Affichage des articles dont le libellé est causeur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est causeur. Afficher tous les articles

mercredi 5 octobre 2011

La France à François

Luc Rosenzweig, doux et futé, a publié un article dans lequel il annonce que notre tout aussi ami François Hollande va devenir le prochain président de la République. Son argumentaire se tient et il est suffisamment subtil pour ne pas être écouté ou lu si vous ne lisez pas à haute voix. J'essaie de me tenir le plus possible à l'écart de cette élection qui s'apparente à un concours de miss ou à un quinté-quarté. La course se devrait d'être de haute tenue car l'Euro me paraît être la question cruciale, elle ne le sera point et sera résolument d'un niveau consternant. C'est pourquoi je ne veux pas m'y mêler. Je mentionne ce texte en passant, car il me paraît curieux de savoir Hollande président de la république curieux comme un qui l'eût-cru?-si-on-m'avait-dit-ça-purée . Je pense que le président actuel va gagner sans trop de problème à l'issue d'un forcing bien senti de dernière minute. Enfin, je trouve amusant les ralliements de dernière minute (sur Facebook notamment).

mercredi 22 septembre 2010

Contraint au rire

D'après cette brève lue sur le site Causeur, on apprend que l'excellent dramaturge contemporain Gérard Sibleyras présente une nouvelle pièce à Paris. L'objet de sa loufoquerie : l'humoriste. Il semble que le comique pas drôle mais intouchable soit mis en scène avec férocité, car l'auteur installe un dispositif dans lequel le public est obligé de rire.
Au coeur du monde de jubilation forcée et de bonheur obligatoire, le comique, qui peut être sinistre et terrorisant, en est l'acteur incontournable pour détendre et moraliser tout de paire la société. Sibleyras a probablement entendu Finkielkraut s'attaquer aux humoristes ou alors il a tout simplement écouté par dépit France-Inter. J'espère y trouver le pendant caricatural du très sérieux festival du rire de résistance qui avait il n'y a pas si longtemps, occupé avec pompe les pages cultures des magazines français.

dimanche 29 août 2010

"Il pleut des métaphores comme à Gravelotte"

"Il pleut des métaphores comme à Gravelotte" est une expression toute faite dont j'ignorais le sens (et même l'existence) jusqu'à il y a dix minutes. Pendant toute mon enfance, j'entendais l'expression : "la méthode Coué". Je cherchai vainement le début d'une signification sans en trouver aucune. et internet n'existait pour éclairer nos lanternes. Je restais bon ignare dans mon coin. Pour ne pas revivre semblable calvaire, amis empêtrés dans la toile, je vous donne l'origine de cette expression, afin de vous éviter les efforts engourdissants du copier-coller dans votre moteur de recherche.

Gravelotte et ses environs sont le siège de terribles combats au cours de la guerre franco-allemande de 1870, au point que les deux batailles de Rezonville le 16 août et de Saint-Privat le 18 août sont parfois englobées sous la dénomination de « bataille de Gravelotte ». On ne sait si c'est la densité du tir des armes à feu et des canons ou le nombre de soldats tombés sur le champ de bataille qui a donné naissance à l'expression « ça tombe comme à Gravelotte » ou « pleuvoir comme à Gravelotte » lorsqu'il pleut ou grêle énormément.
Ainsi la prochaine fois qu'il pleut, au lieu de vous aventurer dans un banal et vulgaire, il pleut comme vache qui pisse, ou suicidaire, il tombe des cordes, essayez donc il pleut comme à Gravelotte, vous ferez honneur à l'education nationale, en montrant que vos connaissances historiques précèdent la seconde guerre mondiale.

mercredi 12 août 2009

Mort de Thierry Jonquet

A lire, Thierry Jonquet rattrapé par le Moloch, ici

Je connaissais de nom l'écrivain qui s'est fait remarqué pour son dernier livre. Je vois qu'il a écrit un roman tournant autour de la canicule de 2003, c'est intéressant.

Petit Glossaire à mon usage
Ramon Mercader: un activiste communiste espagnol, un agent du NKVD et l'assassin de Léon Trotsky

achélémienne: je crois que c'est l'adjectif du nom HLM (en première lecture cela me paraissait plus savant, d'une quelconque mythologie grecque)

mercredi 5 novembre 2008

Lendemains de liesse et à-propos

J'ai un peu honte de reprendre mot pour mot l' intervention d'un dénommé jmarc, d'un forum qui plus est, mais elle me semble particulièrement avisée au lendemain de liesse qui convulsionne les ravis du spectacle.
Par ailleurs, vous pouvez lire toutes les interventions de causeur.fr sur le sujet.

J'ai passé la nuit à suivre, par la toile, la soirée (nuit) électorale à la fois sur ABC, CNN... et la télévision française.


Tout cela m'a confirmé dans plusieurs de mes impressions :

- la nullité des journalistes français, qui ne connaissent rien à l'Amérique, et qui voient en M. Obama une sorte de Besancenot qui aurait réussi ;

- l'extrême dignité et la très grande correction de M. McCain ;

- l'habilité des états-majors politiques des deux grands partis, et l'efficacité redoutable des "tickets" (le site de CNN permettait d'avoir le vote comté par comté, et cela m'a permis d'observer que M. Biden et Mme Palin ont accompli leur mission : l'un "fixer" l'électorat "blue collar", l'autre mobiliser l'électorat conservateur, alors que les deux "hopefuls" étaient sans doute un peu trop centristes) ;

- la fermeté de M. Obama, et j'attends avec impatience que les journalistes français découvrent qu'il n'est pas de gauche.