France culture s'efforce au détriment de sa vocation originelle à devenir une radio généraliste de service publique. L'émission des Matins est là pour le confirmer, est là pour l'ancrer dans sa nouvelle mission. Cette saison, elle entend être présente dans la campagne présidentielle, comme tout le monde. C'est ainsi que les différents candidats à l'élection suprême défilent au micro. Ces dernières semaines, une émission particulière a beaucoup fait parler d'elle de telle sorte à ce que je me sois forcé de l'écouter. C'était celle qui passait sur le grill Mme Le Pen. Elle fut de l'avis unanime un ratage total. Le chef de la rédaction politique s'étant même invité dans l'émission du médiateur pour se confondre en plates excuses. Comme dit, je l'ai écoutée, mis en appétit par le spectacle annoncé d'un rendez-vous manqué. J'ai toujours déploré qu'on se serve de Culture comme d'un tremplin vers des médias mieux exposés. Il était clair que Hubert Huertas, le chef de la rédaction politique, voulait se "faire" Le Pen pour faire monter sa côte et qu'il a été mis en situation d'échec faisant se demander aux fidèles auditeurs non seulement si France Culture devait faire ce genre de programme mais aussi si elle en était capable. Ce qui est bien cruel pour nos ambitieux. Quels ont été les ingrédients du ratage? Je dirais l'impréparation flagrante de Huertas qui pensait qu'avec son angle d'attaque (car c'était d'attaque dont il était question) il allait déstabiliser Le Pen. Il affirmait que Le Front national n'apportait rien de nouveau, qu'il portait à incandescence les mauvaises nouvelles. Or, s'il y a bien un point qu'il faut concéder à travers la marginalité corrosive du Front National, c'est l'exclusivité de ses thèmes simplistes repris par la suite par les démagogues du moment. Huertas a été renvoyé dans ses filets, seulement, il s'est accroché toute l'émission durant à son crédo. Le problème a été, je pense, que les chroniques ont opposé leur idéologie, qui pour le moment n'est pas porté par la vérité de l'actualité. Un second élément était l'égo de Huertas qui l'a poussé dans des retranchements de puérilité et d'invectives. Tout cela, donc, était un inintéressant programme où nous ne pûmes pour nous consoler nous réjouir d'une punition publique, mais il est triste que les moments de radio originaux passent par ce type d'esclandre.
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jeudi 15 décembre 2011
mardi 10 mai 2011
La réaction recrute

Entre nous, On était pas mieux avant?
Avant les sms, les lois liberticides, les tenues négligées, mai 68, la déglingue généralisée, les fautes d'orthographe, "les jeunes d'aujourd'hui", le recyclage, la fin du monde ouvrier, la parité homme-femme, le fast-food, les bars sans clopes, la musique techno et les oualkmannes, jean passe et des meilleurs.
Soyons sérieux, ça vous donne pas envie d'être un peu réactionnaire.
lundi 23 août 2010
Boonnnjoouuuuuuurrr
Ce matin, notre ami Éric "le chronique" Zemmour est revenu de vacances, il revient affoler le bourgeois, choquer les professionnels de l'indignation, dévergonder le souchien. Un peu baillant et mal coiffé, la voix douce, heureuse, il nous prend un peu par surprise, car la rentrée médiatique coïncide en général au premier lundi du mois de Septembre. Ce blog, vigilant parmi les vigilants, est là pour vous rappeler que la bête rugit encore, la parole se libère, à l'heure du retour des nazis.
vendredi 30 avril 2010
Féroce comme Zeus et doux comme un papa
Les allemands, du moins les universitaires que j'ai brièvement côtoyé, pensent que la révolution française a permis au général Napoléon de fournir en nombre les bataillons partant à l'assaut de l'Europe. Parallèlement, des français, historiens ou amateur d'histoire, assurent comme un fait accompli que Bismarck a fortifié l'Allemagne en l'encasernant. Zemmour, qui a une grille de lecture d'historien, a une dent contre le pays germain, que ce soit pour sa politique économique, sociale ou même son football, il se trouve toujours pour les critiquer, réveillant là une querelle que je croyais enfoui et éloignée de notre génération de tout mou. L'Allemagne se reprend de sa culpabilité et réaffirme ses intérêts, il est prévisible que ça frotte dans le moteur franco-allemand. Toujours est-il que je me suis longtemps, longtemps mais vaguement, demandé comment Napoléon a succédé à la Révolution. N'ayant pas les mêmes certitudes que les allemands. Dans le flou de mes souvenirs, je ne voyais que deux séquences historiques distincts d'années ou de décennies. Les lectures qui m'accompagnent ces jours-ci apportent toute la lumière qui m'a fait défaut. Le livre de Bainville est plus éclairant que celui de Chateaubriand et ce soir, j'ai écouté une émission de canalacadémie sur les Thermidoriens approfondissant encore le sujet. C'est passionnant. Je me demande pourquoi je n'ai jamais lu ces livres durant mes études. Pour les enfants, il peut être intéressant de donner goût à l'histoire à travers les aventures napoléoniennes.
