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dimanche 27 juin 2010

Ils vivent, nous dormons


Vu hier un film de science-fiction de John Carpenter, un petit maître de la série b. Le film They live est un brûlot anti-libéral, assez convaincant dans la mesure où le cinéma peut l'être sur le plan des idées. En pleine crise économique, un ouvrier solitaire découvre un groupe de contestaires qui fabriquent des lunettes permettant de voir une propagande subliminale orchestrée par de'hideux extraterrestres. Ces derniers à la conquête du monde développent leur emprise par la promotion d'un mode de vie sédatif et soumis au très petit plaisir de la vie (télévision, consommation, obéissance, défaite de la pensée). Hormis la longue scène de catch entre les deux gentils, le film a un très bon rythme et ne s'est pas embarrassé de lourdeur. Il faudrait consigner les qualités des films de réalisateurs qui tournent beaucoup, au contraire de ceux qui mettent leur vie dans chacun des leurs qui pourrait être le dernier, on remarque un détachement, une fraîcheur, un irrespect de ceux qui pensent déjà au suivant. C'est à peu près la même chose pour les livres. La quantité appelle la qualité. Deux des scènes les plus effroyables sont celles où l'État policier détruit et massacre à tout crin, dans le but d'étouffer l'étique contestation du nouvel ordre extraterrestre. En bon français, je m'étonne que l'on mette dans le même sac Etat et Entreprise. Dans l'hexagone, même le dernier Coupat venu prône la mainmise de l'Etat "protecteur", alors que le libertarisme américain cherche paranoïaquement à desceller le pacte entre le marché et l'Etat, qui étouferrait la liberté à leur profit.

mercredi 21 octobre 2009

Millenium People


Dans Millenium People, le psychologue David Markham vaque à ses occupations à l'institut Adler (un hommage à notre doux éditorialiste?) qui lui confie des missions d'études et de conseils autour de la psychologie dans les environnements professionnels et notamment la psychologie du travail dans l'univers industriel. Son quotidien est troublé lorsqu'il se trouve embarqué au centre de nébuleuses contestatrices menées par la classe de la petite-bourgeoisie cultivée qui prône une action terroriste contre des symboles d'oppression. Les cibles de leur attaque violente permettent à Ballard, l'auteur, de revisiter les lieux qui lui sont chers et qui firent sa réputation de visionnaire. Les aéroports, les hôpitaux désaffectés qu'on rasent au profit de vastes lotissements, parking, et vidéoclubs de banlieue, toute la suburbia paisible, coeur des ténèbres morne, tranquille, silencieux lieux et non-lieux d'où sortiront l'apocalypse. Une bombe a explosé dans l'aéroport international, tuant la premièr femme de David Markham. Il se renseigne et se trouve approché pour participer à l'attaque d'une exposition de chien au centre de Londres, la destruction d'un vidéoclubs et l'incendie de la cinémathèque. Il ne comprend pas bien ses révoltes qui n'ont d'autres buts semble-t-il de pimenter le quotidien des bourgeois désoeuvrés tels de vulgaire Julien Coupat de fiction. A ce stade de la lecture, je commence à perdre patience devant les exactions répétitives, d'autant que tout français qu'il m'est permis d'être, je suis obsédé par le style, qui ici n'est guère une préoccupation (on dirait du Dantec), mais gageons que par la suite, je ne pourrai "échapper au malaise que l'auteur instille avec maestria" (c'est promis, c'est marqué derrière).

Source de l'image
J'écoutai son rire généreux rebondir contre les murs de pierre et se projeter dans les dortoirs silencieux, comme s'il invitait les fantômes de ses enfants morts à sortir jouer. p.168


mercredi 27 mai 2009

A propos d'un nouveau révolutionnaire

Lecture de la page 3

Mais tout de même, on sent bien qu'il ne joue pas sa vie dans ses paroles. D'où il parle on entend l'aisance d'une situation privilégiée, ce ne sont même pas "les cimes glacées" de Zarathoustra. Je ne crois pas dans le monde qu'il nous décrit et qu'il veut combattre. J'ai du mal à prendre la phrase : "Une si pathétique allégation ne peut être le fait que d'un régime sur le point de basculer dans le néant" au sérieux. Je m'excuse mais c'est du Dantec. De surcroît, les allégations qui prétendent que le pouvoir prendrait peur à cause d'un livre que peu de personne ont pourtant lu sont risibles, même si assure-t-il "Le sérieux historique revient".

A lire ici

Ce n'est pas un document très important, c'est un témoignage sociologiquement intéressant. Je note par ailleurs que tous mes amis qui s'en enthousiasment sont fonctionnaires.

mardi 26 mai 2009

A propos d'un nouveau révolutionnaire

Lecture de la page 2

Une si pathétique allégation ne peut être le fait que d'un régime sur le point de basculer dans le néant.

-Catastrophisme à l'emporte-pièce, attaques ad hominem

-Maurice Dantec?

-Des grands mots, des grands mots!


A propos d'un nouveau révolutionnaire

lecture de la page 1

Il y a trop de morgue facile dans le péril qu'il vit
Ses parents doivent être fonctionnaires.