Alain Finkielkraut s'est à de nombreuses reprises élevé contre une certaine tyrannie des comiques qui envahit les médias. Il a dénoncé une forme d'humour conformiste qui rabaisse en moquant ou insultant ceux qui ne pensent pas selon une ligne de conduite tracée par la "bien-pensance" (entre guillemets). Ce serait, si j'ai bien compris, un rire mesquin et agressif hissant du rang de comique au piédestal de procureur celui qui s'en gargarise. Je me souviens d'un article du journal Le soir (très précieux, ce journal, car il affirme naïvement les manières de pensée sans les nuances et circonvolutions à double-bandes des professionnels du "chocage" français) dont le titre était "les humoristes, ces nouveaux éditorialistes". Ce qui, d'une part, n'est pas très aimable pour les journalistes qui se donnent beaucoup de mal à être des intellectuels quitte à délaisser le terrain, mais illustre bien le nouveau rang de l'humour qui reprend la bannière de la résistance, de l'insoumission et de la hauteur critique. Même si je n'aime pas trop le mélange des genres, je n'ai pas d'opinion bien arrêté sur le sujet. L'émission, Répliques, diffusée samedi, qui avait pour invité celui qui écrit les textes de Laurent Gerra (que je trouve pertinent et drôle dans les imitations de Sarkozy, Bayrou, Delanoë, Rocard ou Jack Lang) pourrait nous informer sur la question.
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mardi 3 avril 2012
mardi 30 août 2011
Le lapin dans les starting-blocks
Notre ami François Hollande capable d'enflammer les foules et de rester dans la mémoire des mordus de l'humour a commis une sortie qui a fait son nid sur le web. Je n'en dis pas plus : "priorité à l'humour".
C'est un peu compliqué pour moi, je ne saisis pas tout, mais on sent l'animal chaud. La chute est quand même d'un bon niveau.
C'est un peu compliqué pour moi, je ne saisis pas tout, mais on sent l'animal chaud. La chute est quand même d'un bon niveau.
mercredi 22 septembre 2010
Contraint au rire
D'après cette brève lue sur le site Causeur, on apprend que l'excellent dramaturge contemporain Gérard Sibleyras présente une nouvelle pièce à Paris. L'objet de sa loufoquerie : l'humoriste. Il semble que le comique pas drôle mais intouchable soit mis en scène avec férocité, car l'auteur installe un dispositif dans lequel le public est obligé de rire.
Au coeur du monde de jubilation forcée et de bonheur obligatoire, le comique, qui peut être sinistre et terrorisant, en est l'acteur incontournable pour détendre et moraliser tout de paire la société. Sibleyras a probablement entendu Finkielkraut s'attaquer aux humoristes ou alors il a tout simplement écouté par dépit France-Inter. J'espère y trouver le pendant caricatural du très sérieux festival du rire de résistance qui avait il n'y a pas si longtemps, occupé avec pompe les pages cultures des magazines français.
Au coeur du monde de jubilation forcée et de bonheur obligatoire, le comique, qui peut être sinistre et terrorisant, en est l'acteur incontournable pour détendre et moraliser tout de paire la société. Sibleyras a probablement entendu Finkielkraut s'attaquer aux humoristes ou alors il a tout simplement écouté par dépit France-Inter. J'espère y trouver le pendant caricatural du très sérieux festival du rire de résistance qui avait il n'y a pas si longtemps, occupé avec pompe les pages cultures des magazines français.
jeudi 31 juillet 2008
Le candidat
Comme mon ami Gaudin m'a tout pris dans la compréhension et le décryptage du monde et de son cinéma, je suis cantonné à des espaces restreints, à quelques lagunes, telles que la critique des comédies romantiques (promis) et la banale chronique des anecdotes minuscules qui ont toutes leur place sur ce merveilleux weblog. C'est parti.
Alors que je regardais l'émission du jour de "Questions pour un champion" qui mettait en scène les exploits d'un bon belge penaud, j'ai souffert de la très désagréable impression de la clownerie que je croyais déchu à d'autres programmes conçus pour. Entre un candidat qui revenait dix-sept ans après sa première prestation, la mère d'une grande ex-candidate richement récompensée par le superjackpot, un homme brocanteur de son état, s'est illustré lamentablement. Sa passion, qu'il voulait faire partager dans un jeu de culture générale, est celle de l'imitation, de la mauvaise imitation. A chacune de ses interventions, qu'elles fussent ou réponses ou mots de présentation, nous eûmes droit à de mauvaises et méconnaissables imitations du plus haut degré de pathétique, atteignant dans son opiniâtreté, un sommet dans la honte parfaite. Notre homme voulant se placer probablement dans d'autres émissions où il aurait sa place, comme il le croit, persistait dans le comique de salle des fêtes, persistait dans d'intempestives. Je voulais juste passer un bon moment. Ce fut étrange et pénible.
Alors que je regardais l'émission du jour de "Questions pour un champion" qui mettait en scène les exploits d'un bon belge penaud, j'ai souffert de la très désagréable impression de la clownerie que je croyais déchu à d'autres programmes conçus pour. Entre un candidat qui revenait dix-sept ans après sa première prestation, la mère d'une grande ex-candidate richement récompensée par le superjackpot, un homme brocanteur de son état, s'est illustré lamentablement. Sa passion, qu'il voulait faire partager dans un jeu de culture générale, est celle de l'imitation, de la mauvaise imitation. A chacune de ses interventions, qu'elles fussent ou réponses ou mots de présentation, nous eûmes droit à de mauvaises et méconnaissables imitations du plus haut degré de pathétique, atteignant dans son opiniâtreté, un sommet dans la honte parfaite. Notre homme voulant se placer probablement dans d'autres émissions où il aurait sa place, comme il le croit, persistait dans le comique de salle des fêtes, persistait dans d'intempestives. Je voulais juste passer un bon moment. Ce fut étrange et pénible.
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