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vendredi 9 décembre 2011

Pays en incapacité chronique

Après un nombre incalculable de jours sans gouvernement, la Belgique, au grand dam des barbus, s'est dotée d'un pouvoir exécutif. Le grand écart qui consiste à poster un socialiste wallon au sommet succédant au dénommé Leterme, montre jusqu'à quel point le pays est prêt à aller pour se sauver. Les négociations conclues sous la menace des marchés financiers (qui prennent ici le rôle de la main invisible salvatrice) ont réussi à écarter la principale force politique, le Nva, des nationalistes flamands. On fait peu de cas (pas assez à mon avis) du fait que le nouveau "Premier", Elio di Rupo ne sache pas parler le néerlandais. Ce politicien expérimenté, plusieurs fois ministre, n'a pas réussi à être un bon bilingue. Ce n'est pas normal. A Bruxelles, plus de 80% des offres d'emplois demandent la maîtrise du néerlandais et seulement 8.6% des chômeurs le parle. Vous ne pouvez décrocher un poste de réceptionniste si vous n'êtes pas bilingue ou même trilingue. De nombreuses portes vous sont fermées. C'est un mauvais signal pour le bilinguisme et pour la classe politique, vue une fois de plus comme des privilégiés, sans compter que les flamands vont vraiment finir par croire que le cerveau des wallons est limité.

vendredi 7 octobre 2011

Humour belge et politiquement correct français mêlés

Même ça, c'est raté.

Pourquoi cette triple tautologie me fait rire :

L’équipe belge de rugby en fauteuil roulant s’est qualifié pour les jeux paralympiques de 2012

lien

L'important, c'est que ça fasse rire mon épouse, comme on dit.

lundi 25 juillet 2011

Un cortège de rois qui gravissent le grand escalier de l'Histoire

Je lis La spectaculaire histoire des rois des Belges. C'est léger, c'est recommandé par la Dh. C'est aussi rempli d'anecdotes croustillantes. L'auteur sait se retirer pour laisser place au feuilletoniste. Je recommande cette histoire de la Belgique vue par ces souverains, qui m'évoque parfois Roman Roi. C'est en tous cas bien documenté, je crois et mieux que du Z comme Zemmour ou du A comme mon doux Adler. J'apprécie d'autant plus que les belges ont dans leur patrimoine la fantaisie des patronymes, je reconnais parfois des noms de rues dont j'ignorais dans ma crasse ignorance toute l'existence, comme Wappers, Madou ou Surlet de Chokier, Erasme de son prénom.

dimanche 30 janvier 2011

Qui l'eut cru 2011

Dans sa chronique internationale et téléphonique en duplex de sa salle de bain du 24 janvier, Alexandre Adler a mentionné le nom de Benoît Poelvoorde. Qui l'eut cru?

samedi 29 janvier 2011

Les voiturettes du peuple

Ingénieur, François FEYENS était l'un des spécialistes les plus avertis en Belgique en matière d'alimentation des moteurs au gasoil, mazout, fuel-oil et apparentés. Il possédait un atelier remarquablement outillé. Au début des années trente, François FEYENS était agent pour les moteurs français PEUGEOT-CLM construits sous licence allemande JUNKERS-DIESEL.

Entre 1936 et 1939, il construit quelques petits véhicules à moteur diesel monocylindrique de 565 cc développant 15 cv (puissance spécifique obtenue entre 3000 et 3200 t./min. ce qui pour l'époque était un régime relativement élevé pour un moteur à gasoil monocylindrique), une mécanique qui permettait une vitesse maximum de 60 km/h consommait 4 litres d'huile lourde aux 100 km et était conçue plutôt pour un usage industriel que touristique.

Cette curieuse petite voiture comportait un châssis composé de deux longerons principaux en tube d'acier de section ovale, d'un croisillon central et d'entretoises tubulaires, Le châssis avec ses attaches de ressorts et les supports de caisse ne pesait que 45 kg, donnant au véhicule un poids en ordre de marche de 300 kg et une charge totale de 600 kg. D'une longueur de 2 m 45 avec 1 m 50 de voie, cette construction laissait un espace disponible pour la carrosserie en porte à faux de 1 m 60.
Les événements de la Seconde Guerre mondiale allaient mettre fin prématurément au développement de cet intéressant véhicule.

source

Le marché automobile est exemplaire de la vision Schumpéterienne du capitalisme.

jeudi 27 janvier 2011

samedi 18 septembre 2010

La fin de la Belgique

Concordance des calendriers administratifs, ce sont aujourd'hui et demain, les fêtes de Wallonie et les journée du patrimoine bruxellois. A l'occasion de l'inauguration d'icelles, le bourgmestre de Namur, capitale de la Wallonie, a prononcé un discours qui a alimenté les journaux parlés et écrits. C'est la première fois que j'entendais l'évocation de la fin de la Belgique de la bouche d'un haut-représentant wallon. Bien sûr, même quand on est à jeun, en Wallonie, on reste toujours bonhomme et cette mort se fait dans l'indifférence générale. Je mets en lien quatre témoignages de cette fin de velours qui se prépare.

La Belgique en soins palliatifs, par L.Rosenweig
Le casion de Bart de Wever, édiatorial du journal l'écho
L'intervention du bourgmestre de Namur, citations dans le soir.wa (ah!ah!)
Les prédictions d'Alexandre Adler, -dépasser le point d'interrogation, sur FC

mercredi 21 juillet 2010

Promenade au chateau de Gaasbek

Le domaine du Château de Gaasbeek est le dernier vestige de l'ancienne seigneurie de Gaasbeek, fondée par le duc de Brabant en 1236. Le plus célèbre de ses propriétaires est sans doute Lamoral, comte d'Egmond, qui acheta le château en 1565, trois ans avant sa dramatique décapitation. Quant à René de Renesse, comte de Warfusée, il doit sa renommée à une conspiration contre les Espagnols, au pouvoir à l'époque. À la fin du XVIIe siècle, la seigneurie fut acquise par Louis Alexandre Scockaert, comte de Tirimont. Suite au mariage d'une Scockaert avec un fils Arconati Visconti, le domaine passa aux mains de cette famille milanaise. La dernière marquise Arconati Visconti était une Française, née Marie Peyrat. Elle est décédée en 1923. (Site)

Beau domaine, agréable, dans le Pajottenland. De belles fermes.

vendredi 30 avril 2010

Les derniers jours d'un pays

Dans sa chronique datée du 28 avril, Alexandre Adler a commis une erreur factuelle qui m'a fait tressaillir. Selon notre homme, le premier ministre belge Yves Leterme serait né à Liège. Je ne ricanerais pas sur une nouvelle preuve de la méconnaissance de l'outre-quièvrain par les savants français, ignorance qui court même jusque parmi nos plus brillants représentants, la preuve. Non content de relever une faute chez cet érudit de profession, je souhaiterais acquiescer sur la théorie qu'il échafauda le chat sur l'échaffaud. Je crois comme lui que la Belgique va disparaître demain ou dans dix ans, d'un trait de plume, comme la RDA. Il est très difficile de concevoir pour un jacobin (tout rabbi qu'il pût être) que wallons et flamands cohabitassent sous un même gouvernement. Ils se tournent le dos. Les wallons peuvent facilement être englouti par la France. Je m'étonne par ailleurs que le président Sarkozy qui pourrait de ce fait être le premier homme d'État à repousser les frontières de la France, le premier depuis 1870 ne s'y adonne pas avec enthousiasme et malice pour sa gloire personnelle. Je vous laisse écouter la chronique de l'homme ponctuel, l'homme toujours adler.