Affichage des articles dont le libellé est A boire et à manger. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est A boire et à manger. Afficher tous les articles

samedi 11 janvier 2014

Feydeau, Tailleur pour dames et autres vidéos sur YouTube

J'ai profité des derniers jours de décembre pour me rendre au théâtre, à l'approche des vacances, ma fatigue devait être adoucie par les joies simples du divertissement. Une pièce de Feydeau, Tailleur pour dames, était au programme et comme dans mon esprit, par le jeu simplificateur des listes scolaires, Feydeau est associé à Labiche. Je comptais avec résolution rire franchement, me taper sur le bedon à tout crin et en toute honnêteté, j'ai ri gaillardement. Les jours suivants, toujours mû par ce désir - je l'espère compréhensible, de se fendre la poire en toute détente, j'ai cherché sur Youtube des réprésentations complètes de pièces de Feydeau, données si possible par le fin du fin de l'actorat français. Chaque décennie, visiblement, la comédie française a mis une de ces pièces au répertoire, j'ai regardé quelques-uns des débuts (car je m'endormais, veuillez encore excuser mon manque de vigueur) de quelques pièces et je dois relever ici une interrogation : Comment se fait-il que Feydeau se maintient dans les répertoires classiques ? Il m'est incompréhensible qu'il a dépassé le succès de son vivant. Pourquoi la comédie française joue et rejoue ces vaudevilles aimables et coquins, distrayants et grossiers ? Les oeillades au public, les paraphrases grossières, la pudibonde vulgarité sont à peu près les ficelles invariables du dramaturge, amateur de gaudriole au pays de Strauss-Kahn. Don Juan en français se dit Strauss-Kahn vous verrez. J'aime assez les noms des personnages (Moulineaux, Bassinet), mais je garde en ce début 2014 mon faible (aussi tenace soit-il) pour Labiche.

mardi 17 avril 2012

En libre écoute

Au programme de canal académie :
Les funérailles de Victor Hugo,
Moment historique, les funérailles de Victor Hugo, le 1er juin 1885, rassemblèrent deux millions de personnes de toutes parts. Les délégations de provinces de France et d’ailleurs se multiplièrent aux abords du chemin menant au Panthéon emprunté par le corbillard des pauvres dans lequel souhaitait reposer l’écrivain académicien. Marc Bressant, auteur du livre Les funérailles de Victor Hugo, raconte le souvenir vibrant de cette journée si particulière.

Evolution ou dérive ? avec Frédéric Treffel, professeur à l’université de Cergy-Pontoise
Le mot "citoyen" revient dans le discours public contemporain. Comment figure-t-il dans les dictionnaires, des plus anciens aux plus récents, dont celui de l’Académie française bien sûr. Quelle est l’origine de ce mot, et son histoire ? Et quelle évolution conceptuelle la notion a-t-elle subi ? Comment l’entend-on aujourd’hui ? Frédéric Treffel, auteur d’un livre de la collection "Champion Les Mots", intitulé "le Citoyen", en dévoile l’histoire complète.


Cousu de fil rouge, souvenirs d’académiciens en URSS
Une plongée dans les anciennes archives soviétiques ont amené Sophie Coeuré et Rachel Mazuy à sélectionner cent cinquante textes illustrant la relation si particulière qu’entretinrent les intellectuels français avec l’URSS. Cousu de fil Rouge, paru chez CNRS Editions, évoque non seulement les relations littéraires mais aussi, les liens scientifiques, artistiques et de manière générale, culturels. Au cours de cette émission, les deux auteurs, invités de Christophe Dickès, présentent notamment les rapports de plusieurs académiciens avec le monde russe.

Première grande exposition monographique consacrée à Edgar Degas (1834-1917) à Paris depuis 1988, la rétrospective "Degas et le nu" ouverte au Musée d’Orsay depuis le 13 mars et jusqu’au 1er juillet 2012 permet à notre chroniqueur Jacques-Louis Binet, d’explorer l’évolution de ce peintre impressionniste original dans sa pratique non pas du corps mais du nu, à travers toutes les techniques qu’il a utilisées, en particulier le pastel. L’occasion d’une plongée réjouissante dans une exposition riche, organisée par le Museum of Fine Arts de Boston et bénéficiant de fonds d’oeuvres exceptionnelles du Musée d’Orsay et de grandes collections comme celle du Metropolitan Museum of Art de New York.

Pourquoi les intellectuels s’en prennent-ils à leur siècle ? A quoi servent-ils dans le monde actuel ? Michel Winock, grand historien de l’histoire contemporaine de France, professeur émérite à Sciences-po Paris, est un spécialiste des intellectuels en France. A ce sujet, deux livres ont fait sa renommée : Le siècle des intellectuels (1997) et (avec Jacques Julliard) un Dictionnaire des intellectuels français (2002). Et en 2011 : L’effet de génération sur les intellectuels.

