samedi 11 janvier 2014

Feydeau, Tailleur pour dames et autres vidéos sur YouTube

J'ai profité des derniers jours de décembre pour me rendre au théâtre, à l'approche des vacances, ma fatigue devait être adoucie par les joies simples du divertissement. Une pièce de Feydeau, Tailleur pour dames, était au programme et comme dans mon esprit, par le jeu simplificateur des listes scolaires, Feydeau est associé à Labiche. Je comptais avec résolution rire franchement, me taper sur le bedon à tout crin et en toute honnêteté, j'ai ri gaillardement. Les jours suivants, toujours mû par ce désir - je l'espère compréhensible, de se fendre la poire en toute détente, j'ai cherché sur Youtube des réprésentations complètes de pièces de Feydeau, données si possible par le fin du fin de l'actorat français. Chaque décennie, visiblement, la comédie française a mis une de ces pièces au répertoire, j'ai regardé quelques-uns des débuts (car je m'endormais, veuillez encore excuser mon manque de vigueur) de quelques pièces et je dois relever ici une interrogation : Comment se fait-il que Feydeau se maintient dans les répertoires classiques ? Il m'est incompréhensible qu'il a dépassé le succès de son vivant. Pourquoi la comédie française joue et rejoue ces vaudevilles aimables et coquins, distrayants et grossiers ? Les oeillades au public, les paraphrases grossières, la pudibonde vulgarité sont à peu près les ficelles invariables du dramaturge, amateur de gaudriole au pays de Strauss-Kahn. Don Juan en français se dit Strauss-Kahn vous verrez. J'aime assez les noms des personnages (Moulineaux, Bassinet), mais je garde en ce début 2014 mon faible (aussi tenace soit-il) pour Labiche.

lundi 4 mars 2013

Het geheime liedje

Op Zaterdag was ik bezig met de bad van mijn zon, terwijl wij  naar de radio samen luisterden. Plots word er een liedje van Gainsbourg uitgezonden, dat mijn zon enkele woorden probeerde te herhalen. Gezellig. Daarnast word er een liedje van Brassens uitgezonden. Hij heeft het woord Polisson geleerd. Zou L'Accompagnateur dit liedje raden?




vendredi 15 février 2013

A l'attention de mon unique lecteur

Dans mon environnement, il y a un sympathique camerounais. Celui-ci contrairement à ce que la culture générale nous fit accroire est anglophone. Il a expliqué aux camerounophiles qu'il y a là-bas une partition linguistique entre anglais et français aussi intense et problématique qu'au Canada ou qu'en Belgique. Ce qui me fait penser que les canadiens sont les camerounais d'Amérique et les belges, les camerounais d'Europe. Ainsi pourrait s'expliquer le penchant coupable, forcément coupable pour l'humour d'humoriste camerounais, mais n'étant pas un spécialiste de la psychologie de l'humour ethnique, je ne puis l'affirmer avec certitude. C'est une piste que je propose, c'est tout.

mardi 11 décembre 2012

En libre écoute



Debussy et la nature : "Je me suis fait une religion de la mystérieuse nature"
par François-Bernard Mâche, lors de la "Journée Debussy" à l’ACADEMIE DES BEAUX-ARTS
L’Académie des beaux-arts a proposé une "Journée Debussy" le 24 octobre 2012, en commémoration du 150è anniversaire de la naissance du célèbre compositeur, mort trop jeune juste avant d’avoir pu être élu membre de cette académie. Plusieurs intervenants, parmi les meilleurs connaisseurs, ont été invités par le président de l’année François-Bernard Michel. La journée était animée par le musicologue Gilles Cantagrel. Canal Académie retransmet ici l’intervention du compositeur François-Bernard Mâche, membre de l’Académie depuis 2020 intitulée "Debussy et la nature", belle occasion de mesurer, par un choix de citations, combien elle fut source d’inspiration, et une sorte de "religion". Les autres interventions de cette Journée sont également disponibles à l’écoute et au téléchargement.



