mardi 10 mars 2009

L'apocalypse selon les anglais : Threads

Threads

Threads est un film effroyable, il avait donc toute sa place dans la programmation du festival Offscreen, section film post-apocalypse. En 1984, la BBC commande un film sur la fin du monde, au moment où la guerre froide laisse craindre tout et son contraire. Pour accentuer le réalisme et la terreur que peut provoquer un monde dévasté par une guerre nucléaire, la réalisation met en scène un drame documentaire, minutieux et sans concession. Le choix du documentaire élimine l'aspect cosmétique et spectaculaire (laissons ça aux américains) pour ne se concentrer que sur une description clinique qui exacerbe la crudité de ce film d'épouvante, qui comme rarement glace le sang.

Vous pouvez le voir sur googlevideos, attention ne comportant pas la mention Gentil AccompagnaMan, ce film peut ne pas convenir aux experts Baratier.






lundi 9 mars 2009

Faites entrer AccusaMan

Je ne résiste pas à l'excitation qui m'étreint pour vous annoncer la séquence de l'AccusaMan à venir. Comme je les affectionne, France d'avant, donc moisie, forcèment moisie. Notables d'antan dans la Corrèze ante-chiraquienne, bassesse, trahison, crimes. Gibiers qu'on assassine. Demain sur vos petits écrans, la France aura peur. Dans une émission récente que je dois résumer, nous fûmes en Lorraine, ce qui me fit penser lors d'une de mes conférences inutiles (dont je dois livrer les attendus, et oui, beaucoup de mie de pain sur la planche à repasser) j'affirmai que Strasbourg-Épinal-Nancy était le triangle des Bermudes de la passion criminelle. Cette fois-ci, nous nous déplacerons dans le sens de la diagonale du vide vers ce charmant coin de France rural que le monde nous envie. Cela s'appelera "Le mystère des boulettes bleues".

dimanche 8 mars 2009

Weezer

J'ai découvert le groupe Weezer dans les années 96-97, j'adorai écouter des chansons de l'album Pinkerton, avec sa pochette neigeuse que je comparai aux vues des pentes de la Chartreuse sur lesquelles donnaient ma chambre. Personne de mon entourage ne connaissait ou ne connaît Weezer, c'est un de mes secrets les mieux gardés ou plutôt un de mes secrets que je n'arrive pas à partager. Comme souvent, dans les albums du groupe, il y a quatre ou cinq chansons de très haut niveaux et les autres, médiocres. Dans Pinkerton, il y a El Scorcho, The Good Life, mais surtout Tired of Sex, avec ce cri glaçant et galvanisant, vertigineux et épidermique. Ce serait peut-être exagéré de le dire mais j'ai ce cri en moi, il résonne dans un coin de mon cerveau. Il y est stocké. Parfois, il me parvient quand je pense à des choses, sans aucune logique, je crois. Par la suite, j'ai perdu de vue le groupe, je ne pensais pas que ce fut un grand groupe, alors je n'y prêtais pas attention. Il y avait eu dans un disque suivant quelques relatifs succès qui sont parvenus à nos oreilles, tels que Hash Pipe, qui me semblait tout de même bien différent de la subtilité de Pinkerton et Island in the Sun, qui passait, par on-ne-sait-quel-hasard, on ne sait pourquoi, sur les rotations des grosses et imbéciles radios commerciales. Maladroit est un titre intéressant, mais je n' y ai jamais rien entendu. C'est par le biais de Beverly Hills, chanson irrésistible, publié en 2005, que le groupe se réinstalle dans mon existence, qui il faut le dire avait musicalement s'entend, pris quelques virages et largué quelques amours de jeunesse. Je rêve souvent en jogguant de réécrire cette chanson en français sous le titre d'"Entre-deux-guiers". Dernièrement, j'ai téléchargé le Red Album et j'y retrouve des sensations miennes d'il y a plus de dix ans, notamment à l'écoute de Troublemaker, Thought I knew, mais surtout de The greatest Man, que je me risque à comparer à Bohemian Rhapsody. On y retrouve le cri. Entre les six minutes du chemin qui sépare ma maison de mon église, je mets cette chanson immanquablement. C'est comme cela que je souviendrai des années présentes. Dans le disque, il y a bien évidemment des chansons éminemment dispensables, de telle sorte qu'on se demande toujours si c'est un bon groupe ou un groupe mineur. Mais c'est mon groupe.