Tandis que la zone euro inquiète de nouveau les marchés, Grèce et Espagne en tête, et qu’elle vient d’élaborer un plan « pare-feu » à Copenhague accordant 800 milliards d’euros au mécanisme européen de stabilité (MES), la campagne présidentielle française semble se dérouler sur une autre planète et dans la surenchère.

une conférence de Nicole Vilmer, astrophysicienne à l’Observatoire de Paris
Le mercredi 7 mars 2012, le Bureau des Longitudes accueillait à la fondation Simone et Cino Del Duca, l’astrophysicienne Nicole Vilmer pour une conférence intitulée "Le soleil, une étoile magnétique et active, source de particules énergétiques." Explications sur le fonctionnement du Soleil. Le Soleil n’est donc pas seulement une source inépuisable de lumière et d’énergie, cette explication de la structure interne du Soleil nous le prouve.

samedi 26 mars 2011

Lecture d'un hebdomadaire


Cette semaine, (enfin, je veux dire cette semaine du 12 au 18 février dans laquelle je vis), le magazine The Economist a étonné, puisque prenant le contre pied de l'agitation fièvreuse des révoltes arabes a choisi d'afficher en couverture, une couverture parmi les plus laides, une technologie qui va changer le monde (Print me a Stradivarius, The manufacturing technology that will change the world). On imagine aisément que cette révélation ait été plannifiée de longue date, en dépit de l'Egypte, mais je dois dire que j'en reste perplexe, car ce type de pari prophétique a davantage sa place dans l'édition de Noël. On parlera de choix éditorial risqué. Parmi les soixante-dix-huit articles et les cent pages de l'hebdomadaire, nous avons eu de quoi étancher tout de même notre soif de curiosités. Je recommenderais les articles sur le Grande-Bretagne et l'Angola.

Technology, How 3D printing will change the world
The Euro Zone, Pact of uncompetitiveness
British Politics, The Big Society
France's governement, Monsieur Fillon's holiday
Communes in Berlin, German gentrification
The Big Society, platoons under siege
Angola's wealth, Mine, all mine
Life in Luanda, costly for Croesus
Congo's east, Still muggling
Democray in south Africa, A step backwards
Canada's prim minister, The taming Stephen Harper
Internet blackouts, Reaching for the kill switch
Nokia at the crossroads, Blazing the platforms
AOL and the Huffington Post, Content couple


Charlemagne, France and Germany push for integration
Bagehot, Muscle vs multicultalism
Lexington, America, Israel and the Arab Spring
Schumpeter, political risk
Economics focus, Extreme weather

jeudi 17 mars 2011

Une vie, une oeuvre

Papajulien, puis-je te recommander une émission qui accompagne nombre de mes dernières promenades? Elle s'appelle Une vie, une oeuvre. Ce sont des documentaires bien faits. J'en ai écouté quelques-uns. Voici mon classement provisoire.

1.Wagner
-personnage fascinant
2.H.Pinter
-Très rapidement, le documentaire a su me rémémorer l'univers que je connaissais
3.B.Pascal
-le documentaire n'hésite pas à affronter la complexité du mathématicien croyant
4.Carl Theodor Dreyer
-On passe des extraits du film en bande-son, à l'aveugle, j'ai rêvé
5.Diogène de Sinope
-Michel Onfray sait se rendre aimable.
6.W.Faulkner
-un entretien du sudiste en français

J'ai commencé par le meilleur, ce qui donne un crédit illimité.

vendredi 6 mars 2009

Le lecteur introuvable

Marcel Gauchet est un philosophe posé. Abonné absent des formules polémiques et de l'agitation fiévreuse des faiseurs de coup, il nous livre imperturbablement des idées éclairantes et vives sur des thèmes qui sont autant de problèmes pour la société française. Son weblog de philosophe fait la somme des interventions de l'homme dans différents médias. Le badaud peut y trouver telle que dans une bonne taverne alsacienne à boire et à manger à satiété.

Jean-François Kahn, un gourou français de la presse, le tycoon de Viroflay, que dis-je un mogul de petite banlieue, avait, si ma mémoire de lecteur occasionnel du Monde ne me joue pas des tours de cochon, déclaré, que le lecteur de journal avait changé et qu'il fallait lui fournir des phrases plus courtes et des articles moins compliquées. Cette perception de sa propre clientèle était partagée par les nouveaux propriétaires du journal Les Echos, qui eux aussi avaient vidé leurs phrases de l'élégance de la nuance, transgonflées à l'efficacité plutôt qu'au style. Je suis heureux de lire que pour l'excellent Gauchet, ils se sont trompés, "On a d'un côté des lecteurs à la recherche d'un contenu qu'on ne leur offre plus, et de l'autre une presse à la recherche d'un public qui n'existe pas". Il est en effet remarquable que la presse se tourne vers un public qui ne lit pas pensant y trouver dans cette zone inexplorée les ressources à sa survie. De ce dévoiement, le public exigeant se sent abandonné, or il ne faut pas désespérer car comme le souligne le toujours excellent (quelle constance!) Gauchet, cette base minoritaire existe et peut servir de socle à d'ambitieux entrepreneurs de presse comme l'a démontré le succès du Monde version Beuve-Méry. Nous serons toujours reconnaissant envers ceux qui nous élèvent.