vendredi 8 octobre 2010

Jamais sans mon pyjama

Une des dichotomies les plus marquantes et les plus cachées qui distinguent le Nord et le Sud de la France est dans le fait que les gens du Nord portent des pantalons de pyjama que renient les gens du Sud, qui eux n'hésitent pas à mettre des caleçons ou simplement des shorts de sport (de l'olympique de Marseille, par exemple), qui font frisonner de dégoût les habitants du Nord. Certains d'entre vous se demandent où je dichotome la France en deux.Tel un géomètre grossier ou un huissier peu sourcilleux, un peu au dessus du Massif Central, d'une ligne qui passe de Poitiers à Mâcon (et ne me contredisez pas). J'avoue être ignorant sur les us des parisiens, formant comme toujours une classe à part, mais en règle générale, le dormeur garde le réflexe de ses origines. A titre d'exemple, moi même qui en connaît un rayon sur les départementales de France, je me vêtis la nuit d'un pantalon quand je vis au Nord et d'un quelconque tissu quand je sévis au Sud et ceci, indépendamment des températures. Mes frères se moquent d'ailleurs assez souvent de moi. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

Qu'en pensez vous?

jeudi 7 octobre 2010

A propos d'un nouveau cd du groupe Weezer

Ces derniers jours, le groupe américain Weezer pour lequel nous avons une petite tendresse coupable, a édité un nouveau disque distribué sous un nouveau label, Epitaph, catalogue de musiques confidentielles quoiqu'agréables. Si mes souvenirs sont exacts, le groupe avait rompu leur mirifique contrat avec leur maison de disque précédente, ce qui laissait présager pour les observateurs un retour aux fondamentaux, les origines du groupe, auxquelles il doit l'estime des "puristes". Pour ma part, je n'ai jamais pensé que Weezer ait produit un seul bon album, ils sont tous inégaux et beaucoup de chansons sont à oublier. Les compositions ont toujours oscillé entre le grandiose et le ridicule, l'efficace et le vain. La frontière est tenue, leur production quasi industrielle ne leur permet pas de séparer le bon grain grain de l'ivraie faisant d'eux des adeptes de l'adage "la quantité appelle la qualité". Ce groupe jouira d'une immense notoriété lorsqu'il arrêtera et qu'on se concentrera non plus sur les nouvelles parutions mais sur un florilège de très bonnes chansons. Pour preuve, le hasard a voulu que Pinkerton, lepremieralbumjamaiségalédepuis selon les puristes, s'est retrouvé un long moment dans mon baladeur et il était devenu insupportable. Un enregistrement d'un concert pirate était bien mieux appréciable.
Alors, que pensez de leur nouvel album à l'horrible pochette? Je vais probablement le télécharger et chercher les quatre bonnes chansons que leurs albums donnent en général à l'immense production contemporaine de musique de variétés.


Vous pouvez lire, si vous aimez avoir un avis sur tout, cette chronique détaillée sur le site pitchfork.com

mercredi 6 octobre 2010

Le destin de France Culture

"Le problème de la consommation de la culture n'est pas lié aux contenus culturels à proprement parler, ni au "public culturel". Ce qui est décisif, c'est que l'oeuvre, comme la voiture de l'année, soit condamnée à n'être que signe éphémère, parce produite, délibérément ou non, dans la dimension aujourd'hui éphémère du cycle et du recyclage. La culture n'est plus produite pour durer. Elle est soumise à la même vocation d'"actualité" que les biens matériels".
Jean Baudrillard.

Sur l'onglet du site de France culture, France Culture, actualité politique et culturelle.