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mardi 5 mai 2009

Entropa


Pour la présidence de l'union européenne qui lui est temporairement échue, les dirigeants de la république tchèque ont commandé une œuvre d'art qu'elle entrepose à l'entrée du bâtiment qui va accueillir toutes les réunions que sa fonction suscite. Comme il est de coutume, un maître d'œuvre, un artiste local, David Cerny, coordonne un travail artistique et -j'imagine- pédagogique qui lutte contre les stéréotypes circulant forcément faussement sur les pays de la dite union. L'œuvre, Entropa, a fait babiller dans le sérail. Il s'avère que les clichés font trop cliché et perturbent les laudateurs du café babel. Vous avez le livret à disposition à cette adresse (ici).

J'ai beaucoup aimé la représentation de l'Espagne sur une dalle de béton et les explications de l'artiste italien :"C’est une vision personnelle kitsch et freudienne de l’Italie actuelle qui se débat entre des traditions insensées et un divertissement inutile, elle apparaît comme le système auto-érotique d’un spectacle à sensation qui n’arrive jamais à son paroxysme".

Système auto-érotique d’un spectacle à sensation qui n’arrive jamais à son paroxysme, je n'ai jamais entendu aussi bonne définition du football.

Il y a par ailleurs certaines représentations polémiques que je ne mentionne pas par pudibonderie conformiste (eh, je suis un jeune français) mais qui me paraissent être de la provocation de la plus belle eau ou de la plus belle farine (j'adore...en cachette). Tout aussi punchy, l'article de L.Rosenzweig, toujours aussi épatant (ici), en passe d'incruster au burin dans la face lisse de la vieille europe cette présidence dans l'anecdote panache.

mercredi 31 décembre 2008

Les franc-tireurs


Après les somme toute sympathiques slovènes, l'impétueux Nicolas Sarkozy tint à son tour les brides de ce cheval groggy qu'est l'Union Européenne à la grande stupéfaction des européens qui se sont amusés ou pas des manières de garçon vacher (je ne dirais pas chevaleresque) de notre homme providentiel. The economist dresse un bilan de la présidence de "l'hyperprésident" que je vous invite à découvrir (ici). Mais que les chroniqueurs ne rangent pas de suite leur bic fulminant d'indignation, car c'est un tout autre animal qui compte secouer le baudet : Vaclav Klaus. Je nous promets une année 2009 pleine de rigolade, notre homme fort est un farouche contradicteur du réchauffement climatique qui a pourtant été démontré par le théorème de Gore (Al Gore) et surtout, n'hésite pas à nous mettre en garde contre... l'europeanism" (à lire ici de toute urgence). 2009 a déjà son héros. Le nouveau Soljénitsyne?