Je me suis promené dans Marseille, pas tout à fait au hasard, quatre heures durant et contre toute attente, je n'ai rencontré aucun comportement incivique, hormis la forte odeur d'urine et les tags. Même les clochards se tenaient cois. La veille, un passant m'a même demandé s'il pouvait me renseigner. Peut-être la forte propension au klaxon comme moyen d'impression peut déranger le promeneur. Moi qui ai passé tout l'été à compiler les faits divers aussi inquiétants que terrifiants, je ne peux pas dire que j'en ai eu pour mon comptant (d'émotion forte).
Affichage des articles dont le libellé est sentiment d'insécurité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sentiment d'insécurité. Afficher tous les articles
mercredi 24 août 2011
dimanche 25 juillet 2010
Le maire de Grenoble a parlé
Le maire de Grenoble, Michel Destot, en a ému plus d'un lors de son appel à l'aide au ministère de l'intérieur, sous la forme pudique d'un "Pour un Grenelle de la sécurité urbaine". Nous avons voulu être ironique à son endroit, mais l'homme, qui joue sa place, s'est fendu d'un article dans le journal Le Monde, repris sur son site, afin de montrer qu'en pareille situation, il sait réagir, même proposer, il sait taper du poing sur la table, et même organiser une conférence.
Premièrement, il concède, "Il convient jusque là (...) de se poser les questions de fonds que nous avons jusque là évité". Fort de cette humilité, on pense que monsieur le maire va faire des propositions fortes, inédites, décapantes, fondées sur un diagnostic sans ombre et parfois même douloureux. "La société de 2010 n'est plus celle des dernières décennies". Alors vient, en second lieu, l''idée révolutionnaire sans-quoi-rien-de-tout-cela-n'-aurait-été-possible : Le Grenelle. Le Grenelle de l'environnement a été un tel succès, que oui, c'est incontournable. Comme il le dit, sans Grenelle, je ne peux ni "vivre ensemble", ni "agir ensemble".
C'est la raison pour laquelle, avant même les incidents que nous avons vécus ces derniers jours, j'ai demandé, au nom de l'Association des maires de grandes villes de France (AMGVF), la tenue d'un Grenelle de la sécurité urbaine, dimension incontournable du vivre et de l'agir ensemble ; condition indispensable également à l'efficacité des politiques sociales et éducatives.
Troisièmement, la présentation de son modus operandi simple, vélléitaire, efficace. Une action radicalement nouvelle: police de proximité + moins de chômage+ plus de mixité + plus de reconstruction des villes diverses = faire vivre nos villes à la hauteur de nos valeurs = règles collectives du vivre ensemble en tranquillité publique respectées = Gagné!
Voilà l'équation de base qui fera revenir la concorde et l'harmonie. Pour mettre cette logique en tout point imparable en branle, rien de plus simple que des leviers et des méthodes qui ont fait leur preuve depuis trente ans. comme celui-ci admirablement décliné par M.Destot: L'AMGVF va chapeauter l'ANRU qui se réunira en colloque et conférence pour savoir comment dispatcher des crédits "politique de la ville".
C'est ce que le badaud peut lire de la déclaration d'intention du maire de Grenoble. Il a attendu dix ans une prise de conscience, il attendra dix ans pour une résolution.
Source : Tout est plus ou moins copié-collé de la tribune de Michel Destot
lundi 21 décembre 2009
Le niveau monte aux créneaux
Laurent Mucchielli est un sociologue français. Il n'est peut-être pas très connu de vous, mais il est l'expert scientifique sur la question de l'insécurité et de la délinquance. La plupart du temps, les journaux viennent chercher sa caution, pour dire en termes sociologiques que "tout va bien"," l'insécurité, c'est dans la tête", "que ça a toujours été comme ça, de tout temps, toute chose étant égale par ailleurs". Il se situe dans la grande lignée des intellectuels organiques qui devrait faire date et dont on pourrait prendre comme origine, le livre, Le niveau monte, de Baudelot et Establet, ouvrage de 1989, qui explique que le niveau scolaire des élèves est plus élévé qu'auparavant, et même vingt ans après nos édiles n'en démordent toujours pas. Je suis allé dans une université dont les leçons étaient fortement imprégnées de ces travaux. On m'a enseigné que la sécurité s'expliquait par la hauteur des tags et que "l'insécurité des gens n'était qu'un sentiment instrumentalisé par l'opportunisme politique qui fait le jeu du front national" ou autres scories approchant. On connaissait bien les mots, "amalgames", "stigmatiser" et "fachos". Ces enseignements ont forgé l'opinion de mes petits camarades, qui voulant faire carrière les ont assimilés et parfaitement retenus. Ils font parti ou tente de faire parti de la grande classe des journalistes et hommes politiques qui convoquent leur Mucchielli pour se rassurer et calmer les inquiétudes. Les Dernières Nouvelles d'Alsace, par exemple, publie un entretien avec Mucchielli, qui synthétise sa longue et opiniâtre pensée. On n'est pas médaille de bronze du CNRS pour rien. Ce document est utile et pourra servir de pièce à conviction, gardons le bien au chaud.
