mercredi 16 mai 2012

Kinderliedjes

Parmi toutes les chansons enfantines de langue néerlandaise que j'écoute avec malice et devoir, il y en a quelques-unes que je retiens et parfois chantonne. Une d'elle s'appelle Elsje Fiderelsje. Elle raconte brièvement l'histoire d'une jeune fille dont la mère n'a pas les moyens de s'acheter de la farine pour faire des pannecouque. Cela m'inspire deux commentaires, si vous le permettez. Les chansons enfantines sont souvent de vieilles compositions relatant des habitudes d'antan. Ainsi le temps d'avant est lié à l'enfance dans un souvenir au sein duquel se lie la chaleureuse et douce nostalgie. Il est donc paradoxal qu'on y célèbre les temps difficiles. Notre époque propose peu de chansons enfantines, ou du moins je ne les connais, -mon absence de passé scout explique peut-être cela. Il m'amuserait d'en découvrir certaines qui mentionnent les nouvelles technologie, du genre : Aujourd'hui, on nous coupe l'internet, car papa n'a pas payé ses dettes, c'est pas grave, c'est grave, j'irai voir sur le smartphone de maman. 

Comme vous avez fait l'effort de lire jusqu'ici, je vous révèle le top 5 des chansons préférés de mon fils.
1.Broeder Jacob 2. Ah! les crocodiles 3. De bus 4.El patio de mi casa 5.Pirouette cacahouette

Bientôt, mon propre Top 5.

jeudi 10 mai 2012

Faire d'une Pierre, trois Michel

J'ai essayé de rédiger quelques textes dans la foulée des événements électoraux en France, et, peut-être la fatigue ou la lassitude ou le manque d'inspiration, m'ont fait rendre des copies très médiocres que je dois pudiquement placer dans la corbeille.

Il y a quelque mois, j'ai lu L'ensorcelée de Barbey D'Aurevilly. Il est pour moi un classique qui a mis en lumière des acteurs digne d'intérêt de l'histoire de France, les chouans. La révolution, c'est notre guerre civile. Je voulais en savoir plus, d'autant que je me soupçonne d'avoir une lointaine descendance avec ces specimen. Je me suis tourné vers Balzac dont j'avais commencé le roman Les chouans, avant de l'abandonner, puis, ces derniers jours, j'ai entrepris avec le plus grand plaisir, Quatrevingt-treize de Victor Hugo. Ainsi, je lisais une œuvre d'Hugo, un roman sur les chouans et une épopée, faisant ainsi d'une pierre trois Michel. Je ne suis aucunement déçu. C'est très spectaculaire, agréable, bien écrit, trépidant comme un feuilleton, vif comme du théâtre et parfois ramassé comme de la poésie. L'âge idéal de lecture se situerait néanmoins en fin de l'adolescence à la suite de Dumas, Verne et Rabelais. J'espère livrer ici un peu plus tard quelques citations. A travers ce livre, j'admire le grand-écrivain qui s'adresse à tous, comme Mozart, Goethe ou La Fontaine, de l'ouvrier à l'érudit.

J'ai reçu un smartphone (un téléphone intelligent?), j'y voyais au premier abord un nouveau gadget pour technophiles pressés, mais je dois maintenant confesser les joies que son usage m'apporte. En plus, des photographies que je glisserai dans mon futur site tumblr, je me suis surpris à lire des articles de The economist sans me douter que j'étais sur un tout petit écran et l'application wasap est très bien. Comme toutes les innovations qu'on nous présente, on se demandera plus tard si tout ce qu'on nous offre est réellement utile.

Omg



Quoi de mieux que des commentateurs sportifs américains pour relancer l'enthousiasme général?