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mercredi 5 novembre 2008

Lendemains de liesse et à-propos

J'ai un peu honte de reprendre mot pour mot l' intervention d'un dénommé jmarc, d'un forum qui plus est, mais elle me semble particulièrement avisée au lendemain de liesse qui convulsionne les ravis du spectacle.
Par ailleurs, vous pouvez lire toutes les interventions de causeur.fr sur le sujet.

J'ai passé la nuit à suivre, par la toile, la soirée (nuit) électorale à la fois sur ABC, CNN... et la télévision française.


Tout cela m'a confirmé dans plusieurs de mes impressions :

- la nullité des journalistes français, qui ne connaissent rien à l'Amérique, et qui voient en M. Obama une sorte de Besancenot qui aurait réussi ;

- l'extrême dignité et la très grande correction de M. McCain ;

- l'habilité des états-majors politiques des deux grands partis, et l'efficacité redoutable des "tickets" (le site de CNN permettait d'avoir le vote comté par comté, et cela m'a permis d'observer que M. Biden et Mme Palin ont accompli leur mission : l'un "fixer" l'électorat "blue collar", l'autre mobiliser l'électorat conservateur, alors que les deux "hopefuls" étaient sans doute un peu trop centristes) ;

- la fermeté de M. Obama, et j'attends avec impatience que les journalistes français découvrent qu'il n'est pas de gauche.



mercredi 8 octobre 2008

Alexandre Adler a dit

Ce matin, notre doux mais néanmoins robuste Alexandre Adler a pris son combiné. S'adressant à tous, Il nous a parlé de l'après-capitalisme pendant que certains d'entre vous se rasaient ou alors pendant que vous vous trimbalâtes avec votre sacoche de cuir usé et votre epodcast dans des transports en communs bondés. Pour ceux qui l'ignorait, Alexandre Adler, quoique lourd en apparence mais agile comme un petit singe de par l'esprit, lit the Economist qu'il (son stagiaire) traduit, -le roublard- pour les besoins de sa chronique. C'est ainsi que ce matin, il parla tout ingénument de Warren Buffet, l'éminent investisseur, qui atteint les cimes de la popularité outre-atlantique, parce qu'il est devenu le symbole de l'investisseur sage, distancié et responsable. Responsable? La société de l'homme d'affaires, Bershire Hathaway, a depuis longtemps fait son blé et son miel sur des investissements dans l'industrie, vieux secteur routinier et concret qui reprend du lustre, loin du casino financier et des gadgets virtuels du prochain millénaire. Alexandre Adler, par un de ces sauts de cabri dont il a le secret, expliquait que les industriels américains, dont Buffet était l'homme-lige, vont prôner un protectionnisme sécurisant qui tranche avec le flot fou de capitaux transfrontaliers, et avec lequel le candidat et probable président Obama ne pourra pas se départir. C'est de toute façon, si vous êtes un peu attentif, ce qu'il nous promet dans son programme. Progressiste et protectionniste, encore un tour de passe-passe du vieil aigle pour nous pousser dans des abîmes de perplexité.