Affichage des articles dont le libellé est marx. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est marx. Afficher tous les articles

samedi 26 février 2011

Boite noire

Les observateurs se frottent les mains, le capitalisme va se casser la gueule.

(on doit la fortune récente de Marx dans la presse, à un nom qui permet tous les jeux de mots faciles, il ne faut pas chercher plus loin, Raphaël)

jeudi 24 février 2011

Seriez-vous prêt à renoncer au capitalisme?

La semaine dernière, il y a eu dans l'émission radiophonique Les nouveaux chemins de la connaissance, une rediffusion de la semaine consacrée à Marx. Ce n'était pas inintéressant, mais pas complètement satisfaisant. Un des intérêts de ce programme est la lecture à voix haute de bribes de l'œuvre du penseur et nous pouvons le dire, le jeune Marx écrit bien. Marx est un penseur passionnant, car il satisfait à tous les niveaux de compréhension et d'implication; pour le dire plus trivialement, il y a à boire et à manger. Ce que ne sont pas privés les différents intervenants qui picoraient dans les gamelles les plus alléchantes, au détriment des poubelles de l'Histoire, on aurait aimé davantage de contradictions, surtout dans les points de vues économiques. Marx est un philosophe hégélien qui dans son travail d'interprétation du monde, constatant les contradictions mortelles, s'est mis en tête de le transformer. C'est pourquoi de philosophe, il a pris place dans la nouvelles discipline montante : l'économie politique. Ce qui a d'amusant parmi les invités marxiens (on ne dit plus marxistes), c'est leur vision archaïque du monde du travail, un des invités a pris comme exemple : le meunier. A de nombreuses reprises, nous pouvions entendre des lamentations sur le capitalisme d'aujourd'hui et le sort atroce qu'il réserve aux sociétés qu'il vampirise ("Quand on voit ce qu'on voit"...). J'aurais aimé un diagnostic plus détaillé du capitalisme d'aujourd'hui qui ne se satisfasse pas du Schadenfreude de la dernière et toute récente crise. L'espérance de vie augmente, les pays du monde connaissent la richesse, le niveau général de l'éducation est à un niveau paroxystique, les révolutions techniques s'enchaînent sans qu'on puisse encore les digérer et rien n'empêche "la conscience écologique" qui trouvera une concrétisation sur le marché, la réduction du temps de travail et l'avènement du divertissement. Rien donc qui ne fasse penser aux conditions propices à la révolte. De ce fait, je ne suis pas sûr que les peuples soient prêts à renoncer au capitalisme.

lundi 28 décembre 2009

Le retour de Marx

Répliques du 5 décembre

Alors que nous assistons simultanément à la commémoration de la chute du mur de Berlin et à la résurrection d'une crise financière destructrice de richesse, il semble que s'immisce dans cet interstice un regain pour la pensée de Marx. Si la réalisation d'une bureaucratie collectiviste et autoritaire a entraîné derrière nous un désastre sans commune mesure, que certains perçoivent comme une dénaturation de la pensée marxiste, loin est le temps où le capitalisme était le système triomphant et sans alternative. Avec la crise, on perçoit la volonté d'une limitation de l'économie moderne dont l'irrationalité inquiète. Que peut apporter Marx? Le débat que nous proposait Alain Finkilekraut réunissait un marxiste M.Löwy et l'excellent P.Raynaud, bon et honnête connaisseur des pensées d'extrême-gauche. Pour l'un, le marxisme demeure une irréfutable critique du système, toujours d'actualité, et dont il convient de réecrire une radicalité écologique, pour l'autre, le marxiste n'apporte aucune solution alternative viable, tant du point de vue politique ( quid du compromis démocratique d'enrichissement de tous sous condition de croissance ? liberté et croissance), économique et écologique (le marxisme est productiviste). Le socialisme des pays de l'est n'apparaît sous cet angle comme un capitalisme sans liberté entravé. Les deux systèmes ne proposent donc pas des forces de limitation, " les philosophies de l'histoire n'a fait que la transformer, il convient de l'épargner". A la lumière de ces citations apparaît avec force les arguments du conservatisme.

"En brisant le cadre précapitaliste de la société, le capitalisme a donc rompu, non seulement les barrières qui gênaient ses progrès, mais encore les arcs-boutants qui l’empêchaient de s’effondrer". J. Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Payot, 1961.