"Ce qui augmente, ce ne sont pas les violences que l'on subit, mais celles que l'on déclare, comme par exemple les violences sexuelles entre mineurs ou les violences conjugales, qui étaient taboues auparavant".
"Ce qui augmente, ce ne sont pas les violences que l'on subit, mais celles que l'on déclare, comme par exemple les violences sexuelles entre mineurs ou les violences conjugales, qui étaient taboues auparavant".
mardi 1 septembre 2009
Meurtre en pleine rue à Ixelles
Que les anciens lecteurs de la dernière-heure-les-sports se rassurent, il y a toujours un petit fait divers qui se passe près de chez vous et que le tabloïd bruxellois ne passe pas sous silence. Lorsque c'est relaté par le grand quotidien, on baigne dans les délices de l'événement, mais lorsque vous avez entendu les coups de feu, c'est un peu plus glaçant.
Un jeune homme a été tué de plusieurs balles lundi soir vers 20H30 près de la place Flagey à Ixelles
BRUXELLES La victime a été retrouvée en possession d'une carte de membre d'un club de fitness. La vérification de l'identité du jeune homme est en cours, a précisé le parquet. Le jeune homme se trouvait sur le trottoir lundi vers 20H30 quand il a été atteint de plusieurs balles à la tête. Au total, six balles ont été tirées.
Il ne semble y avoir aucun témoin visuel du crime. Le corps de la victime a été trouvé inanimé au coin des rues Lesbroussart et Charles De Coster, situées entre la place Flagey et l'avenue Louise.
L'auteur des coups de feu a pris la fuite. On ignore si l'auteur des tirs était à pied ou dans un véhicule. Le parquet a indiqué que la victime a fait l'objet d'une exécution. L'affaire a été mise à l'instruction pour assassinat. La juge d'instruction bruxelloise Geneviève Tassin est descendue lundi soir sur les lieux du crime.
samedi 27 juin 2009
mardi 14 avril 2009
Un fait divers parisien - Le sentiment d'insécurité a encore frappé
Nous sommes toujours sur la lancée de ce fait divers pascal (qui n'y est pour rien) et qui fait couler beaucoup d'encre, un tsunami de réactions comme s'il pleuvait des dépêches sur une agence de presse en Irak. Il y a que c'est urgent il faut colmater le réel.
François Bégaudeau (écrivain, acteur, professeur de français agoraphile, palme d'or) :"Mais c'est des gamins! J'y vais banco; C'est vrai que la seule question qui compte, c'est : les a-t-on refoulé d'une discothèque? ah! pas simple".
Max Gallo (académicien, historien, Mitterandien Sarkozyste) : "De tout temps, la France a été un champ de batailles, en revanche, cette embuscade picrocoline ne rentre pas dans l'histoire de notre patrie. Néanmoins, je connais un homme qui saura redresser le pays, sur les pas de Bonaparte, dans la droite ligne de l'axe franco-allemand et son respect, c'est Nicolas Sarkozy".
D.D, militant socialiste qui tait son nom : "ça m'arrive tous les jours. Je vote socialiste, mais c'est vrai que je peux pas marcher tranquille dans la rue sans me faire importuner. Je ne suis pas raciste, mais quand je vois un groupe de quatre ou cinq écoliers issus de la diversité et de la colonisation, je change de trottoirs. Après bon, il faut savoir passer à autre chose, les élections approchent et il faut faire barrage au front National ".
Samuel Huntington (intellectuel méconnu, qui, de sa tombe) : "Voici enfin venu le temps du choc des civilisations....Tant que ce conflit tribal à l’échelle globale ne se manifeste que par la multiplication des conflits métalocaux, il reste gérable. Vous pouvez vous réferer à l'ensemble de mon oeuvre".
