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mercredi 7 mars 2012

Le qualitomètre

Le qualitomètre subjectif de la presse lue gratuitement sur internet repose sur des méthodes non-scientifiques d'impressions, de soupirs, de good vibe dont je suis saisis lorsque je déambule et que j'appréhende l'internet. Voici le premier qualitomètre du web :

1.Le Monde (↑↑) double flèche ascendante. Belle progression pour le journal qui offre de nouveau plaisir et sérieux (sauf pour les pages "culture" et "économie").

2. Libération (↑) une flèche ascendante. Pour son blog écrans, son blog Amérique et les vidéos qui détendent les paresseux, en revanche, trop de commentaires dissuadent. "Bah, oui, quand on est lu par les fonctionnaires..."

3.CNN (↑)une flèche ascendante. Leur système de vidéos en continue est agréable, ça en fait une radio, mais, un peu confus dans la recherche des faits divers.

4.Guardian (↑↑↑) triple flèche ascendante. Je découvre. Rien que leurs pages football me prennent toute la matinée, c'est même devenu un lieu de rendez-vous ( 5 lessons of the week end, said and done, etc...)

5.The Economist(=) stable. Des articles longs mais sympas, un brin arrogant dans leur façon de voir.

6.Les Echos (↑), c'est du bon, jamais déçu, pourtant, je n'y vais jamais. Pourquoi? gagneraient à ouvrir leur pages commentaires

7. L'écho (=), un peu décevant par rapport au journal papier

8.Le Figaro (↓↓↓), triple flèches descendantes. Partial et de mauvaise foi, pourquoi pas ? peu d'information, des titres qui racolent, la patte Mougeotte.

9. Best, but not least, la DH (↓↓↓), triple flèches descendantes, c'est toujours plus mauvais et insupportable que la fois précédente où on l'a parcouru, fait remonter très haut le Monde dans l'estime. Je ne rigole même plus au 40ème degré et je me laisse toujours avoir.

10.France Football (↓↓), un peu triste et dispensable




mercredi 12 octobre 2011

L'équipe de France de Rugby

Un ami m'a fait entrer dans le monde du Rugby. Bien m'en a pris car les émotions prodiguées ont été grandes et belles. Durant cette coupe du monde, l'équipe de France que la plupart des "experts" ont enterrée, salie, écornée, a magnifié les valeurs du sport. Alors qu'elle semblait être la risée, elle s'est relevée avec punch lors d'un sommet qui justifierait peut-être les milliers d'heures qu'un suiveur a pu passer devant sa télévision en quête de sensations fortes (par procuration). Je ne connais pas grand chose dans ce sport, alors, je m'étais rabattu sur l'avis de spécialistes rémunérés. J'ai noté l'arrogance des experts auto-proclamés, ceux qui font des bilans avant la fin des matchs, qui se trompent lourdement et qui font comme si de rien n'était. Avec quelle bassesse, fiel, pusillanimité, suffisance, mépris, mesquinerie, malhonnêteté, ils s'en sont pris au sélectionneur, à l'homme et non pas au responsable. Cette victoire a eu la saveur d'un soufflet jubilatoire.

Le délice est en toi.
Comme la cruauté dans les épées.
Borges, Samedis

mercredi 3 novembre 2010

La dernière Heure d'Almendralejo (n·2)

Cliquer sur ce lien pour voir l'intégrale de cette belle page

Ce modeste blog a décidé de poursuivre l'édition de son propre journal, un tabloïd qui devrait lui redonner du souffle et du tonus. Double-cliquez pour lire la couverture de La dernière Heure d'Almendralejo, édition number 2.

lundi 12 avril 2010

La dernière Heure d'Almendralejo

Ce modeste blog a décidé d'éditer son propre journal, un tabloid qui devrait lui redonner du souffle. Double-cliquez pour lire la couverture de La dernière Heure d'Almendralejo.