Les Thermidoriens : entre Robespierre et Napoléon, dans tes écoutilles par ici
L'éclatante victoire de Sarrebrück, d'un célèbre poète français
Les Thermidoriens : entre Robespierre et Napoléon, dans tes écoutilles par ici
L'éclatante victoire de Sarrebrück, d'un célèbre poète français
vendredi 2 avril 2010
Le moment Bonaparte

Comme nombre de français, un moment dans leur existence, je vis une intense période Napoléon. Le prétexte fut la trouvaille d'un livre de Chateaubriand, qui avait pour titre Napoléon. Le lire me permettait de faire deux pierres vingt coups (pourquoi pas, c'est gratuit). N'avoir jamais parcouru des pages de Chateaubriand et ne connaître que peu de choses sur la personnalité préférée des français eut été un peu léger et indigne d'un bloggeur semi-professionnel et d'1bAC+8. D'autant que je prendrais le risque d'être la risée des générations qui vont descendre tels des singes savants de mon arbre génialogique. En dépit de la grande documentation disponible et de mes études d'élite, j'étais limitrophe sur le sujet, hormis quelques généraux qui s'étaient jumelés avec des arrêts de métro. Il fallait régler ça, je le fais tranquillement. C'est un moment qu'on est tous amener à rencontrer.
J'ai écouté quelques conférences sur canalacadémie. Cette semaine, par une coïncidence aussi pure que l'eau de roche, il a été question du frère, Joseph Bonaparte à l'occasion d'un ouvrage biographique paraissant. Enfin, pour couronner le tous de lauriers impériaux, j'ai trouvé à midi pour quatre euros, Napoléon de Jacques Bainville, dont Zemmour a touché quelques mots dans l'émission la plus intéressante consacrée à son livre Mélancolie française.
J'ai écouté quelques conférences sur canalacadémie. Cette semaine, par une coïncidence aussi pure que l'eau de roche, il a été question du frère, Joseph Bonaparte à l'occasion d'un ouvrage biographique paraissant. Enfin, pour couronner le tous de lauriers impériaux, j'ai trouvé à midi pour quatre euros, Napoléon de Jacques Bainville, dont Zemmour a touché quelques mots dans l'émission la plus intéressante consacrée à son livre Mélancolie française.
jeudi 1 avril 2010
L'homme providentiel
Suite à l'énorme vague de solidarité et de soutien qui a suivi la polémique dont il était le centre, Eric Zemmour, requinqué, envisage de s'allier à Dominique de Villepin pour présenter une candidature à deux visages, aux prochaines élections présidentielles de 2012. "Ni droite, ni gauche", "un mouvement national et socialiste au dessus des partis". C'est ce qui se murmure fort à Paris, pourtant rien n'a filtré dans les journaux de droite, manipulés par le président Sarkozy. C'est en lisant la presse espagnole que j'ai fait cette découverte. L'acte ne manque pas de panache et de provocation, les associations subventionnées vont avoir chaud au train. A suivre.
samedi 20 mars 2010
Petit manuel de guerre idéologique
Il a fallu un peu moins de trois mois aux comités de vigilance pour commencer leur travail de flicaillons et de procureurs. Comme je l'avais annoncé ici, la libération de la parole "monstrueuse" et nauséabonde dont le vilain Eric Zemmour fait le commerce, salit l'image de notre idéal multiculturel, qui est en passe de réussir. Les dizaines d'intellectuels organiques justifient enfin leur promotion en tapant à bras raccourcis, il fallait pour les Miller, les Bonnaud, les Dély montrer qu'on n'était pas là par hasard. Comme le doux Lindenberg en son temps, ils allaient faire le travail. Calomnier, invectiver, décourager, amalgamer, submerger, attaquer. Le dernier livre de Zemmour, Mélancolie française, donne l'occasion à la meute de se déchaîner et au public de comprendre ce qu'est une guerre idéologique. Un tournant dans le culture war français. Les pasdarans de la bien-pensance ne comprennent pas que plus ils matraquent, plus il donne du crédit et une publicité toute béhachélienne à son essai et à ses idées. Ils apprendront tôt ou tard que ceci se fait dans l'ombre, dans l'oubli, que passer sous silence une oeuvre est la meilleure des méthodes pour la liquider. On laisse l'homme dans le silence et on l'en en sort opportunément pour l'accuser violemment. Etant un inconnu pour tous, il sera d'autant plus facile de le discréditer et de la faire porter les idées lamentables que l'on combat (Gougenheim, R.C). Pour Zemmour, cependant, il y a eu un petit ratage. L'animal est tenace, il a la force de l'abnégation et connaît un petit succès populaire, qui fait que des émissions en mal d'audience sont toujours tenté de l'inviter. Il a l'expérience des médias et sait s'adresser au public, ainsi il esquive les manipulations simplificatrices et outrancières de ses ennemis, son profil ne satisfait à aucune étiquette.
Petit exemple de procès médiatique : ici
mercredi 13 janvier 2010
jeudi 7 janvier 2010
Un vent de fraîcheur moisi
Rtl, la station radiophonique la plus populaire de France a confié une chronique matinale depuis le 4 janvier à Eric Zemmour, qui officie déjà sur plusieurs émissions télévisées de grande écoute. C'est de la folie. A l'écoute de ses premières interventions, il est indéniable que le ton qui est le sien ne s'est pas adouci. RTL est une station commerciale qui enrôle sans délit d'opinion des vedettes qui lui rapporteront de l'audience et des réclames publicitaires. Permettre à des idées qui ne sont pas répandu sur les stations de service public de s'exprimer participe à une libération de la parole qu'il faudrait stigmatiser*, selon la phraséologie prudente qu'il convient d'adopter. Penser que des millions de gens vont l'entendre quotidiennement, pour moi, c'est un vent de fraîcheur moisi.
*«Une parole qui devrait être stigmatisée se trouve soudain libérée» BH Lévy, Libération
*«Une parole qui devrait être stigmatisée se trouve soudain libérée» BH Lévy, Libération
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