mardi 28 août 2012

All Jokes Aside, bréviaire

Je viens de lire quelque part qu'on dit en anglais : All jokes aside. C'est une expression que L'Accompagnateur utilise souvent sous de nombreuses formes diverses et variées et personnelles et françaises, je crois qu'avec cette trouvaille, il pourra être moins brider avec un anglais. 
-All jokes aside, I am serious.

J'ai appris aussi que les américains ne voulant pas dire Carpe Diem, car ce serait trop pédant, préfère dire Yolo : You only live once. Je l'ai rencontré sur Lamebook. (Oh, Jeeze!)

Il y a par ailleurs une expression qui emploie deux mots français mais dont la combinaison est peu correcte dans notre langue. Il s'agit de double entendre. J'ai cherché à l'écouter pour connaître sa prononciation (je l'ai trouvé ici). Ce n'est pas fréquent de trouver en anglais des emprunts détournés du français.

A la lecture de Jeanne d'Arc, je peux trouver parfois des expressions et à travers elles une idée du français qui s'employait alors. Pour la petite anecdote, Jeanne venait de Lorraine qui était considérée comme un pays lointain à la frontière. Elle était une paysanne et son accent faisait rire les gens de l'intérieur. Elle dit par exemple, sua socia, pour parler de son amie, j'ai l'impression que le français ancien pourrait être compréhensible par un espagnol ou un catalan. ça me rappelle qu'une fois, j'ai lu régaler pour offrir (comme regalar).

dimanche 26 août 2012

Porter par les ondes

Étant un auditeur régulier de radio ou de webradio, j'ai fait l'expérience au cours d'un long voyage en auto de son écoute subie et aléatoire, pour ne pas dire contrainte mais attentive. Le moins que l'on puisse dire est que les programmes radios ne sont pas conçus pour les auditeurs au long cours. Je me suis souvent embarqué dans les redites et la monotonie des kilomètres n'ont pas toujours été bouleversés par l'audace des programmes. C'est ce qu'il est convenu d'appeler, certes, les programmes d'été. Il est dommage de laisser ces terres en jachère plutôt que d'y semer des invitations pour les hautes saisons. J'ai pu néanmoins écouter l'intégralité d'une édition du point du jour (musiq'3), qui est une émission bien construite, j'ai aussi trouvé que l'animatrice des Matins de France Culture était professionnelle et livrait des entretiens de bonne facture. J'ai eu la surprise de réentendre Christian Morin vers Bordeaux, Petitrenaud à Dijon et Ruquier (trop souvent). En ces temps de jeux olympiques, nous n'avions que la célébration de Marilyn Monroe pour nous cultiver l'esprit. Je garde tout de même quelques bons souvenirs tels que la conversation avec Tareq Oubrou ou un météorologue, les chansons de Rover, l'intervention de François Rollin. J'ai bien ri lors d'émissions portant sur Chris Marker, l'homosexualité dans la chanson française, les vingt ans de l'album Nevermind, je me suis énervé contre les conférences de M.Onfray ou L.Ferry et j'ai passé un bon moment, j'avoue, à écouter les auditeurs de Rmc info répandre leurs visions du football. J'ai écouté la Copé à Saragosse, du catalan à Huesca. Pour le prochain voyage, penser à acheter des romans lus sur dvd.

samedi 25 août 2012

Les révoltes fiscales


Charles VI fut paradoxalement le premier roi berger. Durant l'hiver 1389/1390, le jeune roi fait un voyage en Languedoc afin d'apaiser les révoltes fiscales provoquées par les excès de Jean de Berry. Le trésorier Bétizac est brûlé à Toulouse puisqu'il faut bien négocier sa réconciliation avec Gaston Phébus comte de Foix et de Béarn. Ce dernier qui se fait vieux, n'a jamais prêté hommage au roi d'autant  qu'il se dit prince par la grâce de Dieu. Mais il a malencontreusement étranglé son fils légitime et seul héritier (qui avait projeté de l'empoisonner, il est vrai) et doit se prêter à quelques arrangements avec le roi. Jeanne d'Arc, Colette Beaune, p.149

Trop d'impôt tue l'impôt revu en trop d'impôt tue tout court.