines en retard et je n'ai pas grand chose à me mettre sous la dent. En cette semaine de grande fatigue, je ne suis pas exigeant, pourtant. Il faut reconnaître que pas grand monde de mes connaissances ne twitte. Le meilleur moment, le tweet de la semaine, nous vient de l'impeccable Martel. Le monsieur anime une émission sur France-culture, pour être dans le mouv tout autant que dans le buzz, celui-ci twitte au cours de ses émissions, j'ai essayé de calculer le rapport espace-temps virtuel et je me rends à l'évidence, ce mec twitte quand il parle et vice-versa. Champion! Mais alors quand il anime une émission, parle, twitte et balance en même temps, je dis surchampion et ouvrez les guillemets.
Je dis à Guillaume Pépy que les smiles sont une énorme arnaque en direct sur #massecritique



A la semaine prochaine.

mercredi 6 avril 2011

L'emploi-jeune et la carte postale

Lorsque je passais du temps au milieu d'élèves d'école d'ingénieurs, au début des années 2000, il m'arrivait assez souvent d'entendre sur le ton mi-légende urbaine, mi-condescendance, "un tel a envoyé son Cv sur une carte postale et il a été embauché". Si je pouvais revenir dix années en arrière, je dirais : "Vous ne croyez pas que en faites un peu trop".

jeudi 12 juin 2008

Culture et trésorerie : la marque libé

Dans une intéressante contribution au journal de référence ("Les Echos"), le PDG de Libération, Laurent Joffrin délivrait quelques désirs d'avenirs roses bonbons censés rassurer ceux qui craignent (et on les comprend) pour la pluralité de presse dans la dictature qui sévit au pays des droits de l'homme et de la presse libre.

Pleins de bonne volonté, nous notâmes que "En principe, « Libération » n'a pas de problème de trésorerie jusque mi-2009", ce qui nous rassure sincèrement et pour nous, et pour les professeurs de SES et pour les confrères de GiBi. Dans la foulée, le sécurisant et expérimenté sage Joffrin semble avoir pris la mesure des défis qui l'attendent "S'ils veulent survivre, les journaux doivent penser en termes de marque et non plus de support", cela ne fait pas tellement plaisir à ceux qui ont toujours espéré que la vie de l'esprit ne mangeait pas de ce pain-là, mais, bon, c'est la conjoncture, c'est l'an 2000, il faut l'aimer, on nous l'a fait aimer, du moins, à coups de haut débit et des spots télévisés. On ne peut, toujours plus loin, que souligner avec amusement l'inattendu rapprochement qu'opère Joffrin avec Renaud Camus, l'auteur du remarqué (en mal) La grande déculturation "Cette opération (..) conforte l'image de la marque Libération dans le champ de la culture".
Finalement, nous partîmes transgonfler d'espoir, de satisfaction, d'honneur écoutez-ça, mes amis, "Un quotidien comme « Libération » a un lectorat haut de gamme et qualifié qui n'a rien à voir avec l'audience de masse des chaînes privées." Pour ne pas être de minables prolétaires de la pensée, nous nous déportâmes sur ledit site et voilà le spectacle qu'il faut se coltiner pour être du haut de gamme (8 minutes, cela peut paraître long, mais c'est plus court que du Proust)


NTM à Libé: l'interview
envoyé par liberation

Plus d'universitaires en stock, les gars?