Affichage des articles dont le libellé est amis du désastre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est amis du désastre. Afficher tous les articles

samedi 5 mars 2011

Un parfum de ruines


Detroit est une ville du Michigan connu pour son industrie automobile ainsi que pour Robocop qui selon la télévision y sévit. Comme bien souvent, on profite de l'espace pour ne pas recouvrir les ruines, les bâtiments à l'abandon, ce qui confère une douce sensation de désastre et de passé.
Très belle série photographique de deux français : ici




mardi 25 mai 2010

France culture

Grâce à l'outil Google Reader, il est possible de s'abonner aux podcast d'émissions et de pouvoir les écouter in situ. Cela permet d'éviter notamment de se promener sur le nouveau site de France culture qui décontenance. La station ne se cache plus dans sa volonté de ne devenir qu'un France Inter deux. On ne compte plus en effet les émissions qui collent à l'actualité im-médiate, qui se fendent de décryptage et du monde d'aujourd'hui. On cherche en peine des émissions qui placent le savoir, la connaissance, la Culture sur un piédestal. Je crois que la station souffre de l'entrisme d'animateur-producteurs qui l'utilisent comme tremplin pour des cieux mieux exposés.


mercredi 17 septembre 2008

Les millénaristes sautent de joie

Le 28 août, le journal Libération, en une, affichait son titre : "le krach au bout de la rue", en écho à la phrase du président Hoover qui quelques jours avant la crise de 1929 plastronnait que la prospérité était au coin de la rue. Les programmes scolaires ont largement inculqué à leurs ouailles la fausseté et l'aveuglement de cette phrase benoîte et optimiste avant le désastre économique, que tout le monde connaît. Je suis donc étonné que nos titreurs se laissent, probablement aveuglés par leur joie mauvaise, glisser dans cette allusion mal venue. Puisqu'en se plaçant sur le même registre, on joue la comparaison avec le prophétisme angélique ou diabolique, l'incantation et pas le domaine factuel. Tous les jours, en effet, on nous prophétise la déroute du système, comme on l'eût constaté pour le système soviétique. Les prix du pétrole flambait selon la formule consacrée, une crise pétrolière sans précédent alimentait le fourneau des âmes trépidantes, son prix s'est dégonflé. L'immobilier défaillait, nos esprits malins mettaient tout le monde à la rue. Ce week-end a été noir. On entend les rires sataniques couvrir la faillite de la quatrième plus grande banque d'investissement (à ne pas confondre avec une banque de dépôt). Bien sûr, sévère est la crise, es liegt mir fern de contredire le vénérable Economist, la fin des modèles que constituaient General Motors pour le versant sociale et Dell pour l'aspect économique forcent les américains à une mutation, car il faut raison garder, cette crise est une des nombreuses qui ont secoué l'économie américaine ou pour voir ample, cosmique. Qui se souvient de l'éclatement de la bulle internet, de la crise de l 'épargne (ici), du 11 septembre, et j'en oublie et des passes et des meilleurs?

Je me réjouirais d'une chose, c'est de l'érosion violente de la place de la finance dans l'économie mondiale.

lundi 28 juillet 2008

Suis-je un millénariste?

Suite à une discussion engagée avec l'ami roulio, qui me reprochait de ne voir les choses qu'avec des yeux de Finkie, je me suis demandé dans mon maigre for intérieur, si je n'étais que cassandre et si je me conformais complaisamment à l'idée exprimée par Houellebecq dans un journal chilien : "les français prennent un plaisir masochiste à l'auto-dénigrement".
J'avoue me surprendre de temps en temps à la recherche de textes inquiets et décadentistes et ne plus croire les textes optimistes, surtout concernant l'éducation nationale, la culture ou la civilisation, mœurs et rapports humains. J'ai inclination à n'y voir que naïveté et ravissement propre aux "ravis de la crèche". Pourtant, sur d'autres fronts, économiques ou techno-scientifiques, par exemple, je me situe au strict opposé des jubilations noires et nihilistes des prophètes du malheur capitaliste qui promettent la fin du système économique aux moindres de ces toussotements. De même, j'ai beaucoup de mal avec les lobbys obscurantistes qui s'inquiètent violemment des derniers progrès, car j'ai foi en la science, quand ceux-ci ne veulent que précautions et décroissance sous le joug du statu quo et de la violence nihiliste.