Dans le dernier épisode de The Office (version américaine), celui qui passait pas plus tard qu'hier soir à la télévision, on constate un nouvel équilibre dans les réactions suscitées par les personnages. Jusque là le directeur de la branche régionale d'une quelconque entreprise de papier, Michaël Scott, apparaissait comme fantasque et absurde, lui même se définissant comme "un manager cool", tandis qu'il me semble, les émotions autres que le rire se concentraient autour de l'histoire d'amour manqué entre un des commerciaux et la réceptionniste. Hier soir, même si Michaël Scott fit un grand numéro devant les élèves d'une école de commerce (à ses dépens), "vous verrez l'avenir c'est le papier" déclara-t-il à des étudiants qui s'empressaient tous de le noter sur leur ordinateur, le personnage fut touchant, à deux reprises lorsqu'il s'aperçut que tout le monde considérait son secteur d'activité obsolète et que les aquarelles méprisées de la réceptionniste avaient pour support le papier. Parallèlement, le commercial, l'excellent Jim Halpert a passé son temps à moquer le naïf et décalé Dwight Schrute ("un jour, j'ai tué un vampire qui s'est incarné dans le chien de ma voisine") gagnant en épaisseur comique. Je pense même que le personnage Schrute peut prendre lui aussi en densité dramatique, car malgré tous les défauts et l'agacement qu'il est capable d'attirer vers lui, il est assez attachant. La relation cachée qui le lie à la comptable le laisse plus ou moins présager.
mercredi 5 août 2009
mardi 4 août 2009
Le concessionnaire de Vézéronce
Dans le village, la nouvelle fait grand bruit. Nicolas Bruni, le vendeur de voiture, a épousé une jeunette qu’il avait rencontré au Moulin-du-champ, la discothèque la moins éloignée de sa concession. Le tintamarre qui a précédé les noces, bruits de klaxons, autoradios à plein volume et rigolades sur la terrasse du « gibees » n’a pas laissé la nouvelle longtemps inaperçue dans les alentours. Les voisins ont été seulement surpris de voir que c’est avec miss Elégance Terres froides 2003 que Bruni fait désormais couple. Il y avait Georges Bouche, son sourire benêt et ses santiags, Lionel Cadaffon, bien portant son costume des meilleures ventes et des copains à eux, éberlués et ravis que cette histoire-là, « c’est du terrible ». Le chanteur du dernier bal a donné une interprétation des succès d’Elvis. La soirée s’est terminée à épuiser les disques du karaoké debout sur les tables, pendant que le gentil organisateur soudoyait les gendarmes pour laisser chacun, quoiqu’ éméché, rentrer en véhicule tout terrain, chez lui, à travers les champs.
samedi 1 août 2009
Les frasques d'Alexandre Adler
Je dois vous confesser mes doux amis que pour la première ou deuxième fois de ma vie Alexandre Adler, notre inamovible et si unique chroniqueur, notre quintal préféré que je supporte années après années en dépit des moqueries de la basse intelligentsia que je fréquentai, m'a déçu dernièrement. Lors de sa dernière chronique matinale, alors qu'il se projetta dans le futur proche, recensant les rendez-vous importants de la rentrée, il se satisfit de résumer sans les citer les dernières livraisons de the economist, tel le simple et mauvais stagiaire que j'ai pu être. Il fut question des élections au Japon, en Allemagne et les incidents au Pakistan, narrés doctement. Or, Monsieur Adler, il s'avère que j'ai lu les articles que vous repompâtes éhontément et j'eus un soupir d'ennui et de déception car vous abordiez les mêmes constats, les mêmes analyses que le vénérable journal britannique faisant de vous un lecteur de gazette et non pas un analyste des relations internationales pour lequel vous êtes appointés avec nos impôts (c'est important de le préciser). Je ne dirais pas que vous êtes un usurpateur, je metttrai ces facilités sur le compte d'une bénigne impatience à rejoindre votre maison de vacances et à préparer vos bagages, qu'on imagine copieux.
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