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vendredi 7 octobre 2011

Humour belge et politiquement correct français mêlés

Même ça, c'est raté.

Pourquoi cette triple tautologie me fait rire :

L’équipe belge de rugby en fauteuil roulant s’est qualifié pour les jeux paralympiques de 2012

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L'important, c'est que ça fasse rire mon épouse, comme on dit.

mardi 3 février 2009

Le bizarre incident de l'orgue pendant la messe

Dimanche 2 février, en l'Église Ste-####, la messe commençait, comme à l'accoutumée, en avance. Par respect pour le saint patron des ponctuels, diront les plus doctes, par excitation insubmersible des ouailles, diront les plus compréhensifs, toujours est-il que l'habitué de la messe des familles s'installait nonchalamment sur son siège habituel sans savoir qu'il allait vivre un excellent moment, le faisant passer par toute sorte de sentiment contradictoire et exaltant. En ce jour, concluant une semaine ordinaire, de labeur et de quotidien vulgaire, un ponte de la hiérachie, un poids lourd de l'épiscopat s'était déplacé pour animer l'eucharistie, une célébration spéciale où nous assisterions à une confirmation. Le prêtre a prononcé un passionnant sermon, de très bonne tenue, poignant, il nous a interpellé sans nous houspiller, il nous a éveillé sans nous brutaliser. Puis les chants se sont enchaînés dans la ferveur dominicale, tout à la joie poussant le dévergondage et l'audace d'un chant en latin, toujours soutenu par un organiste invisible, méticuleux quoique fougueux. L'organiste fit froncer sévèrement les doux sourcils de notre broussailleux prêtre en continuant de jouer les ultimes et non-nécessaires notes au moment précis où ce dernier allait prononcer de très saintes et sages paroles, cet instant, je l'ai retenu lorsque pris de ferveur, d'émotion et d'enthousiasme rentrés, je me suis empêcher de décréter que "cette messe frôle la perfection", elle frisote avec tout au plus, même si mon goût pour l'estocade fut amadoué par les piques, -je l'interprétais comme telles-, pour nos frères et néanmoins rivaux du protestantisme, puisqu'il fut question d'un texte de saint-Paul sur le célibat des prêtres mais aussi de la confirmation d'une corréligionnaire allemande, que nous tirâmes des griffes de Luther et autres parpaillots schismatiques que son district de naissance lui prédestinait pourtant. Je fus un peu moins conquérant lorsque je vis non loin de moi les regards foudroyants d'une bigote à l'encontre d'une autre bigote qui ne comblait pas de quelques amabilités pécuniaires la corbeille, que nous nous passâmes comme la paix du christ.

vendredi 26 décembre 2008

A propos du Chagrin des Belges

J'ai commencé il y a quelques semaines la lecture du Chagrin des belges, le célèbre roman d'Hugo Claus. Je m'étais dit en l'achetant que cette œuvre louée et recouverte d'éloge allait me procurer le plaisir du Classique et assouvir mon goût pour l'idée du roman national. Ici, la patrie est la Flandre, pays de sang qui est le mien. J'allais entrer pour une fois dans ses entrailles à travers ce qui se présente comme une chronique provinciale. A plusieurs reprises, j'ai voulu ici en toucher quelques mots, à commencer par la regrettable présentation du livre, qui en quatrième de couverture propose une citation bancale et quelconque d'un journal (Le Monde) qui a laissé paraître l'idée que La République fût un livre rédigé par Socrate. La courte biographie de l'auteur, la citation en sus donnent la pénible impression d'une œuvre de circonstance, hâtivement rééditée pour satisfaire aux curiosités de l'im-médiate actualité, Hugo Claus s'est plus ou moins donné la mort (par euthanasie) il y a quelques mois, ce qui a comblé d'aise et de roucoulement toute la clique de la bourgeoisie anversoise, qui n'a pas manqué d'assister bruyamment aux obsèques télévisées. Défunte subversion. La première partie qui conte l'enfance de Louis Seynaeve avant la seconde Guerre Mondiale et brosse le portrait des membres de sa pittoresque famille pose d'emblée le roman comme un roman d'apprentissage, dont on pressent à travers la malice de l'auteur, que ce peut être un roman d'apprentissage sans finalité, un roman d'apprentissage vers rien (apprendre à être belge?). On peut aussi lire ce roman comme une œuvre d'autofiction et suivre le cheminement de l'auteur à devenir tel qu'il s'est défini subtilement "un flamingant francophone". C'est pourquoi j'ai regretté ne pas le lire en néerlandais, car l'auteur joue sur les registres de langue, passant du haut-flamand au bas-flamand, perdant ainsi la drôlerie, mais aussi le message politique dans la quête d'une identité communautaire. Mais visiblement, je ne suis pas le seul : "Et pendant ce temps, pour libérer le pays, des couriers limbourgeois transportant les plans tactiques salvateurs mais ne comprenant pas le patois de Flandre Occidentale s’égaraient dans les champs en mâchant du salami"(p.335). Néanmoins, grand est le plaisir de lecture, j'espère à l'occasion fournir quelques extraits savoureux.

mardi 11 novembre 2008

Schild en vriend

"Ecu et ami" : cri de guerre des Brugeois en révolte contre Philippe le Bel en 1302 lors des célèbres "Mâtines brugeoises". La tradition veut que les révoltés aient obligé tout inconnu à prononcer ce cri de guerre, afin de reconnaître les Français à leur accent (notamment en raison de leur inaptitude à prononcer le ch guttural flamand).