lundi 4 mai 2009

Vivaldi-Griselda

Un mail d'adieu


Cher Jean-Josué,

Lorsque tu recevras ce mail de 14h42 aux alentours de 23h19, ce mail essoufflé, tremblant, sur le point de s'évanouir, ce mail qui tombé dans le sac de jute du facteur, s'était dégagé de son enveloppe pour atteindre laborieusement sur un cheval volé les rives du vieux-port, ce mail, sache-le, qui parvenu au pied du bateau, était tombé à l'eau dans sa précipitation et son retard aussi, souffrant de mille maux l'électrocution qui en découle et qui une fois dans la calle du navire suivant, coincé parmi tout un tas d'autres mails, attendait qu'un nuage l'attire puis le dépose sur l'autoroute de l'information pour enfin se fondre dans le réseau avec son unique raison d'être dans son ventre, ce mail, cher Jean-Josué, se sera échappé des mains qui quelques minutes plus tard ne seront parcourues que de la vie des gouttes de sang qui poursuivent en rang leur chemin hors de leur veines, ce mail annoncera que tout est trop tard et qu'alors tout est bel et bien fini.

vendredi 1 mai 2009

Bonn, retraite

Bonn est la ville étrangère qui m'accueillit dans mes jeunes années d'étudiant. Hôte de la Friedrich-Wilhems Universität, j'ai pu quelques instants penser marcher dans les pas de F.Nietssche, Marx ou Schumpeter et même Beethoven, régional de l'étape, avant que mon piètre niveau linguistique ne me ramène à de plus prosaïques problématiques. Je retourne en ce pays avec la nostalgie des rudes temps, car comme disait l'épistolier, "vous verrez, vous direz que la galère, c'était le bon temps".