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jeudi 7 octobre 2010

A propos d'un nouveau cd du groupe Weezer

Ces derniers jours, le groupe américain Weezer pour lequel nous avons une petite tendresse coupable, a édité un nouveau disque distribué sous un nouveau label, Epitaph, catalogue de musiques confidentielles quoiqu'agréables. Si mes souvenirs sont exacts, le groupe avait rompu leur mirifique contrat avec leur maison de disque précédente, ce qui laissait présager pour les observateurs un retour aux fondamentaux, les origines du groupe, auxquelles il doit l'estime des "puristes". Pour ma part, je n'ai jamais pensé que Weezer ait produit un seul bon album, ils sont tous inégaux et beaucoup de chansons sont à oublier. Les compositions ont toujours oscillé entre le grandiose et le ridicule, l'efficace et le vain. La frontière est tenue, leur production quasi industrielle ne leur permet pas de séparer le bon grain grain de l'ivraie faisant d'eux des adeptes de l'adage "la quantité appelle la qualité". Ce groupe jouira d'une immense notoriété lorsqu'il arrêtera et qu'on se concentrera non plus sur les nouvelles parutions mais sur un florilège de très bonnes chansons. Pour preuve, le hasard a voulu que Pinkerton, lepremieralbumjamaiségalédepuis selon les puristes, s'est retrouvé un long moment dans mon baladeur et il était devenu insupportable. Un enregistrement d'un concert pirate était bien mieux appréciable.
Alors, que pensez de leur nouvel album à l'horrible pochette? Je vais probablement le télécharger et chercher les quatre bonnes chansons que leurs albums donnent en général à l'immense production contemporaine de musique de variétés.


Vous pouvez lire, si vous aimez avoir un avis sur tout, cette chronique détaillée sur le site pitchfork.com

mercredi 30 septembre 2009

The Office

Une série britannique se nommant The Office a connu un succés tel qu'elle a été décliné dans divers pays. Le principe est simple, il s'agit d'un faux reportage qui suit au jour le jour les péripéties routinières d'une petite société de papier. Il ne faut pas y voir une description grinçante du monde de l'entreprise, comme ont bien voulu le croire ceux qui n'y ont jamais mis les pieds, mais davantage comme l'expression sans limite d'un comique dérangeant qui a pour cadre le monde professionnel, vu comme une contrainte scénique où divers types de personnage sont obligés de cohabiter et de se supporter pour le meilleur ou pour le pire. Les américains, peu flexisouple, se sont emparés du concept qu'ils ont transposé en Pennsylvanie. Au départ, les scénaristes sont restés très fidèles à la version anglaise, répétant à l'identique certaines situations burlesques, mais en adoucissant toutefois la cruauté du chef. Puis peu à peu ils se sont affranchis du modèle anglais afin de proposer une copie si réussie qu'elle allait connaître un succès supérieur à la version d'origine qui ne compte que douze épisodes, soit deux saisons, contre les six saisons en cours que les scénaristes américains ont fiévreusement pondues. En effet, les personnages secondaires ont pris corps, une importance grandissante si bien que la dernière saison est centrée sur le mariage entre le commercial et la réceptionniste. Je ne me souviens plus très bien des épisodes de la version anglaise, seulement un chef pathétique qui se croyant drôle imposait de force son humour ridicule à ses subordonnés, mais je n'ai pas trop accroché, la version américaine se démarquait d'emblée par plus d'humanité (tristesse et émotion) et de nuance dans les situations. Même si les débuts souffraient d'un timing et d'un montage approximatif (on ne comprenait pas certains gags pas assez mûri), l'inventivité des scénaristes qui ont certainement vu loin, a permis de réequilibrer la série et d'explorer en toute liberté d'autres champs d'activités.

Un épisode résumé : ici