François Bégaudeau (écrivain, acteur, professeur de français agoraphile, palme d'or) :"Mais c'est des gamins! J'y vais banco; C'est vrai que la seule question qui compte, c'est : les a-t-on refoulé d'une discothèque? ah! pas simple".
Max Gallo (académicien, historien, Mitterandien Sarkozyste) : "De tout temps, la France a été un champ de batailles, en revanche, cette embuscade picrocoline ne rentre pas dans l'histoire de notre patrie. Néanmoins, je connais un homme qui saura redresser le pays, sur les pas de Bonaparte, dans la droite ligne de l'axe franco-allemand et son respect, c'est Nicolas Sarkozy".
D.D, militant socialiste qui tait son nom : "ça m'arrive tous les jours. Je vote socialiste, mais c'est vrai que je peux pas marcher tranquille dans la rue sans me faire importuner. Je ne suis pas raciste, mais quand je vois un groupe de quatre ou cinq écoliers issus de la diversité et de la colonisation, je change de trottoirs. Après bon, il faut savoir passer à autre chose, les élections approchent et il faut faire barrage au front National ".
Samuel Huntington (intellectuel méconnu, qui, de sa tombe) : "Voici enfin venu le temps du choc des civilisations....Tant que ce conflit tribal à l’échelle globale ne se manifeste que par la multiplication des conflits métalocaux, il reste gérable. Vous pouvez vous réferer à l'ensemble de mon oeuvre".
lundi 13 avril 2009
Un fait divers parisien
Suite au déplorable faits divers récupéré par des sites d'extrême-droite, les personnalités les plus qualifiés et les intellectuels les plus estimables ont souhaité réagir pour tenter de comprendre. En exclusivité sur ce blog quelques extraits.
Pascal Perrineau (directeur du Centre de recherches politiques de Sciences Po, Cevipof): Les chiffres ainsi que les enquêtes d'opinions sont grâce à notre institut très pointues: on constate un déficit de popularité du président Sarkozy, qui n'a pas su convaincre son électorat traditionnel de la pertinence de ses plans de relance du pouvoir d'achat. Dans un monde dominé par l'image, et encore une fois, les chiffres le prouvent, il fallait puiser dans les grands thèmes qui ont fait ses succès électoraux. A quelques mois des élections européennes cruciales pour son mi-mandat, il fallait remobiliser l'électorat de droite, déçu par son mariage avec Carla Bruni. Cette vidéo - non-destiné a être vu, je le rappelle- tombe à pic pour soulever chez les français ce sentiment d'insécurité qui peuple à 47% l'imaginaire des français. Sarkozy s'est fait élir sur ça, il le sait, il veut déstabiliser une gauche qui est crédité d'excellentes intentions de vote par ce coup qui flatte à l'extrême-droite qu'il maîtrise très bien par ailleurs.
Alain Soral (boxeur) : La France a peur, si vous voulez, parce que la jeunesse se réveille. Les déshérités, les véritables prolos, commencent à mettre des gifles à la bourgeoisie-bohème de Sciences-Po. C'est pas innocent que le petit mec, mou de la bite, qui gémit à sa maman est un type formaté par l'école des élites. Dans une analyse marxiste, ça en dit long sur les futurs patrons qui licencient, c'est une réminiscence de leur déficit sexuel et masculin. C'est une lopette... qu'il vienne prendre des cours de boxe avec moi, et on verra si la France de demain, elle pourra dire amen au complot judéo-sioniste du grand capitalisme mondialisé, si vous voulez.
Marie-Pierre de la Gontrie (secrétaire nationale du PS aux libertés publiques et à la justice, auteure de le Livre noir sur les libertés publiques) : Ces actes inqualifiables qui consistent à dévoiler des vidéos destinées à être non-vues sont une atteinte au droit à l'image et un nouveau pas dans la répression des classes défavorisées. En sortant de leur contexte d'utilisation privée ou semi-privée ces images, on viole les chartes élémentaires de la Cnil et le respect des libertés. Des millions de personnes ont vu ces images à caractère privée et nous transforme de fait en petit flic et procureur. Prendre le bus sous le règne du président Sarkozy signifie que nos libertés sont bafouées. Le règne de Big Brother s'étend dans nos sphères d'intimité et de socialisation contrôlé par l'Etat. C'est encore un exemple à charge de plus a ajouté au Livre noir sur les libertés publiques.
