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jeudi 23 juin 2011

La vie des autres sur Twitter

J'ai ri. Le grand mainstreamologue® Martelf, le Bélivaux de la Kultur radio überkonnecté* a son aura qui buzze. On le soupçonne d'être Gourou sous le nom de digitale Martine. Il est obligé de démentir (What a destin!), dure la vie de second couteau tireur de ficelle :

Frederic Martel

mercredi 12 janvier 2011

Les invasions barbares

J'ai enfin regardé en vidéo le film qu'on me pressait de voir et auquel je me refusais par snobisme, paresse, autrechoseàfairisme et par nonisme : Les invasions barbares. J'ai apprécié, j'aime particulièrement la problématique des conflits de génération et ce sujet était développé de façon convaincante à travers le père, intellectuel jouisseur et le fils, gestionnaire prodigue. Le titre évoque le 11 septembre 2001, un intellectuel québécois est montré lors d'un passage à la tv où il emploie ce terme, mais aussi un livre, Barbarians at the Gate, qui décrit le règne de l'argent, de la finance au détriment de l'industrie et qui est incarné par le fils. Pourtant, ce fils, Sébastien, volontiers inculte, est perçu comme un personnage positif qui rachète toutes les erreurs de son père, égoïste et idéaliste buté. Il y a beaucoup de bons passages, bien pensés quoique trop court, qui peuvent prêter à débattre. Certes, le fils selon le souhait du père, s'est élevé vers la réussite et la vie heureuse, mais il s'est élevé dans une sphère qu'il lui est difficilement compréhensible et déplaisante, où les plaisirs de sa vie (vin, femmes, érudition) ont été liquidé au détriment d'autres (jeux vidéos, argent, technologie), le propos du film est de dire que les jouisseurs ont trop joui et que leurs enfants épongent leur dette dans l'efficacité et la froideur*, on se demande même à la fin si ce n'est la fils qui précipite l'euthanasie du baby-boomer. La décadence est douce. Mais je le trouve complaisant avec ce bon fils. A-t-il les armes intellectuels pour comprendre ce père et alors pourquoi l'aime-t-il? par sens du devoir ? Mais est-ce que cela rapporte de l'argent?

*confirmation sur la page Wikipédia du réalisateur : « Les jeunes d'aujourd'hui voudront fonder des familles stables. Ils voudront reprendre le modèle de leurs grands-parents » (tiré du documentaire Les Héritiers du mouton noir).


samedi 20 mars 2010

Petit manuel de guerre idéologique

Il a fallu un peu moins de trois mois aux comités de vigilance pour commencer leur travail de flicaillons et de procureurs. Comme je l'avais annoncé ici, la libération de la parole "monstrueuse" et nauséabonde dont le vilain Eric Zemmour fait le commerce, salit l'image de notre idéal multiculturel, qui est en passe de réussir. Les dizaines d'intellectuels organiques justifient enfin leur promotion en tapant à bras raccourcis, il fallait pour les Miller, les Bonnaud, les Dély montrer qu'on n'était pas là par hasard. Comme le doux Lindenberg en son temps, ils allaient faire le travail. Calomnier, invectiver, décourager, amalgamer, submerger, attaquer. Le dernier livre de Zemmour, Mélancolie française, donne l'occasion à la meute de se déchaîner et au public de comprendre ce qu'est une guerre idéologique. Un tournant dans le culture war français. Les pasdarans de la bien-pensance ne comprennent pas que plus ils matraquent, plus il donne du crédit et une publicité toute béhachélienne à son essai et à ses idées. Ils apprendront tôt ou tard que ceci se fait dans l'ombre, dans l'oubli, que passer sous silence une oeuvre est la meilleure des méthodes pour la liquider. On laisse l'homme dans le silence et on l'en en sort opportunément pour l'accuser violemment. Etant un inconnu pour tous, il sera d'autant plus facile de le discréditer et de la faire porter les idées lamentables que l'on combat (Gougenheim, R.C). Pour Zemmour, cependant, il y a eu un petit ratage. L'animal est tenace, il a la force de l'abnégation et connaît un petit succès populaire, qui fait que des émissions en mal d'audience sont toujours tenté de l'inviter. Il a l'expérience des médias et sait s'adresser au public, ainsi il esquive les manipulations simplificatrices et outrancières de ses ennemis, son profil ne satisfait à aucune étiquette.

Petit exemple de procès médiatique : ici