Ou alors essayez ce lien si vous avez les doigts gourds.

mardi 22 septembre 2009

Pressons

Les grands écarts de José Luis Zapatero, le président espagnol, un des hommes politiques les plus chanceux du monde et pas des moins méritants, semble connaître des déboires qui le conduisent à vau-l'au, notamment en matière économique.... à lire ici

On the web at warp speed,, La bataille des navigateurs. Tout mâle moderne a un browser qui lui permet en général de rouler des mécaniques virtuelles auprès des donzelles inaptes à l'informatique. Depuis que google s'est lancé dans la bataille avec Chrome, la question est de savoir lequel est le meilleur. Vous feriez bien d'y réfléchir c'est un sujet qui est mis sur la table lors de dîner mondain.... à lire ici

Trains in spain signal the future. Pour quiconque passe un peu de temps en Espagne, force est de constater que le pays connaît, en dépit de l'actuelle crise de conjoncture, un épanouissement digne des trente glorieuses. L'ambitieuse conquête du rail est là pour le démontrer...à lire por aqui

Le dernier grand rêve de Frank Stronach. Frank Stronach est un personnage à l'ancienne qui réussit dans les affaires. rien ne dit qu'il n'y avait pas une petite place pour lui dans la comédie humaine. Ce mogul qui rachète les voitures Opel a fondé des communautés ouvrières aux Etats-unis, entre choses d'une vie bien déroutante.... suivez le chemin Très intéressant comme souvent avec Escande.

lundi 7 janvier 2008

2007, l'année du Blachier

Vous ne le savez peut-être pas mais 2007 aura été l'année où pour la première fois, le cosmos a été éclairé par la pensée de Grégory Blachier. L'inextricable écheveau qui anime la marche du monde est démêlé irrégulièrement sous nos yeux par l'observateur à moitié philosophe, à moitié blogueur, mais cent pour cent pas content. Transis, nous attendions fébrilement son avis bien senti sur des sujets épineux qui nous laissaient figés dans l'incompréhension (et même, nous n'osions le reconnaître, la crainte). Ainsi, lorsque des émeutes ont éclaté à Villiers-le-bel, il nous a entretenus pour notre bien de conscience citoyenne sur le salaire du président, et jamais là où on l'attendait, à propos de Chavez, son contre-pied parfait nous a entraîné dans la sémantique de sa candidate. C'est lui qui a parlé des téléphones portables en Afrique, ce à quoi personne, bande d'inconscient, n'avait osé penser. En 2007, il nous suffisait de lire du Blachier pour que notre nuit soit impossible ou tourmentée. Il arrivait au courageux Blachier de ne pas prendre parti pour ou contre les grèves laissant filer la métaphore jusqu'à s'emberlificoter, prenant de airs de Pythie. Alors pour se reposer de tant de posture ou envolées intellectuelles, il laissait sa page vacante plusieurs semaines ou alors il revenait nous parler de ce dont il ne faut pas parler ou ne pas prêter attention* avec un art consommé de la prétérition à la manière de Monsieur Jourdain.



En 2007, Blachier a lu un livre. Étouffant de rage contre les tests ADN, qui se font un peu partout dans le monde sauf devant les portes de sa rédaction, il a posé sa plume pour méditer sur du Morandini et son ouvrage de science-fiction. Il faudra au moins cela pour nous éclairer sur l'avenir sombre des hordes d'extrême-droite néolibérale.



Nous avons hâte de voir enfin le Blachier sortir de sa grotte pour se frotter aux Dégueulasses, aux petites frappes telles que Finkielkraut, Hortefeux ou Bourlanges sur les plateaux de télévision, car enfin sa pensée pourra se déployer foudroyante devant le pays tout entier. On les attend les ministres falots qui n'ont qu'à bien surveiller leurs bretelles tombantes, car l'éditorialiste veille, l'éditorialiste tue, l'éditorialiste bloggue.

*Ne manquer pas son "Pourquoi je me fous des vacances de Sarkozy"
Grégory Blachier, son
oeuvre 2007