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jeudi 5 mai 2011

Le parasol métropolitain de la place de l'Incarnation


Seville capitale de l'andalousie s'est enrichie d'un nouveau monument que j'ai pu voir et que j'estime très beau. On l'appelle la Seta (le champignon). C'est un parasol en bois à forme ondulatoire qui ressemble à une chips. Son concepteur est un architecte allemand Jürgen Mayer. pour davantage d'informations, vous pouvez consulter la page wikipédia en espagnol ou des photos aériennes très réussies de ce monument qui se coulent dans la ruelle du centre de Séville. C'est un mélange ambitieux entre "une cathédrale sans murs" et la tour Eiffel qui me fait penser au travail de l'artiste Arne Quinze à Bruxelles . Séville avec ce monument, son nouveau métro, ses nouvelles rues piétonnes restent une place de choix.


mercredi 14 juillet 2010

Souviens-toi des belles choses

Les critiques au petit pied aiment à souligner que tel poème, largement rythmé, signifie tout simplement que la journée est belle. Mais dire que la journée est belle est une chose difficile, et cette belle journée, en elle-même, va disparaître. Par conséquent, il nous faut conserver cette belle journée dans un souvenir fleuri et prolixe, et consteller ainsi de fleurs nouvelles ou d’astres nouveaux les champs et les cieux de l’extériorité, éphémère et vide.

Fernando Pessoa, Le livre de l’intranquilité

lundi 3 mai 2010

Pensée des Jardins

photographie de von Gibus

J’aime ce qui est nacré, ce qui est phosphores­cent comme un jardin d'Avril. Ce qui fait la grâce des premières journées de Printemps, ce sont les arbres fleuris encore que la feuille y manque. Elles sont des jeunes filles toutes nues dont le chignon n'est pas encore défait.
Francis Jammes, Pensée des Jardins

Un meilleur format sous ce lien : ici

mercredi 7 avril 2010

La campagne de Russie

Le 6 novembre (1812) le thermomètre descendit à dix-huit degrés au-dessous de zéro : tout disparaît sous la blancheur universelle. Les soldats sans chaussures sentent leur pied mourir; leurs doigts violâtres et roidis laissent échapper le mousquet dont le toucher brûle; leurs cheveux se hérissent de givre, leurs barbes de leur haleine congelée; leurs méchants habits deviennent une casaque de verglas. Ils tombent, la neige les couvre; ils forment sur le sol de petits sillons de tombeaux. On ne sait plus de quel côté les fleuves coulent; on est obligé de casser la glace pour apprendre à quel orient il faut se diriger. Egarés dans l'étendue, les divers corps font des feux de bataillon pour se rappeler et se reconnaître, de même que des vaisseaux en péril tirent le canon de détresse. Les sapins changés en cristaux immobiles s'élèvent çà et là, candélabres de ces pompes funèbres. Des corbeaux et des meutes de chiens blancs sans maîtres suivaient à distance cette retraite de cadavres.
p.206-207

Que c'est beau! Les doigts gourds dans la littérature, les doigts gourds dans la légende des siècles!

A apprendre par cœur et à réciter quand nous serons tous en exil.

dimanche 7 février 2010

Jean-Baptiste Greuze

Le Père de famille expliquant la Bible à ses enfants, Greuze (1755)

La scène me plaît. Photographie à faire. Ce sera dans cette veine, Amis découvrant le nouveau livre de Bernard-Henry Lévy ou Lecture entre amis d'un livre de Bernard-Henry Lévy

dimanche 31 janvier 2010

L'homme qui aime n'est jamais médiocre

L'homme médiocre semble habituellement modeste; il ne peut pas être humble, ou bien il cesse d'être médiocre. L'homme humble méprise tous les mensonges, fussent-ils glorifiés par toute la terre, et s'agenouille devant toute vérité. Si l'homme naturellement médiocre devient sérieusement chrétien, il cesse absolument d'être médiocre. L'homme qui aime n'est jamais médiocre.

Ernest Hello, (belle) citation du 31 janvier, disposée à côté d'une photographie du choeur de la collégiale de Champeaux, extrait de 365 merveilles du patrimoine chrétien de la France, L'oeuvre Editions

mercredi 26 novembre 2008

Sur Le Portement de Croix de Bruegel

Peinte en 1564, le portement de la croix est une toile singulière, où parmi cinq cent personnages, se joue la passion du Christ.



Suite à l'adoption de la Réforme dans la ville d'Anvers, les tuniques rouges, des mercenaires cruels, sont envoyés par les haut représentants de l'empire espagnol pour persécuter les hérétiques. C'est dans ce contexte que Bruegel l'aîné lie deux sujets, l'un métaphysique, l'autre historique, lui faisant valoir plus que jamais l'appellation de "Shakespeare des Flandres". Bruegel dissimule le Christ au milieu d'une foule qui se dirige vers le lieu de l'exécution tout en jouant, se chamaillant et conversant comme si elle allait à un spectacle populaire. Quatre questions intriguent l'observateur : Pourquoi le Christ est-il si bien caché? Pourquoi les femmes et Saint Jean sont peints au premier plan dan un style différent? Pourquoi le moulin est-il si haut perché sur le rocher? Pourquoi les troupes qui emmènent le Christ vers le Golgotha sont-ils guidés par la bannière des Habsbourg?

Le critique d'art Michaël Gibson livre lors d'une conférence quelques passionnantes explications (lien).

Sur ce site, il est possible de voir des morceaux de la toile témoignant de l'extrême minutie du peintre.

samedi 25 octobre 2008

Emerveillement pour un programme télévisé

Le vénérable Jean-Luc Petitrenaud, lors de son émission cultissime, s'est baladé ce samedi en plein cœur de la capitale pour rencontrer des restaurateurs déracinés. Nos humbles et nostalgiques cuisiniers, banals génies, ont préparé devant mes yeux de téléspectateur émerveillé des spécialités de Libourne, de Toulouse et d'Auvergne, de leur vie antérieur. Dans chaque regard, la nostalgie, dans chaque geste, la beauté. Je suis bien loin de l'âme poétique, les seules minuscules parcelles qui me sont accessibles sont par le truchement de ce programme télévisé. Merci.