Alexandre Adler (historien, journaliste): Lorsqu'en février 1977, à Abu Dhabi, le grand fils du cheick Adaam-Al-islam déclarait devant un parterre d'officiel chiites de Jordanie du sud reprenant à mon ami Bismarck ces sages paroles : "On peut tout faire avec une baïonnette, sauf s'asseoir dessus", il ne s'imaginait pas par un effet papillon inédit les faits divers déplorables, désagréables mais dérisoires des autobus parisiens. Car que s'est-il passé en réalité? L'élection d'Obama a changé beaucoup de choses de chaque côté de l'Atlantique. La crise financière marginalise le secteur tertiaire, le sentiment antisémite gagne les banlieues qui cultivent un ressenti douloureux du conflit israëlo-palestinien, mais c'est plus que cela qui fait qu'un jeune blanc de type caucasien est roué de coup dans un transport public comme il le serait dans n'importe quelle banlieue du Nigeria ou d'Afrique du Sud. C'est un sentiment d'impunité et de toute-puissance qui gagnent les déçus du protectionnisme. Alors que va-t-il se passer? Mes fidèles auditeurs le savent, il m'arrive de me tromper, mais dans ce cas-ci, il est évident, le futur s'annonce pour le moins délicat. Le protectionnisme et la chute du Yuan vont entraîner une paupérisation des classes moyennes de l'occident laïc, ajoutant à l'arrêt de l'immigration un fort sentiment de solidarité antisémite qui sont à l'image des guerres houleuses des Pays-bas au XVIIème siècle un climat de tension et de guerre civile d'une rare ampleur. C'est bien ce qui s'annonce aujourd'hui et à quoi nous devons nous préparer.
Gibi (journaliste d'investigation au Jdd et bien connu de nos services) : C'est une tronche de fake (ah! elle est bien bonne). Cette vidéo n'a aucun contenu informatif, ma déontologie m'oblige à ne pas me prononcer. D'après Morandini, c'est un canular de Gérald Dahan (-le-petit-patapan).
Lilian Thuram (futur ministre, intellectuel et joueur de football, réécrit par un journaliste du monde) : Le cri de détresse de ces jeunes me fait mal. C'est l'histoire de quatre excités qui mettent à mal des politiques d'intégration. C'est un spectacle désolant, mais je crois que ces jeunes ont gravé en eux les images des abus de la colonisation. C'est une sorte de hymne à leur père, ils font courber l'échine à ceux qui ont bafoué la dignité du peuple métis.
Christine Boutin (ministre d'Etat) : Ce sont des images affreuses, horribles qui sont diffusées sur des médias grand public. Il faut donc les retirer, car elles heurtent les sensibilités et ne décrit pas une situation plus complexe et plus humaine qu'on veut bien le dire. Depuis la prise de fonction de Nicolas Sarkozy, nous œuvrons pour un contrôle responsable des images. Les enfants ne doivent pas voir ça[...] J'ai appris que la scène avait eu lieu à proximité de Montparnasse, un quartier de Paris intra-muros, je me félicite de cette mixité sociale dans des quartiers auparavant imperméables à la diversité. Ce sont les premiers fruits de notre politique du logement et nous ne nous arrêterons pas là.
Je ne suis pas doué dans l'art du pastiche, mais c'est un exercice assez plaisant, j'ai pu le constater il y a peu. Et après tout, je suis chez moi, je continuerai.
vendredi 30 janvier 2009
vendredi 22 août 2008
Nous allons aimer l'an 2000
Ce n'est pas du plus haut raffinement, mais ce fait divers suisse a tout de même de solide argument pour arracher quelque sourire à la clientèle et surtout faire aimer notre époque aux plus ronchons de nos plus indécrottables réactionnaires.
Une œuvre d'art exposée dans les jardins du musée Paul Klee de Berne, représentant une crotte canine géante s'est envolée pour atterrir plus loin dans les vitres d'un orphelinat. Les ingénieurs qui sommeillent en chacun des suisses sont mortifiés d'apprendre que le système de sécurité la dégonflant en cas de mauvais temps n'a pas fonctionné.
Je remercie notre époque pour nous permettre ces moments d'extase jubilatoire.
Une œuvre d'art exposée dans les jardins du musée Paul Klee de Berne, représentant une crotte canine géante s'est envolée pour atterrir plus loin dans les vitres d'un orphelinat. Les ingénieurs qui sommeillent en chacun des suisses sont mortifiés d'apprendre que le système de sécurité la dégonflant en cas de mauvais temps n'a pas fonctionné.
Je remercie notre époque pour nous permettre ces moments d'extase jubilatoire.
Inscription à :
Articles (Atom)

