Watching a nice documentary over the difficulties to cycle in Brussels, there comes to my mind lots of souvenirs and good feelings I have had thanks to cycling. I love cycling and I am a big adept of Villo!, our private and cheap service of shared-bicycle. Contrary to assertions in the movie, I don't think it is really dangerous and impossible. You have to be slow, careful and respecteful. I don't want to expand our rights, because we surely become so rude and disrepecteful than drivers. Bicycle is very popular in Flanders and that can be explained by structure of the small town and tight paved streets. For a big city like Brussels, it is new to cover such long ways.
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samedi 2 juin 2012
lundi 5 avril 2010
La distance
La merditude des choses est un film flamand, inspiré d'un roman quasi-autobiographique qui a rencontré son petit succès dans la littérature très circonscrite de la communauté flamande. Son adaptation a elle aussi rencontré un succès tout aussi populaire que critique. Une famille de quatre frères, les Strobbe, prennent un malin plaisir à saboter leur existence, une fois que la chance peut leur permettre de sortir de leur misère. Faternité et saoûlerie. J'ai pu penser que j'allais voir un film dans le verve de Hugo Claus, mais la satire, la poésie en moins, le comique joyeux et la tendresse en plus. Ce film est un succès grâce à la distance adoptée, nous avons imaginer un instant la catastrophe que cela eût pu être si le film français s'était emparé de la misère sociale en Flandres. La critique de Paris, d'ailleurs, n'a pas su saisir le film. Cette distance, c'est-à-dire, ni emphase pathétique, comme les Dardenne, ni complaisance rigolarde, doit certainement à une circonstance, il s'agit d'un film autobiographique d'un baraqui qui tente d'échapper au destin imposé par la fratrie, dont le bonheur est dans le bar, le panache dans la beuverie. Si j'étais pointu, je remarquerai que la caste des oncles est une protection au premier abord mais surtout un enfermement, cela a été fait mille fois. Une protection contre le monde extérieur qui les juge et rejette, un enfermement, car il empêche aux membres de s'émanciper, le paradoxe cependant étant que le narrateur ne rencontre le succès littéraire, après bien des déboires, qu'une fois qu'il se penche et donc revient dans le giron familial castrateur et libérateur. Le succès, comme dans la beuverie, est dans le fait de tenir la distance.
lundi 1 mars 2010
vendredi 26 décembre 2008
A propos du Chagrin des Belges
J'ai commencé il y a quelques semaines la lecture du Chagrin des belges, le célèbre roman d'Hugo Claus. Je m'étais dit en l'achetant que cette œuvre louée et recouverte d'éloge allait me procurer le plaisir du Classique et assouvir mon goût pour l'idée du roman national. Ici, la patrie est la Flandre, pays de sang qui est le mien. J'allais entrer pour une fois dans ses entrailles à travers ce qui se présente comme une chronique provinciale. A plusieurs reprises, j'ai voulu ici en toucher quelques mots, à commencer par la regrettable présentation du livre, qui en quatrième de couverture propose une citation bancale et quelconque d'un journal (Le Monde) qui a laissé paraître l'idée que La République fût un livre rédigé par Socrate. La courte biographie de l'auteur, la citation en sus donnent la pénible impression d'une œuvre de circonstance, hâtivement rééditée pour satisfaire aux curiosités de l'im-médiate actualité, Hugo Claus s'est plus ou moins donné la mort (par euthanasie) il y a quelques mois, ce qui a comblé d'aise et de roucoulement toute la clique de la bourgeoisie anversoise, qui n'a pas manqué d'assister bruyamment aux obsèques télévisées. Défunte subversion. La première partie qui conte l'enfance de Louis Seynaeve avant la seconde Guerre Mondiale et brosse le portrait des membres de sa pittoresque famille pose d'emblée le roman comme un roman d'apprentissage, dont on pressent à travers la malice de l'auteur, que ce peut être un roman d'apprentissage sans finalité, un roman d'apprentissage vers rien (apprendre à être belge?). On peut aussi lire ce roman comme une œuvre d'autofiction et suivre le cheminement de l'auteur à devenir tel qu'il s'est défini subtilement "un flamingant francophone". C'est pourquoi j'ai regretté ne pas le lire en néerlandais, car l'auteur joue sur les registres de langue, passant du haut-flamand au bas-flamand, perdant ainsi la drôlerie, mais aussi le message politique dans la quête d'une identité communautaire. Mais visiblement, je ne suis pas le seul : "Et pendant ce temps, pour libérer le pays, des couriers limbourgeois transportant les plans tactiques salvateurs mais ne comprenant pas le patois de Flandre Occidentale s’égaraient dans les champs en mâchant du salami"(p.335). Néanmoins, grand est le plaisir de lecture, j'espère à l'occasion fournir quelques extraits savoureux.
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