Littérature comparée (3/11) : Ovide et ses Métamorphoses
Dialogue entre Pierre Brunel et Xavier Darcos autour de la postérité d’Ovide
Les textes et la figure d’Ovide (vers 43 av. J.C.- 18 ap. J.C.) constituent une référence en Occident en littérature et dans tous les arts. Les Métamorphoses sont considérées comme un des textes fondateurs de l’Antiquité. Xavier Darcos, Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques, présente son livre "Ovide et la mort", un éclairage sur l’orientation tragique de l’œuvre entière d’Ovide. Et avec le comparatiste Pierre Brunel, ils évoquent la continuité stupéfiante des sujets ovidéens au Moyen -âge et dans les romans modernes. Pourquoi cette postérité littéraire d’Ovide et ses Métamorphoses ? Nos invités furent tous deux professeurs de littérature comparée à l’Université de Paris IV- Sorbonne.






avec Christian Dumas, de l’Académie des sciences
Le monde végétal est beaucoup moins paisible qu’il n’y paraît. Pour survivre certaines plantes ont développé des stratagèmes de survie pour les moins originaux dans des conditions extrêmes. Certaines espèces résistent au feu, d’autres peuvent subsister sans oxygène ou sans eau. Christian Dumas, biologiste des plantes, nous livre une partie de leurs secrets !

Quarante ans de neurosciences avec Jean Rossier, de l’Académie des sciences
Recherches et découvertes autour du cerveau-machine
Jean Rossier vous propose dans cette émission de faire un tour rapide et ludique sur 40 ans de neurosciences : de la découverte de la plasticité du cerveau à l’interface cerveau-machine, il n’y a qu’un pas à franchir ! Ce tour d’horizon se termine par quelques pathologies du cerveau qui restent aujourd’hui encore bien curieuses pour les neuroscientifiques.

Rubens, Van Dyck, Jordaens et les autres : les baroques flamands à l’honneur
Visite au Musée Marmottan-Monet, patrimoine de l’ACADEMIE DES BEAUX ARTS, en partenariat avec les Musées royaux des beaux-arts de Belgique
Le Musée Marmottan-Monet appartenant au patrimoine de l’Académie des Beaux-Arts présente des œuvres sélectionnées parmi les collections des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique. On peut y admirer une quarantaine de toiles des anciens Pays-Bas méridionaux du « Siècle d’Or ». Tous les grands genres y sont représentés, de la peinture d’histoire à la nature morte, en passant par le portrait, la scène de genre et le paysage. Rencontre avec la commissaire de cette exposition, Madame Sabine Van Sprang, en visite à Paris.
 

 

mercredi 7 novembre 2012

Coin du Balai

Samedi dernier, nous avions un match contre les premiers du championnat. Nous étions en confiance, car nous sommes assez sûrs de notre talent, un talent qui tarde à s'exprimer et qui n'est pas bien reflété par nos résultats, pensons-nous. Nous avions un bonne maîtrise du match, car nous étions disciplinés et concentrés. Nous avons marqué assez tôt et raté quelques occasions. En seconde mi-temps, nous avons marqué un but sur coup-franc. Puis, un joueur s'est tordu le genou, son remplaçant, moins d'une minute plus tard, a fait de même, dans la foulée, une faute sur notre milieu l'a empêchée de continuer. Nous étions neuf et nos forces diminuent incroyablement. Le terrain lourd et le manque d'entraînement a réduit nos énergies de façon incroyablement soudaine. Ils ont marqué et les cinq dernières minutes paraissaient en faire mille. Enfin, nous marquâmes sur un contre. A la fin, le soulagement fut tel que spontanément et contrairement à notre penchant naturel, nous nous sommes rassemblés au milieu du terrain pour faire une ronde joyeuse. Le vestiaire ressembla davantage à une salle d'attente d'un hôpital.

mardi 6 novembre 2012

A la recherche du "Wow Effect"

La lumière du jour n'étant pas très intense, il se ressent un manque général de vitamine D. Ce sont ces jours-ci qui concentrent un taux de dépression anormalement élevé. Je fais les fonds de tiroir pour rassembler quelques éléments d'un possible enchantement: les réflexions de Gamin, la lecture de The Economist, la bicyclette, mon football, le Vermont.


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Some weeks ago, I read an article about a new trans-European project which is supposed to gather Young Potentials with a "Wow Effect". This is not this kind of stuff that make Europe more attractive. I expressly mention that I have an Anti-Wow Effect, methinks.

dimanche 4 novembre 2012

Aveux

Je regarde des vidéos de la chaîne Google Business pour savoir quelle chemise je vais m'acheter. They are the Masters of the world.

J'ai rêvé que j'étais employé pour ouvrir des boîtes de haricots blancs et les trier.

