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vendredi 27 janvier 2012

Le monde en 2012

L'éditorialiste Alexandre Adler a quitté France-Culture après une dizaine d'années de service. Il scénarisait les affaires internationales à travers sa vaste érudition, son goût pour les coulisses, les personnages de l'ombre au nom rarement évoqué dans la grande presse, les histoires intimes et son attrait pour la futurologie. Il aimait établir des prévisions et se trompait assez souvent. Il s'en amusait même, cela ne l'empêchait de continuer. En 2012, il y aura les élections présidentielles aux États-Unis. La voix du chroniqueur matinal va me manquer. Qui d'autre que lui aurait pu évoquer mormonisme et sociologie de la Caroline du sud, l’étymologie du prénom Newt et la vision république du conflit en Ossétie du Nord? On pourrait à profit se reporter sur un bon blog de correspondance ou The Economist, certes. Il y a aussi un bon article dans le hors-série The world in 2012 qui s'emploie à un pronostic assez réaliste et bien troussé. Pour ma part, je vous offre mon pronostic : Obama va gagner, porté par une légère embellie économique (chiffre du chômage, croissance et redécollage de l'industrie). Mitt Romney n'aura aucun argument à lui opposer.


J'aimerais, puisque j'évoque Barack Obama dire ici à quel point je suis bluffé par le génie marketing de son élection. Le slogan : Yes, we can est une fantastique trouvaille, digne du ceci n'est pas une pipe de Magritte. Il ne se passe pas une semaine (même quatre ans après) sans que je vois une camionnette de plomberie, un slogan publicitaire ou un badaud qui ne l'emploie.

dimanche 30 janvier 2011

Qui l'eut cru 2011

Dans sa chronique internationale et téléphonique en duplex de sa salle de bain du 24 janvier, Alexandre Adler a mentionné le nom de Benoît Poelvoorde. Qui l'eut cru?

samedi 18 septembre 2010

La fin de la Belgique

Concordance des calendriers administratifs, ce sont aujourd'hui et demain, les fêtes de Wallonie et les journée du patrimoine bruxellois. A l'occasion de l'inauguration d'icelles, le bourgmestre de Namur, capitale de la Wallonie, a prononcé un discours qui a alimenté les journaux parlés et écrits. C'est la première fois que j'entendais l'évocation de la fin de la Belgique de la bouche d'un haut-représentant wallon. Bien sûr, même quand on est à jeun, en Wallonie, on reste toujours bonhomme et cette mort se fait dans l'indifférence générale. Je mets en lien quatre témoignages de cette fin de velours qui se prépare.

La Belgique en soins palliatifs, par L.Rosenweig
Le casion de Bart de Wever, édiatorial du journal l'écho
L'intervention du bourgmestre de Namur, citations dans le soir.wa (ah!ah!)
Les prédictions d'Alexandre Adler, -dépasser le point d'interrogation, sur FC

samedi 10 juillet 2010

Le nouveau modèle d'Almendralejo

Comme vous avez pu le constater de visu, ce weblog a fait peau neuve. Blogger proposait de nouveau modèle. J'ai choisi celui-ci, j'espère qu'il ne vous pique pas les yeux, il est en effet assez rare, qu'on aime le changement dans les maquettes, même s'il est vrai que le lecteur-badaud oublie assez vite la version précédente. J'ai, moi aussi rarement sauté d'extase et fondu d'admiration devant des relookages de journaux ou de site. C'est pourtant la grande mode, il paraît que ça -ouvrez-les-guillemets- booste. Vous verez que j'ai mis un module de partage pour votre page facebook ou twitter, mais aussi, un formulaire d'appréciation, qui comporte quatre cases à cocher selon votre appréciation du post édité ci-dessus. "Adlérien" est le sommet infranchissable de la finesse, du bon-goût, du savoir et de l'érudition, "Bien" c'est bien, vous avez passé un bon moment et vous regrettez à peine d'avoir perdu votre temps précieux en surfant sur n'importe quoi, "médiocre" signifie que c'est une production banale qui n'apporte rien, si ce ne n'est de saturer un peu plus le réseau qui a besoinde place pour la production pornographique modiale et enfin, "Affligeant deroni" est une manière pour vous de m'encourager à ne pas continuer, quoique votre silence s'y met avec beacoup d'entrain.

vendredi 30 avril 2010

Les derniers jours d'un pays

Dans sa chronique datée du 28 avril, Alexandre Adler a commis une erreur factuelle qui m'a fait tressaillir. Selon notre homme, le premier ministre belge Yves Leterme serait né à Liège. Je ne ricanerais pas sur une nouvelle preuve de la méconnaissance de l'outre-quièvrain par les savants français, ignorance qui court même jusque parmi nos plus brillants représentants, la preuve. Non content de relever une faute chez cet érudit de profession, je souhaiterais acquiescer sur la théorie qu'il échafauda le chat sur l'échaffaud. Je crois comme lui que la Belgique va disparaître demain ou dans dix ans, d'un trait de plume, comme la RDA. Il est très difficile de concevoir pour un jacobin (tout rabbi qu'il pût être) que wallons et flamands cohabitassent sous un même gouvernement. Ils se tournent le dos. Les wallons peuvent facilement être englouti par la France. Je m'étonne par ailleurs que le président Sarkozy qui pourrait de ce fait être le premier homme d'État à repousser les frontières de la France, le premier depuis 1870 ne s'y adonne pas avec enthousiasme et malice pour sa gloire personnelle. Je vous laisse écouter la chronique de l'homme ponctuel, l'homme toujours adler.

