Affichage des articles dont le libellé est doctrine économique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est doctrine économique. Afficher tous les articles

jeudi 24 février 2011

Seriez-vous prêt à renoncer au capitalisme?

La semaine dernière, il y a eu dans l'émission radiophonique Les nouveaux chemins de la connaissance, une rediffusion de la semaine consacrée à Marx. Ce n'était pas inintéressant, mais pas complètement satisfaisant. Un des intérêts de ce programme est la lecture à voix haute de bribes de l'œuvre du penseur et nous pouvons le dire, le jeune Marx écrit bien. Marx est un penseur passionnant, car il satisfait à tous les niveaux de compréhension et d'implication; pour le dire plus trivialement, il y a à boire et à manger. Ce que ne sont pas privés les différents intervenants qui picoraient dans les gamelles les plus alléchantes, au détriment des poubelles de l'Histoire, on aurait aimé davantage de contradictions, surtout dans les points de vues économiques. Marx est un philosophe hégélien qui dans son travail d'interprétation du monde, constatant les contradictions mortelles, s'est mis en tête de le transformer. C'est pourquoi de philosophe, il a pris place dans la nouvelles discipline montante : l'économie politique. Ce qui a d'amusant parmi les invités marxiens (on ne dit plus marxistes), c'est leur vision archaïque du monde du travail, un des invités a pris comme exemple : le meunier. A de nombreuses reprises, nous pouvions entendre des lamentations sur le capitalisme d'aujourd'hui et le sort atroce qu'il réserve aux sociétés qu'il vampirise ("Quand on voit ce qu'on voit"...). J'aurais aimé un diagnostic plus détaillé du capitalisme d'aujourd'hui qui ne se satisfasse pas du Schadenfreude de la dernière et toute récente crise. L'espérance de vie augmente, les pays du monde connaissent la richesse, le niveau général de l'éducation est à un niveau paroxystique, les révolutions techniques s'enchaînent sans qu'on puisse encore les digérer et rien n'empêche "la conscience écologique" qui trouvera une concrétisation sur le marché, la réduction du temps de travail et l'avènement du divertissement. Rien donc qui ne fasse penser aux conditions propices à la révolte. De ce fait, je ne suis pas sûr que les peuples soient prêts à renoncer au capitalisme.

mardi 17 février 2009

Le protectionnisme en question


La semaine dernière, l'hebdomadaire anglais, the economist, affichait sur une de ses plus laides couvertures, sa hantise du retour du protectionnisme économique. De fait, le journal n'a jamais caché ses penchants libéraux (ou ultranéolibéraux selon les terminologies). Alors que les banques sont recapitalisées en toute hâte par les Etats, force est de constater que tous se sont mis d'accord de la nécessité -du moins provisoire, de l'acteur étatique d'intervenir dans la bonne marche de l'économie. En pareil cas, le "spectre" du protectionnisme refait surface, comme l'atteste la mention du "Buy America" dans le plan de stimulation présenté au Sénat américain. "Spectre", le mot est un peu forcé, car l'éditorial de la semaine ne convainc guère sur la nocivité de la doctrine. On peut devant l'irresponsabilité, la rapacité, la vénalité dont on fait preuve les agents économiques mondialisés affirmer une manoeuvre responsable, solidaire (contre les délocalisations) et original face à l'épandage de la camelote uniforme. Les echos proposait une tribune intitulée "il n'y a pas de bon protectionnisme". Martin du guiers, le von Gibus du monde papier a rétorqué ceci :

Je partage votre sentiment. Le protectionnisme est un repli sur soi inefficace à long terme, de surcroît, la France n'a pas à rougir de ses atouts dans la compétition internationale. Néanmoins, je ne souhaite pas que les ennemis du protectionnisme s'appuient sur des aspects moraux, tels qu'on peut le lire dans cet article sous ces phrases "encourageant les penchants les plus sordides et les moins avouables de la nature humaine". La mondialisation a révélé la rapacité et la malveillance de ceux qui se débarrassaient de toute responsabilité, on peut arguer dans le sens du protectionnisme d'un principe de solidarité et de mesure.


La protectionnisme comme retour du politique?

Je me suis enfin procuré l'ouvrage d'aglietta, qui semble facile et rapide à lire. Mais avec ma proverbiale lenteur, on ne sait si je serais en mesure de proposer un résumé avant la prochaine crise.