J'ai regardé une vidéo dailymotion témoignant du retour de maladie d'un animateur de télévision.

Je cherchais l'avis d'Alexandre Adler sur les élections présidentielles américaines.

La pop musique est ennuyante.


J'irais voir un film dans lequel l'acteur américain Bruce Willis joue.




J'ai un intérêt nouveau pour la Jordanie.

vendredi 2 novembre 2012

Le président des Etats-Unis



Une semaine avant le vote, le journal anglais The Economist se prononce en faveur de Barack Obama. Avec moins d'enthousiasme qu'il y a quatre ans, néanmoins, il loue certaines de ses actions en matière économique et de politique étrangère. The Economist ne croit pas en Mitt Romney, qui a montré trop  de visages différents pour convaincre ou rassurer. Ce blog se réserve quelques jours avant de se prononcer publiquement.

*Dès que j'aurais disséqué cette vidéo (ici)

jeudi 1 novembre 2012

Pilleur de bibliothèques

Joyeux novembre à tous.

Récemment, je suis allé à la bibliothèque, on y bradait les livres dont elle souhaitait se débarrasser. Il y avait peu de dictionnaires et je n'avais pas envie de m'encombrer de nouveaux livres usagés que je ne lirais probablement pas, donc je n'ai rien acheté, hormis deux disques, dont un que j'avais déjà emprunté, La symphonie fantastique jouée par l'orchestre Les siècles et une anthologie des œuvres de Chabrier, proposée par l'Orchestre du Capitole. Ce qui est amusant, c'est que les disques ont conservé les étiquettes, antivols et stigmates d'anciennes pièces de bibliothèques, pouvant me faire passer aux yeux de mes visiteurs pour un voleur de bibliothèques, personnage aisément classable dans un top 50 des gens méprisables.

jeudi 18 octobre 2012

Zet die plaat af....wat een idioot!

Vous connaissez tous la haute estime que je porte aux stagiaires. Ils sont de nos jours surentraînés, dévoués à leur cause et exemplaires. Ils parlent une ou plusieurs langues de plus que leur chef, sont bardés de diplômes et ne comptent pas leurs heures. D'années en années, la qualité monte d'un palier, les crus s'affinent. J'ai beau dire de Gamin, deux ans qu'il est comme un stagiaire, je lui montre comment mettre le linge dans la machine, il met tout à côté, si bien que je dois le refaire avec deux fois plus de temps que si je l'avais fait d'emblée. Cette boutade est obsolète, désormais. Cependant, un stagiaire comme on les aime, un stagiaire d'avant, un stagiaire à l'ancienne, s'est fait remarqué en Flandres ce dimanche-ci. Alors que le nouveau bourgmestre d'Anvers allait prendre pour la première fois la parole en public après l'annonce de sa victoire, il a été contrarié par le stagiaire-Dj qui laissait la musique ad nauseam. Bart de Wever était fâché et a tenu des propos peu amènes sur son programmateur-musical si bien que les premières paroles de l'homme fort, gravées dans le marbre de l'histoire, seront des insultes.

Si vous le demandiez, je vous raconterais comment j'ai été amené à programmer la Marseillaise dans un meeting politique dans une petite ville de Savoie.

Pour mes lecteurs non-voyants, du son.

dimanche 14 octobre 2012

Fin d'une parenthèse

C'est mon dernier jour de stage et je ne suis pas mécontent que cela se termine. Mon responsable est parti en voyage hier, les adieux furent brefs et sincères. Fini les longs trajets, les yeux sur la jauge à essence. Il n'y a pas vraiment de bilan à tirer. C'est une chance d'avoir une nouvelle ligne sur son curriculum qui a de la consistance et c'est un dommage que je perdis autant de temps sans apprendre tout ce que j'aurai pu. Je rédige un concis et inutile rapport de stage. Je sors avec l'impression que je peux tout faire pour peu qu'on m'en donne la chance. Je peux regarder l'avenir sans trop de crainte. Au revoir les calendriers sur les murs, radio Nostalgie, les roulements des clarks, les rouleaux de cuivre en allant chercher son eau chaude pour son café en poudre, au revoir le froid, l'amabilité des ouvriers, les expressions wallonnes, la lecture minutieuse du journal sur le coup des midis. il est dit que ces deux mois d'expérience resteront imprimés comme un très long souvenir.

