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jeudi 31 décembre 2009

Réveillon des hommes seuls

Happy New Year from peteski on Vimeo.


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Bonn. On passait la nuit à lire un chef d'œuvre russe, dont on se souviendrait des années après. Dans les placards, il y avait peu à manger. Une demi-heure avant le changement de date, on mettait ses chaussures, la rive du Rhin n'était pas très loin. Les coups des pètards ont éclaté, sur le large fleuve, de la fumée, au bout d'une heure, on aurait dit les fins d'une antique bataille navale, ça sentait la poudre. On était enchanté.

mercredi 29 juillet 2009

La princesse de Clèves


La magnificence et la galanterie n'ont jamais paru en France avec tant d'éclat que dans les dernières années du règne de Henri second. Ce prince étant galant, bien fait et amoureux ; quoique sa passion pour Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, eût commencé il y avait plus de vingt ans, elle n'en était pas moins violente, et il n'en donnait pas des témoignages moins éclatants.
Princesse de Clèves, Madame de Layette,1er paragraphe


J'entame avec joie La princesse de Clèves, vous pouvez y aller de ma part. Pour les historiens du futur qui passeraient cette route (je ne doute pas de ma postérité), rappelons que par un hasard du moment, ce livre très connu des seuls spécialistes est revenu sur le devant de la scène par le fruit d'un concours de circonstances inédit. Les adversaires farouches du président de la République en ont fait un instrument d'opposition, après que celui-là est douté du bien-fondé de sa lecture dans la préparation d'un concours de l'administration publique.

Je manque de culture historique et de ce fait, je me perds dans les intrigues, mais je conseille aux lecteurs de ne pas trop se perdre, le roman n'est pas un livre de mémoires de la cour, c'est un roman d'investigation psychologique.

vendredi 8 mai 2009

Bonn, mon amour

Par la voie rapide venant de Coblence, on descend vers Bonn, une ville littéralement enfoncée dans la verdure. A tel point d'ailleurs, que le passant distrait peut passer sa route vers Cologne où le chemin se fait plus plat, plus désolé, le regard seulement contraint par de lointaines usines qui annoncent le bassin industriel de la Ruhr. Pour le curieux, qui accorde quelques crédits à la petite ville de Bonn, ancienne capitale fédérale, il aura l'heureuse surprise -s'il y fait escale un jour ensoleillé- de trouver une bourgade paisible, délicieusement ennuyante, sa verdure dévorante et son fleuve souverain. Le printemps ayant fait son effet, toutes les rues sont jonchées d'arbres protubérant, qui fonctionnent comme le lierre des bureaux ministériels abandonnés. Il est conseillé au visiteur d'éviter le centre, car c'est un centre bordé de commerces et reconstruit selon le modèle commun à toutes les villes allemandes détruites , à éviter donc, sauf pour celui qui désire visiter la maison natale de Ludwig van Beethoven, petit prodige -et pas des moindres- local.