vendredi 6 février 2009

Alexandre Adler a eu raison

Nombreux sont parmi vous qui raillez ma bienveillante et aveugle admiration pour Alexandre Adler, je n'en ai cure. Rares sont, il est vrai, les motifs de réjouissance, de fanfariole* ou de ces instants en bandoulière où je fais plastron. Ces dernières années, il fallait être solidement accroché à son adlerophilie (qui n'est pas le porté d'Adler) et je le fus. Mais cette semaine, nasillards coquins, je suis récompensé de mon opiniâtreté de marin breton, de mon sisu alsaco-flamand, Adler a eu raison. Lors des conférences de Davos, qui n'est que la pâle copie suisse des fora altermondialistes et tropicaux, j'en conviens, il a été reconnu qu'Alan Greenspan, l'ancien directeur de la Réserve fédérale américaine, a fait des erreurs intellectuelles, notamment sur sa politique du crédit, dont nous mesurons les conséquences aujourd'hui et demain. A l'inverse, le tant moqué, le tant critiqué, Jean-Claude Trichet, intransigeant à la limite du rigorisme, est désormais et bien tardivement célébré. Je glisse entre parenthèse qu'Alain Madelin s'est une nouvelle fois trompé, comme souvent et comme tant d'autre. Alexandre Adler a souvent vanté le courage de Trichet et pas seulement par une amitié partagée et suspecte pour Chirac, il l'a nommé "homme de l'année", je m'en souviens, au moment où le directeur de la Banque Centrale fut vilipendé par ses confrères économistes, plus faux-frères que confrères. Comme souvent, Alexandre A. a eu le nez creux et pour une fois, les événements se sont conformés à la vérité, la vérité sort toujours de la bouche d'Adler, c'est la réalité qui divague.

*fanfariole : mélange de fanfaronnade et de gloriole

mercredi 8 octobre 2008

Alexandre Adler a dit

Ce matin, notre doux mais néanmoins robuste Alexandre Adler a pris son combiné. S'adressant à tous, Il nous a parlé de l'après-capitalisme pendant que certains d'entre vous se rasaient ou alors pendant que vous vous trimbalâtes avec votre sacoche de cuir usé et votre epodcast dans des transports en communs bondés. Pour ceux qui l'ignorait, Alexandre Adler, quoique lourd en apparence mais agile comme un petit singe de par l'esprit, lit the Economist qu'il (son stagiaire) traduit, -le roublard- pour les besoins de sa chronique. C'est ainsi que ce matin, il parla tout ingénument de Warren Buffet, l'éminent investisseur, qui atteint les cimes de la popularité outre-atlantique, parce qu'il est devenu le symbole de l'investisseur sage, distancié et responsable. Responsable? La société de l'homme d'affaires, Bershire Hathaway, a depuis longtemps fait son blé et son miel sur des investissements dans l'industrie, vieux secteur routinier et concret qui reprend du lustre, loin du casino financier et des gadgets virtuels du prochain millénaire. Alexandre Adler, par un de ces sauts de cabri dont il a le secret, expliquait que les industriels américains, dont Buffet était l'homme-lige, vont prôner un protectionnisme sécurisant qui tranche avec le flot fou de capitaux transfrontaliers, et avec lequel le candidat et probable président Obama ne pourra pas se départir. C'est de toute façon, si vous êtes un peu attentif, ce qu'il nous promet dans son programme. Progressiste et protectionniste, encore un tour de passe-passe du vieil aigle pour nous pousser dans des abîmes de perplexité.

vendredi 4 juillet 2008

La décroissance durable

Je vous sens tout tourneboulé à la suite de la lecture du post qui encourageait les gens à l'abonnement papier du journal de référence pour participer citoyennement à la déforestation. J'ai mauvaise conscience, j'en ai gros sur la patate bio. J'ai une dette durable au moins aussi grande que celle de l'Etat français.
Grâce à CNNmoney, j'ai eu l'idée qui fera de ce lieu virtuel un espace éco-équitable accueillant et souriant et j'en suis soulagé. Dans l'Utah, plus connu pour les plus adlériens d'entre vous, comme le lieu des mormons, le gouverneur (républicain) accorde à 17 000 de ses 24 ooo suppôts la semaine de quatre jours, pour le motif d'économie d'énergie. Mieux que Martine Aubry et dominique Voynet réuni-(e)-s! Les fonctionnaires ne viendront plus le vendredi pour ne plus utiliser leurs voitures polluantes ni abuser de l'électricité, s'ils n'oublient pas d'éteindre avant de partir! Mais des écolos hard-core comme eux, je serais bien étonné. Toutefois, sarcastique, l'article mentionne que ce sont les associations de golf qui vont faire florès. J'en doute, journalistes jaloux, car quand on travaille moins, on fait moins de sport, c'est connu.

Les républicains, une autre écologie est possible