lundi 30 mars 2009

Aux sens amollis qui dorment


Oh, je l'ai trouvée, mes frères ! Ici, sur la plus haute des hauteurs, la source de la joie coule pour moi ! Et il y a une vie où la racaille ne vient pas s'abreuver elle aussi.[...]
Eté sur les hauteurs parmi les sources fraîches et le silence heureux : ô venez mes amis, que le silence soit plus heureux encore!
ApZ, F.Nietzsche, p.162


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Poltergeist

Hier, je tentais de rattraper mon manque d'éducation cinématographique, -mon absence d'enfance, dirait Elle- en regardant un incontournable du film frissonnant qui nous vient des amériques et qu'aucun enfant digne de ce nom n'a manqué. Il s'agit de Poltergeist, un film de 1982 vaguement freudien et engagé, un critique avisé y verrait une prophétie ou une allégorie de la crise des subprimes à venir. J'ai noté d'emblée de jeu que le réalisation est crédité à Tobe Hopper, nom qui me disait vaguement quelque chose en lien avec des tronçonneuses macabres qui vivent et tuent, mais je n'en suis pas sûr. Il semblerait que c'est un film initiateur d'un genre célèbre. C'est assez bien fait, il y a des belles images et le scénario ne s'empresse pas de nous déballer son suspens à chaque minute, ce qui est exploit pour un film d'américains. Bien sûr, un énième rebondissement épuise le spectateur. Mais on a un légère frousse de temps en temps. Peut-etre qu'un jour, je jeterais un oeil sur les Star Wars, Superman, que je n'ai jamais daigné voir par snobisme ou attardement social, no sé. Il est à ce propos étonnant de noter que les petits espagnols bien que plus proche du folklore national ont une culture mainstream assez proche des enfants américains.

samedi 28 mars 2009

Le grand macabre, le jour d'avant


La pression monte. Le critique théâtre de la dh n'a pas bien dormi. Il s'agit d'un événement à Bruxelles. J'ai croisé une collègue de travail, elle était enchantée. Il y aura une certaine excitation dans la salle, palpable. Je connais un peu l'histoire et j'avoue que cela ne me déplairait pas de la voir adapter au théâtre. Un monde inspiré de Brughel devrait me ramener à l'enivrante lecture du chagrin des belges. J'ai entendu à la radio quelques pièces de Ligeti et cela ne m'a pas déplu. Ce devrait être bon. Je crains un peu pour nos places et le confort qu'elles peuvent ne pas procurer.