vendredi 12 octobre 2012

La chance viendra

J'ai retrouvé un peu d'optimisme ces derniers jours. Je m'amuse du regard rétrospectif que j'aurai sur mes précédents posts. Il est vrai que les traits étaient noircis afin de soulager la peine de l'ennui. J'ai, aussi, eu des nouvelles d'Accompagnateur qui d'un point de vue professionnel va bien. Nos parcours sont liés, j'en suis convaincu. De surcroît, j'ai envoyé quelques sollicitations qui ont eu des échos rapides. Tout ne va pas si mal, donc. J'ai dû manquer un jour et je dois dire que j'ai savouré ce moment chômé. La leçon est de profiter de tous les bons temps. La chance viendra.

jeudi 11 octobre 2012

Le filon

J'ai sur mon immense bureau un téléphone qui me permettrait d'appeler l'étranger et notamment le conseiller Espezial. Je m'y empêche car ce serait le début de factures très salées. Au début de mon stage, je ne voulais pas naviguer sur l'internet pour me consacrer à temps plein sur ma mission. Seulement, si je n'y accédais pas, j'aurais fait un demi-million de sieste.Je me rappelle quand le conseiller Espezial m'appelait de sa "cachette". C'est bien dommage que nos destins ne coïncident pas car dans l'usine, il y a beaucoup de cachettes aussi variées les unes que les autres qui m'auraient permis de converser à l'abri des oreilles indiscrètes et des chefs. Pour en revenir à l'internet, je dois dire que ce n'est pas la mine inépuisable que l'on vante, car, en général, vers 11h30, j'en ai fait le tour. Cependant, aujourd'hui, j'ai trouvé un site qui s'appelle #####, j'y ai lu toute une succession de scénarii de films d'horreur indépendants. J'ai eu du mal à revenir à la réalité (qui se borne à l'attente).

mercredi 10 octobre 2012

Ouvrir un compte

Lorsque votre responsable vous laisse un peu trop de liberté et d'élasticité dans votre emploi du temps en vous contraignant à ne rien faire, vous pouvez commettre l'irréparable ou tomber dans des addictions peu recommandées par les instances de remboursement. C'est ainsi que découvrant les limites de l'internet, après l'avoir arpenter tout son long de 7h30 à 11h30, que j'ai ouvert un compte sur la dh pour commenter l'actualité et offrir ma vision du monde. Bien sûr, je n'essaie absolument pas d'élever le niveau. Je rédige des commentaires longs, verbeux, qui se veulent provocateur ou ingénu, mais toujours dans le respect de l'Institution que représente pour tous les fainéants de Wallonie la Déache. Pour preuve, ce petit commentaire après un article sur l'assassinat de Kevin :

La DH est mon quotidien favori, mais s'il vous plaît, pouvez-vous éviter d'employer les termes "la maman" ou "le papa" qui sont de l'ordre de l'intime, du familier ou de l'infantilisme, surtout lorsqu'il est question de la "maman" du présumé assassin.

Bientôt, nous pourrons lire "Le fifils à sa maman faisait des mamours à son chien lorsque sa maman commettait l'atroce"

C'est lénifiant et ce n'est pas digne d'un journal d'élite.

mardi 9 octobre 2012

Le lundi au soleil

Je regarde avec admiration ceux ou celles qui sont débordés de travail, leurs téléphones intelligents sonnant sans arrêt, ceux dont les horaires, les responsabilités et le champ d'action sont extensibles à l'infini, ceux qui sont dans des avions, pas joignables, des réunions. Les echt managers. C'est une catégorie à laquelle je pense, à l'heure actuelle, ne jamais appartenir. S'il est un message claire que je m'efforce pourtant de ne pas prendre en trop grande considération, malgré les faisceaux d'indices de plus en plus épais, c'est celui qui tente de me faire comprendre qu'il n'y a pas de place pour moi dans le monde du travail. L'économie tourne très bien sans toi, tes talents sont inutiles, on a pas besoin de toi, au revoir. J'imagine parfois un joueur de football trop médiocre ou trop vieux qui met un terme à sa carrière professionnelle, dans mon cas, c'est la même chose, une carrière professionnelle chaotique qui n'a jamais décollé. Retiré du monde professionnel. Une traversée du désert d'une trentaine d'année. L'ennui me poursuit.

(prologue)